‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 118 sur 284 · RÉSUMÉ : (ABSORPTION ; FOIE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ : (ABSORPTION ; FOIE

Résumé. Absorption , bile et foie. — Les phénomènes dJ ab-

sorption sont essentiellement, au point de vue physique, des phénomènes de diffusion et d endosmose ; mais ces phénomènes sont régis par la nature même de l’épithélium, qui doit être traversé pour que les substances arrivent à se diffuser dans l’organisme, ou à y être entraînées par la circulation.

L’etat du sang (richesse ou pauvreté en principes à absorber) et Y état cle la circulation (pressions fortes ou faibles) influent beaucoup sur la rapidité et l’intensité de l’absorption.

Pour Y absorption intestinale , la clef de tout le phénomène doit être cherchée dans le rôle de Y épithélium cylindrique qui 1 ecouvre les villosités : les éléments dissous et décomposés par les sucs digestifs forment une sorte de blastème générateur (Kiiss, CI. Bernard), que les cellules épithéliales incorporent à leur propre substance, pour le transmettre ensuite au milieu intéiieui sous-jacent (lymphe et sang du chylifère central et des capillaii es périphériques). — Cette manière de voir nous dispense de chercher des théories compliquées pour expliquer 1 -absorption des corps gras : ceux-ci, dans cet acte d’absorption intestinale, comme dans tous les cas où ils sont déposés, puis repris, par le sang dans l’intimité des tissus, se combinent avec les substances albuminoïdes des cellules.

Il y a environ i M00 grammes de bile sécrétée en 24 heures. — Cette bile renferme comme matières en solution : 1 0 les sels biliaires (choléate de soude); 2° la cholestérine (de la classe des alcools); la matière colorante ou bilifulvine.

La bile est destinée à être en partie résorbée dans l’intestin ; sa perte amène un grand état de souffrance du système pileux e 1 animal (perte du soufre qui est contenu dans la taurine du taurocholate ou cholate de soude).

On a attribué à la bile des rôles divers : neutraliser le chyme acide que fournit l estomac; émulsionner et dédoubler les graisses; s'opposer à la fermentation putride du contenu intestinal; celte dernière opinion trouve une certaine continuation dans les expériences. On peut aussi, se basant sur un grand nombre de considérations, émettre l’hypothèse que le rôle de la bile serait de favoriser la desquamation épithéliale qui se produit dans la muqueuse intestinale après chaque absorption digestive.

Le foie représente deux glandes distinctes : 1 0 la glande biliaire, formée de tubes qui pénètrent le lobule hépatique, mais lestent bien distincts, tapissés de petites cellules épithéliales pavimenteuses (recherches de Ch. Legros); 2» le foie qlucoqènique, constitué par les grosses cellules hépatiques, disposées

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dans le réseau capillaire intermédiaire à la veine porte et aux veines sus-hépatiques.

Le foie glycogénique produit du sucre qu’il verse dans les veines sus-hépatiques; il le produit aux dépens d’une matière glycogène (ou amidon animal) et d’un ferment diastasique (analogue à la diastase salivaire) qui transforme cette matière en glycose, comme la ptyaline ou la pancréatine le font pour l’amidon végétal. — Non seulement le foie produit du sucre, mais il emmagasine, transforme et livre de nouveau sous forme de glycose le sucre ahsorhé dans l’intestin.

Cette fonction glycogénique est réglée parle système nerveux, comme le montre la célèbre expérience de la piqûre du quatrième ventricule et le diabète artificiel qui en résulte.

Les voies par lesquelles sont transportées les substances absorbées sont représentées : 1° par les chylifères (surtout pour les graisses); 2° par la veine porte (pour les autres substances).

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