II- — Chaleur animale
L’étude que nous avons faite des phénomènes pulmonaires, de la respiration des tissus et de la température du
la respiration lorsque les impressions amenées par les nerfs cutanés sont supprimées, de même les nerfs cutanés seuls ne suffisent pas à entretenir le réllexe, lorsque les pneumogastriques sont coupés. C’est sans doute à cette cause qu’il faut attribuer la mort des animaux chez lesquels on a sectionné les nerfs vagues. Les physiologistes ont cherché dans l’estomac, dans le cœur, dans le poumon, la cause de la mort qui suit si fatalement cette opération : de nombreuses expériences prouvent que ce sont surtout les troubles pulmonaires qui sont enjeu; et comme on a vu souvent des animaux, dont les deux pneumogastriques avaient été coupés, mourir en quelques jours sans que l’autopsie vînt révéler aucune altération pulmonaire, il faut attribuer la mort uniquement à la suppression des filets sensitifs ou centripètes des pneumogastriques. (Voy. Paul Bert, Leçons sur la physiologie comparée de la respiration, p. 49G.)
CHALEUR ANIMALE
sang, nous permettra d’étudier rapidement la question de la chaleur animale, question dont nous connaissons déjà les données fondamentales, et qui n’a besoin que d’être complétée par quelques détails spéciaux.
Il est un fait connu depuis longtemps, c’est que la température des animaux supérieurs est indépendante jusqu’à un certain point de la température ambiante : on appelle ces animaux des animaux à température constante; ce sont les mammifères et les oiseaux. Dans les autres groupes du règne animal, la température du corps suit plus ou moins les variations de température extérieure : ce sont des animaux à température variable. On a encore appelé, mais moins heureusement, les premiers, animaux à sang chaud; les seconds, animaux à sang froid1.
Chez l’homme la température est constante : un Ihermo-
1. « Chez les animaux à sang chaud et chez les animaux à sang froid il existe des différences dans les propriétés physiologiques des muscles et des nerfs, différences qui peuvent être du reste le fait de influence des modificateurs ambiants. C’est ainsi que les muscles et les nerfs d une marmotte engourdie, ou ceux d’un lapin placé dans certaines conditions (refroidissement lent) qui le font ressembler à un immal a sang froid, sont tout à fait semblables à ceux d’une grenouille ni dune tortue observées pendant l’hiver. Chez les animaux engourdis a propagation de l’excitation nerveuse se fait lentement, et la contrac- ,0n musculaire dure après que l’excitation du nerf a cessé, tandis tue chez les animaux non engourdis, la contraction musculaire se fait apidement au moment de l’excitation et cesse avec elle. Mais la rao- 1 ication spéciale que le froid produit dans les muscles et dans les ;erfs des animaux peut résulter d’autres conditions. Chez les animaux sang chaud on trouve en effet que les nerfs et les muscles apparteant aux systèmes du grand sympathique, se comportent comme les îuscles et les nerfs du système cérébro-spinal engourdi... Il est proable que lacet engourdissement normal ou physiologique des muscles t des nerfs dépend d’une organisation histologique moins parfaite ui coïncide avec une excilabili é ou une irritabilité plus faible de la 'atiere orgamque » (Cl. Bernard, De la physiologie générale, 1872,
• 1 .) Legi os a observé pendant l’hibernation, chez le loir des nhéomenes qui montrent de plus en plus l’identité des animaux à sang oïd et des animaux en hibernation. 11 se passe chez ces derniers des
7™ncet éurr"„l:*rali0n f "'°"1 iamais lic“ Pcnil;lnt la veille!
, C ans cet état par exemple, on coupe la queue à l’animal elle
-ut repousser. (Yoy. P. Bert, Recherches expérimentales pour servir
istoue de la vitalité propre des tissus animaux , 1866.)