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CHALEUR ANIMALE

mètre placé dans l’aisselle donne constamment la température de 37° environ; si on pénètre plus profondément dans l’économie, on trouve que la température augmente légèrement : dans les extrémités, exposées à des déperditions considérables, la température est un peu plus basse..

Pour maintenir ainsi la température du corps et résister aux influences de la température ambiante, l’économie produit de la chaleur, d’une part, et d’autre part possède des moyens énergiques pour éliminer la chaleur en excès.

Aujourd’hui il est bien démontré que les sources de la chaleur animale sont les combustions qui se produisent dans l’organisme : nous brûlons, au moyen de l’oxygène fourni par la respiration, le carbone et l’hydrogène des aliments ou de nos propres tissus (inanition). On sait que la capacité calorifique du carbone est de 8 000 calories, celle de 1 hydrogène de 3-4 000, c’est-à-dire que pour passeï à 1 état d’acide carbonique ou d’eau, une unité de chacun de ces corps produit une quantité de chaleur capable d élever de ' 0° à 100° le premier 80 kilogr., le second 340 kilogr. d eau.

La chaleur produite par l’organisme humain en il heures peut être évaluée de 2 700 à 3250 calories en moyenne (on appelle calorie ou unité de chaleur la quantité de chaleur nécessaire pour élever la température de 1 kilogr. d eau de 0° à 1 degré), ce qui donne 112 calories par heure.

L’organisme humain produit environ 112 caloiies par heure pendant le repos, et 271 pendant le mouvement (llii n), d’après Helinholtz, le chiffre de calories tonnées pai heure pendant le sommeil tombe à 36 environ.

On voit que nous pouvons produire des quantités considérables de chaleur en 24 heures, et que ces quantités seront d’autant plus élevées que la nutrition sera plus active, les aliments plus abondants et plus riches en carbone et en hydrogène : aussi la nourriture des habitants des pays froids doit-eile être bien plus riche que celle des habitants des régions tropicales, et surtout beaucoup plus riche en hydrocarbures peu oxygénés, comme les graisses que les Lapons

absorbent en si grande abondance.

La chaleur ainsi produite sert à maintenir le corps ad/, à élever à cette température les boissons introduites, etc.

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