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représenter exactement le contenu de ceux-ci en acide carbonique. Or, dans tous ces produits de sécrétion, la tension de l’acide carbonique est bien plus considérable que dans le sang veineux. Pfluger en conclut que l’acide carbonique se forme dans les tissus et non dans le sang, et que le siège précis des combustions respiratoires se trouve dans l’intimité de ces derniers.

La chaleur ainsi produite clans toutes les parties de l’économie, et plus spécialement dans quelques foyers internes (foie), est régulièrement répartie dans le corps par la circulation du sang : aussi plus une partie est vasculaire, plus la circulation y est active, et plus la température de cette partie se rapproche du maximum qu’elle puisse atteindre ; en plusieurs régions (choroïde, articulations, etc.), la richesse vasculaire n’a pas d’autre but à remplir que la caléfaction (voyez Circulation et Vaso-moteurs).

Des déperditions de chaleur se fontpar la surface du corps quand le milieu ambiant est d'une température inférieure à la nôtre ; mais l’économie présente plusieurs dispositions éminemment aptes à diminuer les fâcheux résultats de ce rayonnement. Le corps tout entier est revêtu par une enveloppe cornée constituée par les couches superficielles de l’épiderme. De plus, la plupart des régions du corps sont couvertes de duvet, de poils, qui tiennent emprisonnée une couche d’air formantun revêtement aussi mauvais conducteur du calorique que les couches épidermiques. Enfin dans le derme on trouve une couche spéciale (voir, pour toutes ces parties, Physiologie du tégument externe) nommée pannicule adipeux, formée de cellules pleines de graisse, et qui constituent une enveloppe protectrice au point de vue calorifique, d’autant plus développée que la perte de chaleur serait plus facile (par exemple chez le nouveau-né, chez les animaux des contrées glaciales). Nous avons de plus des courants sanguins nombreux et considérables qui circulent avec beaucoup plus d’activité que ne le nécessite la nutrition, dans les parties particulièrement exposées au refroidissement, comme le pavillon de l’oreille, la face (le nez en particulier), la main et l’extrémité des doigts, et

CHALEUR ANIMALE

qui augmentent considérablement la chaleur de ces parties.

il est plus difficile à l’organisme de lutter contre les élévations exagérées de la température extérieure. Nous retrouvons utilisés dans ce même but les organes cités précédemment et doués d’un faible pouvoir conducteur, comme les couches épidermiques, l’air emprisonné par les revêtements pileux, le pannicule adipeux lui-même. Mais ce qui agit surtout pour lutter contre une trop grande élévation de température, ce sont les phénomènes d’évaporation qui se produisent au niveau du poumon et de la surface cutanée.

Pour ce qui est du poumon, nous savons qu’en général, tandis que les 10 mètres cubes d’air inspirés par 24 heures ne contiennent que 50 à 60 grammes de vapeur d’eau, l’air expiré en renferme en moyenne 300 à 400 grammes, et souvent plus; or, le calcul démontre que nous perdons facilement 200 à 300 calories employées à mettre cette eau à l’état de vapeur à 35 ou 36° (température de l’air expiré); cette déperdition de calorique peut être portée beaucoup plus loin, et par exemple chez les animaux qui, comme le chien, ne jouissent guère que de la transpiration polmonaire, elle peut représenter le principal moyen d’équilibre de la chaleur intérieure, quand celle-ci tendrait à s’élever trop haut, comme dans les exercices violents, dans la course, etc.

Mais, chez l’homme, c’est surtout l’évaporation au niveau de la surface cutanée, l’évaporation de la sueur, qui nous permet de lutter contre l’excès de chaleur. Nous traiterons plus longuement ce sujet en étudiant les fonctions de la peau et principalement la sécrétion des glandes sudoripares; qu’il nous suffise de signaler ici que celte fonction de l’exhalation cutanée nous permet seule d’expliquer la plus facile résistance aux chaleurs sèches qu’aux chaleurs humides : contre ces dernières nous pouvons à peine lutter par l’évaporation, puisque le milieu ambiant est déjà presque saturé de vapeur d’eau ; on connaît des exemples étonnants de neutralisation d’une chaleur extérieure énorme, grâce à une sudation violente et à une évaporation considérable de sa sueur : c’est ainsi qu’on cite des exemples d individul

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