RÉGULATION DE LA CHALEUR
ayant résisté pendant 19 minutes et plus à une température de 130 degrés. Dans ces cas la sécrétion sudorale peut devenir cent fois plus considérable qu’à l’état normal et produire par suite une grande perte de chaleur, puisque nous savons que la chaleur lax.ûe de vaporisation de l’eau est égale à 540.
L'homme, à tous les âges, a une température en rapport avec les combustions qui se produisent dans ses tissus. L’enfant qui vient de naître a déjà une température presque égale à notre température normale, mais un peu inférieure; mais il est très sensible aux variations extérieures, et très peu apte à maintenir sa température propre. On a pu à ce sujet établir expérimentalement quelques lois générales. Les animaux, mammifères ou oiseaux, qui naissent avec les yeux ouverts ou avec du duvet sur le corps, peuvent maintenir leur température égale à celle qu’ils ont reçue en naissant, pourvu que les causes de déperdition soient peu prononcées (1 homme particulièrement est dans ce dernier cas) ; au contraire les oiseaux nus, les mammifères qui naissent les yeux fermés, et. l’enfant né avant terme, ne peuvent maintenir cette température. Ainsile lapin ne peutse maintenir en naissant à la température de 35 ou 36 degrés : c’est le peu d’activité des combustions qui est la cause du peu de résistance au refroidissement chez tous les jeunes animaux, de même qu’elle est la cause de leur résistance à 1 asphyxie ; car, la respiration étant peu active, la privation d’oxygène doit avoir moins d’influence que chez les individus qui ont besoin d’en consommer une grande quantité (adultes) (voy. p. 471) L
Chez 1 homme, au fur et à mesure que la respiration s’active, la chaleur produite augmente, et, au bout de quelques mois d’existence, la résistance de l’enfant au refroidissement est déjà très prononcée. Plus tard, la respiration de 1 adolescent doit être considérée comme supérieure à celle de l’adulte : si l’adulte consomme 100, l’adolescent consomme 150.
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CHALEUR ANIMALE
Mais, à partir de l’époque où la croissance est achevée, on constate une climinutiom dans la production de l’acide carbonique et dans la quantité de chaleur animale; cela ne veut pas dire que la température doive s’abaisser sensiblement, car plus le corps est volumineux, moins les causes de déperdition par rayonnement sont prononcées : en elîel le refroidissement par rayonnement agit d’autant plus énergiquement sur un animal que sa taille, son volume sont moindres, les surfaces par lesquelles s’opère la déperdition ne variant entre les individus de forme semblable que comme les carrés, tandis que les volumes varient comme les cubes; par conséquent un individu adulte qui pèserait par exemple 8 fois plus qu’un autre (enfant) n’a cependant qu’une surface quadruple et se trouve proportionnellement deux fois moins refroidi par le fait du rayonnement (2. — 4. — - 8.). Ceci nous explique pourquoi les animaux de petite taille produisent (relativement à leur poids, à leur volume) plus de chaleur que les grands animaux, car ils en perdent plus par rayonnement et par contact, vu leur plus grande surface (toujours relativement à leur volume).
Chez les vieillards, où les phénomènes de nutrition et de combustion diminuent, la chaleur animale est plus faible que chez l’adulte. Ainsi il y a toujours rapport entre la consommation de l’oxygène, la production d’acide carbonique, et la production de chaleur (voy. encore Physiologie du muscle).
Ces faits présentent de nombreuses applications à la pathologie; dans le choléra, par exemple, où la respiration n’est plus une fonction proprement dite, mais semble, vu l’état du sang, réduite à l’entrée et à la sortie de l’air, il y a refroidissement complet. Dans les affections fébriles, il y a une augmentation de calorique, et nous savons en effet qu’il y a dans ce cas une grande activité dans la circulation, dans la respiration, et dans les combustions qui se passent au niveau des tissus.
Le système nerveux exerce une influence évidente sur la production de la chaleur animale, influence complexe et qu’il est encore fort difficile d’analyser à certains points de vue. Puisque la chaleur produite par les organes (muscles,