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DES ACTES RÉFLEXES

impressionnées par l’air extérieur introduit, ou par l’air vicié et chargé d’acide carbonique à la suite des échanges pulmonaires.

La marche est aussi, comme nous l’avons déjà dit, un phénomène réflexe : son point de départ est l'impression périphérique produite par le contact du pied avec le sol. La plante du pied est abondamment pourvue d’appareils tactiles. Si cette impression périphérique n’est qu’imparfaitement transmise au centre nerveux, le réflexe n’a plus lieu régulièrement. C’est ainsi que, le grand nerf sciatique ayant été comprimé dans certaines positions, pendant le court espace de temps qu’il reste paralysé (de la sensibilité seulement), la marche devient impossible ou en tout cas très pénible.

Il est des réflexes qui se font encore plus que les précédents à notre insu : ce sont surtout les phénomènes de secrétion. On peut admettre, comme règle générale, que toutes les fois qu’il y a sécrétion, il y a eu préalablement une impression qui s’est transmise aux centres nerveux et de là à la glande. La sécrétion salivaire se fait grâce aux nerfs centripètes du goût, qui amènent les impressions gustatives vers la moelle allongée, d’où elles se •réfléchissent par la voie centrifuge (facial) jusque sur les glandes elles-mêmes et sur leurs vaisseaux. Ces nerfs centrifuges paraissent agir directement sur les cellules de l’organe sécréteur, indépendamment de l’élément vasculaire car si l’on supprime la circulation d’une glande, tout en excitant ses fonctions, elle emprunte alors aux tissus environnants les matériaux qui ne lui sont plus fournis par le sang, et elle continue à sécréter.

L acte réflexe est toujours le fait fondamental dans le fonctionnement de tout centre nerveux: on comprend donc que 1 ou se soit attaché à étudier les réflexes, cà les classer, a déterminer les influences qui peuvent en exagérer ou en diminuer la production, et cela principalement sur la partie spinale de l’axe cérébro-rachidien, où l’arc réflexe est plus facile à isoler expérimentalement de tous les phénomènes qui viennent le compliquer. Nous ne pouvons que passer rapidement en revue les résultats obtenus

DU SYSTÈME NERVEUX

par celle étude, commencée seulement à la fin du siècle dernier.

Quoique Astruc, dès 1743, eût employé l’expression de réflexe, en comparant la transformation d’une impression en mouvement à un rayon lumineux qui se réfléchit sur une surface, ce n’est qu’avec les recherches de Robert Wytt, de Prochaska, de Legallois sur la moelle et sur ce qu’on appelait le sensorium commune, que Prochaska luimême put nettement indiquer et le siège principal (moelle) et l’essence même des phénomènes qui prirent dès lors le nom de réflexes ( impressionum sensoriarum in motorias reflexio) (1784): enfin les études histologiques du globule nerveux et de ses rapports avec les fibres nerveuses, ont permis de se rendre un compte encore plus exact du mode par lequel se fait cette réflexion, quoique sur ce dernier point la plupart des données soient encore fort hypothétiques. Dès lors Marshall-Hall (voyez la fig. 10, page 3tf), Mueller, Lallemand, Flourens, Longet, Cl. Bernard, etc., enrichirent la science des faits si nombreux qui permettent aujourd’hui d e classer les réflexes, de préciser les lois de leur production, ainsi que les influences qui les modifient (surtout pour les réflexes médullaires).

Classification des actes nerveux réflexes. On divise généralement les réflexes d’après les voies que suivent et Y action centripète et Y action centrifuge: à chacune de ces actions se présentent deux voies : ou les nerfs du système cérébro-rachidien, que nous avons seuls étudiés jusqu’ici, ou les branches du grand sympathique, par lequel nous terminerons l’étude du système nerveux.

Les réflexes les plus nombreux suivent comme voie centripète et comme voie centrifuge les filets nerveux rachidiens; tels sont la plupart de ceux que nous avons cités jusqu’ici : déglutition, éternuement, toux, marche, etc., et en pathologie, un grand nombre de réflexes morbides, le vomissement, le tétanos, l’épilepsie, etc.

Une seconde classe, presque aussi nombreuse, se compose de réflexes dont la voie centripète est un nerf scns.ti du système céphalo-rachidien, et la voie centrifuge un nerf moteur du grand sympathique, le plus souvent un vaso

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