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LOIS DES RÉFLEXES

moteur; tels sont les réflexes qui donnent lieu à la plupait des sécrétions (salive, etc.), aux phénomènes de rougeur ou de pâleur de la peau, à l’érection, cà certains mouvements de l’iris, à certaines modifications dans les battements du cœur, et en pathologie à un grand nombre de phénomènes que l’on disait métastasiques , vu la difficulté de trouver le mécanisme de leur production, comme un grand nombre d’ophtalmies, d’orchites, de coryzas qui tiennent à une hyperhémie réflexe; et d’autre part, comme tenant à une anémie réflexe, certains cas d’amaurose de paralysies, de paraplégies, etc.1.

Une tioisième classe renferme les réflexes dont l’action centnpete a pour siège les nerfs du sympathique (sensibilité obtuse, dite organigue, des viscères) et pour voie centrifuge les nerfs moteurs céphalo-rachidiens (de la vie de relation ); la plupart de ces phénomènes sont du ressort te la pathologie : telles sont les convulsions que peut amener l’irritation viscérale produite par la présence de vers intestinaux, les éclarnpsies réflexes, l’hystérie, etc. etc.comme phénomène normal de ce genre on pourrait’citer le reflexe respiratoire, car l’impression que la surface pulmonaire envoie au bulbe est transmise par le pneumo-gastrique, qui, sous bien des rapports, se rapproche des nerfs du grand sympathique, ou tout au moins con- S ltu® une tra.nsitl°n physiologique entre les rameaux du grand sympathique et ceux du système céphalo-rachidien.

Uniin on peut comprendre dans une quatrième et dermcie classe les réflexes dont les voies de conduction, centnpete comme centrifuge, se trouvent dans les filets du giand sympathique : nous aurons à examiner plus tard si pour ceux-ci l’action centrale se passe dans les masses de substance grise du système céphalo-rachidien, ou dans ce es ues ganglions de la chaîne sympathique : tels sont es reflexes obscurs et encore difficiles à bien analyser qui president a la sécrétion des divers liquides intestinaux;

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ceux qui peuvent nous expliquer en partie les sympathies qui unissent les divers phénomènes des fonctions génitales, surtout chez la. femme ; la dilatation des pupilles par la présence de vers intestinaux dans le canal digestif; et de nombreux réflexes pathologiques analogues à ceux que nous avons précédemment cités.

Lois des actes nerveux réflexes. Lorsqu’une irritation sensitive amène un phénomène réflexe, la production de celui-ci (en général mouvement) est soumise dans son intensité et dans sa distribution anatomique à certaines règles bien précises, que Pflüger a d’abord établies par 1 expérimentation sur des grenouilles (lois de Pflüger), et que Chauveau a confirmées par ses recherches sur de grands mammifères. Ainsi une irritation iaihle, portée sui la peau d’un membre inférieur (par exemple du côté droit) déleirnine un mouvement réflexe dans les muscles de ce même membre, c’est-à-dire dans les muscles dont les nerfs moteurs sortent de la moelle du même côté et au même, niveau que les fibres sensitives excitées ( loi de l unilatéi alité); si l’excitation devient plus intense, laréaction motrice se manifeste aussi du côté opposé, dans le membre correspondant, c’est-à-dire par les nerfs moteurs symétriques (loi de la symétrie)', et ce membre correspondant (gauche, dans l’exemple choisi) présente toujours des mouvements moins intenses que celui (droit) qui a reçu 1 excitation (loi de l'intensité). Enfin, si l’excitation augmente encore, la réaction motrice s’étendra à des fibres centrifuges d un niveau différent, mais toujours en s’avançant vers la pai lie supérieure (ou antérieure de la moelle), c est-à-diie que l’irradiation s’étend de bas en haut, de la moelle épinière vers la moelle encéphalique (bulbe, protubérance, etc.) (loi de V irradiation ) : en dernier lieu, si l’excitation et par suite la réaction motrice sont assez énergiques pour se propager de bas en haut jusqu’au bulbe et à la protubérance, la réaction devient générale, se propage en tous sens, même de haut en bas, de sorte que tous les muscles du corps y prennent part, le bulbe formant comme un foyer general d’où s’irradient tous les mouvements réflexes (loi de la généralisation).

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