‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 163 sur 284 · II. — Phénomènes d'échanges an niveau de la peau · texte numérisé non relu

II. — Phénomènes d'échanges an niveau de la peau

Les échanges peuvent se faire de dehors en dedans (absorption), ou de dedans en dehors (sécrétions).

I. Yoy. Math. Duval, Note pour servir à l’étucle de quelques papilles vasculaires (papilles des poils). ( Journal de l'anatomie, 1873.')

J. Dietl. Untersucliungen über Tasthaàre. (In Sitzungsberichte der Akadcmie der Wissenschaftcn, Wien, 1872, p. 62.)

* A, Fond du bourgeon ( follicule ) où se forme le bulbe pileux ; — B, B, bourgeons latéraux, origines de deux glandes sébacées; — G, extrémité du jeune poil sortant à peine de son follicule ; — \, courbe de Malpighi; — 2, couche moyenne de l’épiderme ; — 3, couche cornée de l’épiderme.

°36 TÉGUMENT EXTERNE

A. Absorption. L’absorption par la surface cutanée épidermique est une question encore en litige. Il est vrai’ que toute une méthode (méthode iatroliptique) d’administration des médicaments suppose l’existence de l’absorption cutanée; mais il faut remarquer que dans ces cas on altère la peau par des actions mécaniques, par le frottement, comme dans les frictions mercurielles, ou bien par des actions chimiques, comme dans les applications de teintures alcooliques, de pommades rances, etc., etc. C’est par une action mécanique que Colin arrive à obtenir l’absorption dans une expérience souvent citée : l’eau, chargée de cyanure de potassium, tombant pendant cinq heures sur le dos d’un cheval, n a-t-elle pas déterminé à la longue, par la percussion, la destruction de la matière sébacée et l’imbibition du cyanure h travers la peau, ce qui explique l’empoisonnement du cheval par l’absorption cutanée1? La question vraiment physiologique se réduit à savoir si la peau saine absorbe 1 eau : sur ce point les anciens répondaient par affirmative, mais aujourd hui tout semble contredire cette manière de voir. Si 1 on se met à l’abri des nombreuses causes d’erreur, on peut constater qu’il n’y a rien d’absorbé après un long séjour dans un bain, et encore récemment, à a Vienne, dans des essais d’un traitement nouveau des maladies cutanées par une longue immersion, on a conservé des malades plongés dans le bain pendant des semaines et des mois, sans qu’il y ait eu d’absorption sensible, car les malades éprouvaient le sentiment de la soif, et étaient obligés d’ingérer autant de liquide que s’ils avaient vécu entièrement ii l’air libre. Le peu qui est parfois absorbé s introduit soit par les points de transition de la peau aux muqueuses, soit par les orificés des glandes sudoripares et sébacées. Il semble que c’est une loi générale des organismes tant végétaux qu’animaux, que l’épiderme s oppose aux échanges : les écorces végétales, l'épiderme d un fruit, sont très analogues à l’écorce, à l’épiderme animal ; or 1 épiderme d un grain de raisin s’oppose aux

1873 ^ii ^3°’ ^!nJs>olofJie comparée des animaux domestiques,

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