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ABSORPTION CUTANÉ

échanges et empêche par exemple ce fruit de se dessécher tant qu’il est intact; le peu de dessiccation qui se produit se fait par le pédicule.

Du reste la structure de l’épiderme est très peu favorable à la pénétration des liquides déposés cà sa surface, et l’on se demande comment un tel passage pourrait se faire à travers ces couches cornées enduites de matières grasses. Aussi ne peut-on arriver à produire artificiellement quelque absorption que par des détours : on emploie comme véhicule des corps gras (pommades), qui alors se mêlent facilement aux corps gras de l’épiderme; ou bien, pour faire pénétrer des liquides aqueux, on savonne soigneusement la

peau de façon à la dégraisser aussi complètement que possible;

■encore, malgré cette dernière précaution, n’obtient-on que des absorptions presque milles. Les corps gras ne permettent 1 absorption des médicaments que parce qu’ils se i mêlent aux vernis huileux de la peau; mais les glycérolés me sont pas absorbables; ils sont comme l’eau, et peut-être tencore moins absorbables. - — Nous arrivons donc à dénier ■ a peu près complètement à la peau le pouvoir d’absorber.

I Quand on veut (aire pénétrer par celte surface une substance 'dans 1 oiganisme, il faut la déposer dans les couches profondes de l’ épiderme, dans la couche de Malpighi, qu’il n est pas nécessaire de dépasserai suffit, par exemple pour la vaccine, que la substance (lymphe vaccinale) soit déposée uu contact de ces couches globulaires éminemment vivantes et impressionnables : c’est ce procédé qui tend à se généraliser aujourd’hui et qu’on appelle méthode enclernique, quoiqu’elle put être mieux caractérisée dans cerains cas par le mot enépider inique.

( ^a. Peau est perméable aux gaz : on connaît l’expérience de Bichat qui démontre que la surface cutanée d’un mem bre plongé dans des gaz putrides, les absorbe, de sorte que ;eux-ci, transportés dans l’organisme, sont ensuite éliminés var la partie inférieure du tube digestif. Les miasmes paaissent en général pénétrer très facilement par cette voie lans 1 organisme. La facile absorption des gaz par la veau a porté quelques auteurs à n’admettre d’absorption mtanée que pour les substances volatiles. D’après Rabu-

TÉGUMENT EXTERNE

teau, si l’on trouve de l’iode dans les urines après s’être frictionné avec une pommade renfermant un iodure, ou après avoir porté une chemise trempée dans l’iodure de potassium, c’est que les acides des graisses, qui rancissent à la longue, et les acides de la sueur, ont mis en liberté de l’iode qui, étant volatil, a été absorbé par la peau.

B. Sécrétions. — La peau au contraire est admirablement disposée pour les sécrétions , puisqu’elle est le siège de constantes végétations et chutes globulaires, et que c’est là ce qui constitue le mécanisme des sécrétions. La desquamation furfuracée peut déjà être considérée comme une

sécrétion diffuse; mais le phénomène, sécrétoire se localise d’une manière plus nette sur les glandes sudoripares et les glandes sébacées, dont la sécrétion mammaire est une forme très exagérée.

Les organes sécréteurs se forment, selon le mode ordinaire, par végétation vers la profondeur, des éléments globulaires de la couche de Malpighi (fig. 114). Tantôt cette

* A, Développement des glandes sudoriparcs, par suite de la prolifération vers l’intérieur des cellules du réseau de Malpighi ; — e, épiderme; — r, réseau dcMalpiglii ; — g, g, prolongement solide représentant le premier commencement de la glande (d’après Kollikcr) ; — B, portion d’un canal de glande sudoripare développée; — t, t, tunique propre; — e, e, couche épithéliale.

Fig. 114. — Développement des glandes sudoripares '.

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