SUEUR. 53'J
Végétation se fait sous la forme d’un tube qui s’enfonce profondément, traverse tout le derme, et, arrivé au niveau du pannicule adipeux, ne pouvant aller plus loin, s’enroule sur lui-même et continue ainsi à végéter jusqu’à ce qu’il ait produit un petit glomérule : c’est le peloton de la glande sudoripare (voy. fig. 116). D’autres fois, et surtout aux dépens du follicule pileux (fig. 113), il se produit une végétation plus large, mais moins profonde, et qui se termine par des culs-de-sac courts et arrondis : ce sont les glandes sébacées (fig. 111); une végétation semblable, mais bien plus considérable, produit les éléments sécréteurs de la glande mammaire.
1 Glandes sudoripare s et sueur. — - Les glandes sudoripares sont très nombreuses : d’après cerlaines appréciations, il n’y en aurait pas moins de deux à trois millions de répandues à la surface du corps 1 ; elles y sont irrégulièrement disséminées, s’accumulant surtout vers les plis de la •suiface cutanée; à la région de l’aisselle par exemple elles forment comme une couche rougeâtre continue; mais elles manquent totalement sur la surface interne du pavillon de l’oreille, tandis que dans le conduit auditif externe elles constituent un anneau de glandes grosses et serrées (glandes ■cérumineuses) l.
' Le ,tube fiui compose ces glandes a à peu près le diamètie d un très fin cheveu : d’abord pelotonné ( glomérule ) c ailb a Profondeur du derme, il se redresse, traverse le
1. Sur les parties recouvertes par un épiderme mince, Sappev a
?te pieV.c llÜ orifices de glandes sudoripares par centimètre :aire, aux régions plantaires et palmaires (épiderme épais) elles sont encore plus nombreuses ( près de 300 par centimètre carré). D’après 'cf caIc" s’ leui; nombre total atteindrait deux millions; « il dépasse “e limitc; b,ie11 C1,IC nous n’ayons pas eu égard, dans sa déçu niation aux glandes de l’aisselle, beaucoup plus multipliées encore juc cclies de la main et du pied, mais qui n’occupent qu’une surface uiculuire de a 4 centimètres de diamètre. » (Sappey.)
. Pour Cb. Robin (Leçons sur les humeurs, 1874, p. 706), les glandes litcs ceiummeuses ne méritent pas ce nom. Ce sont des glandes sndo •i pare s pures Le- cérumen est sécrété par les glandes pileuses des omis de duvet du conduit auditif, et cette production sébacée se mélange a la sueur des glandes sudoripares.
TÉGUMENT EXTERNE
derme et se continue par un canal, simple lacune intercellulaire, qui se termine en tire-bouchon à travers l’épiderme (fig. 115 et 116). En moyenne la longueur totale d’un de ces tubes est de 2 millimètres, ce qui donne pour l’ensemble de tous les tubes sudoripares supposés mis bout à bout une longueur totale de 4 kilomètres : on a pu ainsi
Fig. 115. — Orifices des Fig. 116. — Coupe de la peau de la
glandes sudoripares*. figure précédente **.
évaluer que la masse totale de l’appareil sudoripare équivaut à 1/2 rein ou au quart de la masse de l’appareil rénal; ces nombres ne sont pas inutiles à déterminer, afin de comprendre l’importance relative de ces deux ordres d’organes sécréteurs.
Le liquide sécrété par les glandes sudoripares n’a jamais pu être recueilli à l’état de pureté, parce qu en s étalant sur l’épiderme il se mêle cà d’autres produits venant de cet organe. De même il est très difficile de doser la quantité de sueur, d’autant plus que cette quantité est très- variable,
* Peau de la main, région pulmaire; peau vue par sa face libre : a, ele'.dion
formée par une série de papilles; - b, sillons intcrpapillaires ; - c pores sudort*
pares (Gurll). , ’ , „niirhe
-a, Couche superficielle do l’épiderme ; - c, couche moyenne;-*, cowm de Molpighl ; — e, papille ; - f, derme ; — h, tissu adipeux ; — *, glandes suao parcs (glomérules) avec leurs conduits excréteurs contournés en spirale).