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pour tirer en avant tout le sac choroïdien, par suite l’humeur vitrée et le cristallin lui-même, qui alors s’aplatit contre la résistance que lui offre l’humeur aqueuse, ou bien devient
ORGANES DES SENS (OEIL)
plus convexe vers le centre de sa face antérieure, l’iris s’opposant à la déformation de la partie périphérique contre laquelle il est appliqué. — D’autre part, il peut se faire que les fibres circulaires, en se contractant, viennent presser, par l’intermédiaire des procès ciliaires, sur la circonférence du cristallin, qui cède dans ce sens, mais, vu sa grande élasticité, augmente alors d’épaisseur, surtout au niveau de la partie centrale de sa face antérieure, laquelle est seule libre et capable de subir des déformations seulement en son centre, vu la présence de l’iris à la périphérie. En effet, l’espace que l’on a supposé exister entre l’iris et le cristallin et que l’on a nommé chambre postérieure, n’existe nullement, et l’iris est exactement en contact avec toute la surface correspondante du cristallin (Rouget). Les contractions de l’iris pourront donc peut-être aussi influer sur la forme de la lentille; toutefois l’iris parait très accessoire à cette fonction, car on voit des personnes chez lesquelles la faculté d’adaptation existe parfaitement et qui manquent cependant de la ressource de la contraction de 1 iris, soit par la destruction, soit par la dégénérescence de celui-ci.
Ch. Rouget, en faisant connaître le muscle ciliaireinterne ou annulaire, a montré que ce muscle, en se contractant, co.mprime les troncs veineux irido-choroïdiens, force tout le sang à passer par les procès ciliaires, et détermine ainsi l’érection, la rigidité deces organes, phénomène sans lequel les muscles ciliaires ne pourraient avoir aucune action sur la lentille cristalline. Aucune des théories de l’adaptation ne pouvait expliquer, à l’aide des faits connus, une action directe sur le cristallin; cette action directe appartient au muscle ciliaire annulaire; l’obstacle au cours du sang par les veines, que déterminent les premières contractions de ce muscle, amène l’érection des procès ciliaires, et, dans cet état, ces organes deviennent aptes à transmettre au cristallin,en la régularisant, la compression exercée par le muscle ciliaire.
Nous voyons donc en somme que les contractions de la partie antérieure de la choroïde (muscle ciliaire) ont pour effet de produire V adaptation. Cette adaptation est involontaire et toute spontanée; elle résulte d’un réflexe: il sem-