‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 203 sur 284 · I. — Appareil urinaire · texte numérisé non relu

I. — Appareil urinaire

A. Sécrétion de l'urine.

Les canaux ou tubes qui composent le parenchyme rénal rappellent, par leur aspect, les glandes sudoripares: ce sont des tubes à direction rectiligne dans la partie médullaire du rein (tubes de Bellini , tig. 150), puis repliés et contournés sur eux-mêmes ( tube deFerrein ), dans la substance corticale i. Là chacun d’eux se termine par une dilatation ampullaire dans laquelle fait hernie un peloton sanguin ( glomérule de Malpiglii), formé par la capillarisation d’une artériole (vaisseau afférent) (fig. 151, a). Ces

1. Les connexions des tubes droits, des tubes contournés et des <domérules du rein, démontrées surtout par Schumlansky, Bowman et Isaacs, rencontrèrent des adversaires en Millier et Henle. ne dernier surtout s’attacha à décrire des anses dans les tubes urimferes, qu’il considéra comme se terminant par des culs-de-sac ou des reseaux. II \ a en effet dans le rein des tubes en anse fort remarquables, mais l’étude de ces tubes, dits tubes de Henle, reprise par Kôlliker, Zawanckin et surtout Schweigger-Seidel, a démontré qu’ils ne formaient pas ;un système à part, comme le croyait primitivement Henle. (\ oy. Traite d anatomie deCruveilhieret M. Sée, Sédition, 1869. )Par la dissociation du rein dans les acides, Schweigger-Seidel a le premier démontre que les ube, de Henle ont les connexions les pins intimes avec les tubes classiques droits et contournés du rein, et que ce ne sont nullement des vaisseaux sanguins, comme ont essayé de le démontrer Chrzonczwkv e Sucquet. Les canaux à anse de Ilenle (en allant du g^meru e vers a substance médullaire du rein, en suivant en un mot le trajet n de l’urine) sont la suite des tubes de Ferrein, qui a un moment donne s'amincissent considérablement, deviennent rectilignes et descendent dans la substance médullaire des pyramides (a cote des tubes de Relliniï nuis se recourbent en se dilatant de nouveau pour lemonlei dans^a'sub'stance^corticale ; laces caaaux

puis se continuent finalement avec le commencement du Mai tube e

leur branche descendante et de leur dilatation dans cm > ceudante. Signalons enfin encore un dernier detail a v n >‘>^on aussi problématique, c’est que leur cp.thc jium ■ est c » e‘l,"ns^ux dans la branche étroite et descendante, fonce, trouble e g ■ ^ ^ dans la partie large et ascendante. (Voy. '' V " ’job# n° 95.) structure microscopique du rein. Iliese de ms g, >

APPAREIL URINAIRE

capillaires pelotonnés se réunissent en un petit tronc effé- , rent qui s art du glomérule par le même point ou par un

point voisin de celui par où est entré l’afférent (fig. 151 — p Y). Mais ce qu’il y a de remarquable, c’est que le vaisseau efférent ne va pas de suite se réunir à ses congénères pour constituer la veine rénale: presque immédiatement après sa sortie du glomérule il se divise de nouveau, se capillarise et forme dans le parenchyme rénal unréseau ca-

* Origine et dichotomie des canaliculcs urinifèrcs de la substance médullaire du rein humain (tubes de Bellini). — (D’après Schumlansky.)

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pillaire (RC fig. 151) dontlesmajlless’entrelacentavecles canaux urinifères. Ce tronc efférent (p Y) ne mérite donc pas le nom de veine ; c’est un système à part qu’on peut à la rigueur considérer comme une veine porle rénale, puisqu’il est intermédiaire entre deux systèmes capillaires, celui des glomérules et celui du parenchyme rénal; c’est à ces derniers capillaires que succèdent les vraies origines de la veine rénale (fig. 151 — Y).

Cette disposition du système vasculaire dans le rein forme

la base de toutes les théories modernes sur la sécrétion urinaire.

Si c'a effet nous nous rappelons que les différences de

- TZ>, tube droit ou de Bellini; - TA tube contourne ou de Ferrcin ; — G, «Uomérule avec son peloton vasculaire; a, artériole afférente aux capillaires du glomérule ; — pV, vaisseau efférent qui se capillarise de nouveau au milieu des tubes rénaux (en RC), avant d’aboutir dans le véritable vaisseau veineux (\ ).

** La superposition des figures montre que les pressions ne sont pas les meme* dans les capillaires de la circulation générale et dans chacun des systèmes capillaires du Rein (au niveau du glomcrule, et flans les interstices des tubes).

1) , Circulation générale; — V, ventricule; — 0, oreillette; a, artere A , veine. , — C, capillaires (pression — 12).

2) , circulation rénale; — Y, ventricule; — O, oreillette; — a, artère r et vaisseaux afférents du glomdrulc ;- C, C, capillaires du glomerulc (Prcs?,°"

18) • — SP, vaisseaux efférents du glomérulo (représentant le tronc d une '«ne porte, le vaisseau pV de la fig. 151); - c. c, capillaires résultant de h* «“J®; tomie de ce tronc efférent au milieu des tubes rénaux (pression ’) > * ’ c

rénale proprement dite, succédant à ce second système de capillaires.

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