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EXCRÉTION DE L’URINE

poser àla sortiede l’urine: les conditions sont toutes mécaniques, ■et elles subsistent après la mort, car l’urine continue à être maintenue dans la vessie du cadavre.

Ce n’est pas à dire que jamais la contraction musculaire n’intervienne pour s’opposer au passage de l’urine; au contraire, il est un muscle desliné à cet usage ; mais il n’est pas situé au col de la vessie, il est placé plus loin, sur la portion membraneuse de l’urèthre; c’est le sphincter uréthral , le muscle de

Fig. 154. — Vessie et organe de la miction*. Fig. i55.— Schéma de la miction**

Wilson (AV, fig. 154 et fîg. 155); il se contracte par action ré- .lexe, ou sous l’influence de la volonté ; mais ce réflexe lui-même n’est pas de nature vésicale ; voici dans quelles circonstances il se produit.

Quand l’urine a trop distendu les parois vésicales, cellesci, avons-nous vu, réagissent, compriment leur contenu, tpii alors triomphe de l’élasticité du col, de l’élasticité de la prostate, et pénètre dans l’origine du canal de l’urèthre: là l’urine se trouve en contact avec une muqueuse très sen-

* S, symphyse du pubis; — ps, plexus de Santorini; — V, vessie, — O, reste te l’ouraqué; — Y>p, prostate; — • U/>, utriculc prostatique; — Ccl, canal déférent; — \s, vésicule séminale dont le col s’unit au canal déférent pour constituer e canal éjaculateur que l’on voit traverser la prostate en arrière de l’utricule prostatique; — W, muscle de Wilson; Gp, glande de Cooper; B, bulbe.

** Ce schéma montre comment la vessie se vide complètement.

4. Contour de la vessie distendue de liquide: par leur propre contraction ses. parois prennent successivement les positions 2, 3, 4, 5 ; mais elles ne peuvent se- •approcher davantage du bas-fond, que par la contraction des muscles abdominaux,, par l’effort, qui les pousse dans le sens indiqué par la (lèche et les amène dans la Position 0.

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sible, \& muqueuse prostatique, que nous verrons présider à un grand nombre de réflexes génitaux. C’est le contact de cette muqueuse avec l’urine qui produit cette sensation cuisante connue sous le nom de besoin d'uriner, et que, comme presque toutes les sensations de cette région, nous rapportons à l’autre extrémité du canal, à la fosse naviculaire. Sinousne sommes pas attentifs à ce sentiment de besoin, il se produit un réflexe, qui se traduit par la contraction du sphincter uréthral; l’urine ne peut aller plus loin, elle est même obligée de rétrograder, par la contraction des muscles de la paroi antérieure de la prostate, et elle rentre dans la vessie, dont les contractions ont cessé.

Les contractions coordonnées qui produisent la miction se font sous l’influence de la moelle épinière, et particulièrement de la région lombaire de lamoelle. Budje a cherché à préciser encore davantage, et ses expériences le portent à placer le centre d’innervation de la vessie au niveau de la 4e lombaire (chez le chien et le lapin); Kupressow place ce centre entre la 5e et la 6e vertèbre lombaire.

La sensibilité de la muqueuse prostatique est donc très importante, puisqu’elle est le point de départ de ce réflexe essentiel ; la perte de cette sensibilité est l’origine de ce genre d’incontinence d’urine que l’on a nommée énurésie, de l’incontinence nocturne ; cette émission involontaire des urines, comme dans d’autres cas l’émission involontaire des fèces, atteste Y insensibilité des membranes muqueuses au contact des produits excrémentitiels, dans le cas particulier l'absence de la sensa tion prémonitoire du besoin d'uriner.

Quelques instants après, la distension du réservoir vésical continuant, il réagit de nouveau, l’urine pénètre de nouveau dans la région prostatique, où elle provoque de nouveau le même réflexe, et ainsi de suite. Nous avons là l’explication de la forme intermittente que présente le besoin d’uriner. — Si ces phénomènes se répètent souvent, le réflexe diminue d’énergie, et il faut alors l’intervention de la volonté pour contracter le sphincter uréthral et arrêter l’urine qui tend à s’ouvrir toute la longueur du canal: de là les efforts douloureux pour résister longtemps au besoin d’uriner. On voit donc que toutes les fois que l’obstacle qui s’oppose au passage de l’urine est vraiment actif, ce n’est pas dans le sphincter vésical, mais bien dans le muscle uréthral, le seul volontaire, que siège la puissance antagoniste

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