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EXCRÉTION DE L’URINE

des contractions de la vessie1. Nous verrons plus tard que ce muscle joue aussi le principal rôle dans un des phénomènes mécaniques de l’appareil génital, dans l’éjaculation.

Mais en général nous obéissons aux premiers avertissements que nous donne la muqueuse uréthrale, aux premiers besoins d’uriner. Ce besoin semble siéger au niveau de la fosse navicu- 1 laire, mais en réalité il a son siège au niveau de la muqueuse [prostatique: une sonde introduite dans le canal provoque une •sensation identique au besoin d’uriner, au moment où son bec se : trouve en contact avec la muqueuse de la prostate; si nous rapportons ce sentiment à l’autre extrémité du canal uréthral, c’est ;par l’etlet d’une de ces sensations associées dont nous avons déjà cité plusieurs exemples. (Voy. Sensibilité générale et Sensation, p. 108.)

Quand nous cédons au besoin d’uriner, malgré l’absence de : tout obstacle de la part du sphincter, l’impulsion que l’urine a ireçue des muscles de la vessie serait impuissante à vaincre la résistance du canal, à en décoller les parois: il faut un léger effort d’expulsion par lequel, sous l’iniluence des contractions des muscles de l’abdomen, les viscères viennent presser sur la vessie et augmentent son action sur son contenu. Nous fermons donc la glotte au début de toute miction; ensuite la contraction vésicale suffit pour expulser l’urine; mais vers la fin de la miction, pour en expulser les dernières gouttes, un nouvel effort est nécessaire; le bas-fond de la vessie étant fixe et concave, ce réservoir ne pourrait se vider complètement, si les viscères abdominaux ne venaient presser sur la partie supérieure de la vessie, et la forcer à descendre contre le bas-fond, de manière à oblitérer complètement sa cavité (fig. 155); la vessie complètement vide a donc, du moins chez l’homme (mais pas chez tous les animaux), la forme qu’on trouve sur le cadavre, quand ce réservoir est complètement vidé.

L ne fois la vessie vidée, le canal de l’urèthre revient sur luimème et expulse son propre contenu; mais si ce canal est altéré, et si d’anciennes inflammations lui ont fait perdre son élasticité, il se vide mal, et l’urine qui reste par places au contact de la muqueuse contribue à en entretenir l’état pathologique.

Résumé. — Les voiesurinifères sont représentées dans le rein, successivement et suivant l’ordre même de progression del’urine,

1. Voy. Carayon, De la Miction dans ses rapports avec la physiologie et la pathologie. Thèse de Strasbourg, 1865, n°814.

APPAREIL GÉNITO-URINAIRE

par le glomérule de Malpighi (constitué essentiellement par un pelolon vasculaire); le tube de Ferrein ;Vanse de Mente; le tube de Fellini (jusqu’au sommet de la papille rénale).

D’après la théorie que nous adoptons, le glomérule est un liltre qui laisse passer le sérum du sang, c’est-à-dire un liquide qui représente de l’urine, plus de l’albumine: cette albumine est résorbée par l’épithélium des tubes urinifères. Le résultat définitif de la sécrétion urinaire ne saurait donc être identifié à un actcde pure et simple filtration. Toujours est-il quelereiu ne forme aucun principe nouveau; il ne forme pas de l’urée: toute l’urée qu’il excrète était primitivement contenue dans le sang (Gréhant).

L’urine est un liquide dont il faut, pour toute analyse physiologique ou pathologique, faire l’étude sur la masse rendue en vingt-quatre heures, pour éliminer les différentes influences qui font varier surtout la proportion d’eau. L’urine des vingt-quatre heures est d’une densitéde 1018 à 1030. Elle contient 65 grammes de résidu solide, lesquels se partagent en: urée , 30 gr. ; chlorure de sodium , 10 gr. ; phosphates et sulfates, 12 gr. Le reste est représenté par les tirâtes, hippurates, la créatine, etc. L’urine de l’homme et de tous les carnivores est normalement acide (phosphate urico-sodique).

L’urine, qui suinte parle sommet des papilles dans les calices et le bassinet, est conduite, par les uretères, dans la vessie, où elle s’accumule ; l’épithélium de la muqueuse vésicale s’oppose à ce que l’urine soit résorbée dans ce réservoir. — C’est la sensibilité de la muqueuse prostatique qui joue le principal rôle dans la sensation connue sous le nom de besoin d’uriner; et; c’est le sphincter uréthral (muscle de Wilson) qui joue seul le rôle de sphincter volontaire pour la vessie. — La miction exige, un léger effort, dans lequel la masse intestinale vient presser sur ^ la vessie, surtout au début et à la fin, pour aider la tunique musculaire lisse du réservoir à expulser son contenu.

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