APPAREIL GÉNITAL DE L’iTOMME
L’appareil génital de l’homme se compose d’une glande, (testicule) et d’un ensemble de canaux excréteurs.
1° La glande mâle , le testicule, provient d’un organe1 qui se développe sur le bord interne du corps de Wolff (voir plus haut) ; jusqu’il la fin du 2e mois cet organe nef
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présente pas encore de caractères qui puissent faire reconnaître s’il donnera naissance à un testicule ou à un ovaire; mais vers le 3e mois, si c’est un testicule qui doit se former, fes canalicules du corps de Wolff pénètrent dans cette nasse jusque-là indifférente, s’y multiplient et donnent ieu aux canalicules séminifères. En même temps le reste !iu corps de W olff s’atrophie et les seules parties restantes, ivec son canal excréteur, constituent, les unes des organes ’udimentaires ( corps innommé de Giraldès), les autres forment : — 2° les conduits excréteurs du testicule, tête et •’ orps de V épididyme , canal déférent , avec de nombreux ubes en forme de diverliculum, restes des appendices du •orps de Wolff, et dont le plus remarquable et le plus constant est le vas aberrans. (Voy. p. 655.)
Ainsi les organes génitaux internes de l’homme résultent essentiellement du corps de Wolff et de son canal excréteur, jui constituent le testicule, les vésicules séminales, et enfin es canaux éjaculateurs, en un mot tout l’appareil qui i’étend depuis la glande séminale jusqu’au sinus uro-génial (portion prostatique du canal du l’urèthre). — L’organe le Müller (voy. p. 655) s’atrophie complètement chez l’homne: il n’en reste comme trace que ses deux extrémités dont a périphérique forme Yhydalide pédiculée de Morgagni, et a centrale constitue, en se réunissant à celle du côté oppoé, 1 utricule prostatique. Nous verrons que chez la femme es conduits de Müller constituent la presque totalité des or- ;anes génitaux, et forment notamment la matrice, par la usion des deux parties inférieures des conduits de chaque ôté, de la même manière que se forme chez l’homme l’uricule de la prostate : V utricule prostatique et la matrice ont donc deux organes entièrement homologues.
A. Testicule et ses canaux excréteurs; — formation du perme.
a. — Les canaux séminifères du testicule sont de nom- •reux tubes flexueux, entortillés comme les tubes de Ferein de la substance corticale du rein, et venant tous abouir vers le bord postérieur du testicule, vers ce qu’on nomne le corps d’Higmore (fig. 156, Ch), espèce de prisme de issus fibreux compact, àtravers lequel les tubes séminifères
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se creusent un passage (relc lestis) jusque vers les canaux excréteurs qui composent l’épididyme.
Les canaux séminifères sont très nombreux : on en compte de 1000 à 1200 pour chaque testicule ; ils se présentent sous la forme de tubes à parois minces, presque entièrement remplis d’épithélium polyédrique. C’est cet épithélium qui produit le sperme, dont la sécrétion est
temporaire. Le testicule est tout à fait inactif chez l’enfant et chez le vieillard décrépit. À l’époque de la puberté, on distingue, parmi les cellules épithéliales des tubes séminifères, des cellules plus volumineuses, cellules mères, résultant du développement des globules primitifs; ces cellules sont tout à fait comparables à Y ovule de la femme et on peut leur donner, avec Ch. Robin, le nom d'ovule mâle. Selon les espèces animales ces cellules prolifèrent d’une manière endogène ou par bourgeonnement, et donnent naissance à un groupe de jeunes cellules dont chacune va se transformer en spermatozoïde, d’où le nom de spermatoblastes. Quand ces jeunes cellules se produisent par bourgeonnement, elles se disposent en une grappe autour de la cellule mère, et c’est ce qu’on a appelé la grappe de spermatoblastes i. La transformation du spermatoblaste en spermatozoïde se fait très simplement : dans le protoplasma du spermatoblaste apparaît une forme nu-
1. Voy. Math. Duval, Recherches sur la spermatogenèse. Paris, 1878.
* T, testicule; — Ch, rete tcstis; — E, tcte de l’épididyme formée par la réunion des cônes séminifères; — E', queue de l’épididyme, — Va, vas aberrans; C il, canal déférent; — Vs, vésicule séminale; — P, prostate avec canal éjaculateur, utricule prostatique et verumontanum en érection (1); — 2, muscle de Wilson contracté et oblitérant le canal (en ce moment le sperme ne peut donc que s’accumuler dans la partie prostatique du canal de l’urèthre, entre les points 1 et 2, où il est chassé par les contractions des canaux précédents depuis K jnsqu’en VS) ; — G;>, glande de Cooper ; — V', vessie.
FlG. 156. — Appareil génital de l’homme *.