SPERME
clcaire, dite vésicule céphalique qui devient la tête du spermatozoïde,en même temps que le protoplasma lui-même ■s’allonge en filament caudal. (Le noyau même du spermatoblaste s’atrophie et disparait : cependant d’après quelques auteurs il prendrait part à la formation de la tête, dont la constitution serait plus complexe qu’il ne paraît au premier abord.) Les spermatozoïdes se montrent alors composés d’un renflement antérieur (tête) piriforme, et aplati, et d’un appendice filiforme (ou queue), se terminant en pointe très fine (fîg. 157).
Chez les animaux qui nejouissent des fonctions sexuelles qu à certaines époques de l’année, la sécrétion testiculaire ne se fait qu’à ces époques: elle ne commence chez l’homme qu’à l’àge de la puberté. On ne trouve presque jamais de spermatozoïdes dans le sperme avant l’âge de 16 à 17 ans.
Ils tendent de même à disparaître chez le vieillard.
b. — C’est seulement dans Vépididyme (fîg. 156, E) et dans les canaux (E’, CcZ) qui lui font suite que le sperme •s achève, c'est-à-dire que les spermcitoblastes devenus libres (détachés de la cellule mère ou ovule mâle) sont tout àfaitlransformésen filaments sperma tiques avec renflement céphalique et queue bien distincts. Ces spermatozoïdes ont alors, chez l’homme une longueur de 50 (5pi pour la tête et 45 y. pour la queue). On les voit animés de mouvements très vifs de translation, mais qui, en somme, ne représentent que des mouvements de cils vibratiles (v. p. 297). Quelquefois la tête, ou cou (point de jonction de la tête et de la queue)du spermatozoïde sont entourés par une espèce de collerette, débris du spermatoblaste aux dépens duquel le spermatozoïde s’est développé.
'a, b spermatozoïdes recueillis déjà dans le testicule; — c, dans le canal •déféient; — d, dans les vésicules séminales.
Fig 157. — Spermatozoïdes *.
APPAREIL GÉNITAL MALE
Ces mouvements sont surtout visibles dans le sperme éjaculé, c’est-à-dire qui a été mêlé aux produits de sécrétion des diverses glandes que nous étudierons bientôt. Les mouvements se fout toujours dans la direction de la tête: ils reçoivent leur impulsion de la queue. — C’est la présence de ces filaments vibratiles et ondulants qui constitue le sperme de bonne qualité, c’est-à-dire fécondant. Ce sperme est épais, blanchâtre, d’une odeur particulière ; il contient une matière albuminoïde, la spermaline, qui n’est pas coagulable par la chaleur; on y trouve de plus divers sels (chlorures alcalins, phosphates, sulfates), et, comme éléments figurés, outre les spermatozoïdes, un grand nombre de granulations, de débris de cellules, et même des cristaux qui semblent analogues aux cristaux ammoniacomagnésiens de l’urine, mais qu’on s’accorde à considérer comme des albuminates altérés et cristallisés.
Les spermatozoïdes, éléments essentiels du sperme, ont été découverts dans ce liquide en 1677 à Dantzig, par L. Hamm, élève de Leeuwenhœck.
Le sperme progresse dans l’épididyme (fig. 156, E) et le canal déférent (E’,C d) par vis alergo, et par contraction des fibres musculaires de ces conduits. Les excitations génitales hâtent singulièrement sa production et son excrétion; mais quand ces excitations sont répétées à de trop courts intervalles, le sperme n’a pas le temps de se faire complètement, de se mûrir, et souvent alors dans le produit de l’éjaculation on trouve des spermatozoïdes encore contenus dans leurs cellules mères.
Dans son trajet depuis le testicule jusqu’à la région prostatique, le sperme peut refluer dans les vésicules séminales (fig. 156, v s) qui doivent être considérées comme un diverticulum du canal déférent, analogue au vas aberrans (fig. 156, Y a) et provenant comme lui des cæcums latéraux du corps’de Wolff;maisle rôle de réservoir du sperme assigné aux vésicules séminales n’est pas absolument général et" chez beaucoup de mammifères on ne trouve dans ce diverticulum, formé d’un tube ramifié et pelotonné sur luimême, qu’un mucus jaunâtre, qui paraît destiné à xenu donner au sperme plus de fluidité, comme les produits tes