SPERME
glandes. prostatiques etdes glandesde Cooper (voy.plus bas). Ce liquide présente à l’examen microscopique des cellules épithéliales cylindriques, des globules blancs, des globules rouges, du sang et des concrétions. Ces deux derniers éléments méritent de nous arrêter un instant. Les globules îouges sont fréquents dans le produit des vésicules séminales, surtout lorsqu il n y a pas eu de coït depuis longtemps (Ch. Robin), de sorte que leur présence dans le liquide éjaculé ne peut avoir rien d’alarmant. D’après les recherches de A. Dieu , ils sont surtout abondants dans le sperme des vieillards. Quant aux concrétions, elles sont les unes ‘ calcaiies, laies et presque pathologiques, les autres azotées, nombreuses et physiologiques : ces dernières se présentent sous 1 aspect de petits grains, très variables de volume, de consistance cireuse, se brisant en éclat par la pression, et formés d’une masse homogène ; Ch. Robin, qui les a étudiées avec soin, leur adonné le nom d esympexions. Leurs réactions chimiques prouvent qu’elles sont formées de matière azotée autre qu’un mucus concret, car l’acide acétique les .gpnfle, les rend transparentes et les dissout. Les vésicules -séminales seraient donc une glande annexe aussi bien qu’un réservoir, opinion confirmée par l’examen de leur muqueuse, qui présente de nombreux enfoncements etdes saillies, des alvéoles en un mot, comme toute surface qui tend à se multiplier pour produire une sécrétion. Du reste les vésicules séminales manquent chez le chien. 11 est donc plus proba* ble que le sperme s’accumule dans toute la longueur du canal déférent.
Sous 1 influence des excitations génitales, le sperme, sécrété en plus grande abondance, grâce à la congestion de a glande, est chassé avec force par les contractions des muscles qui 1 expriment du testicule (dartos, crémaster externe et interne, et nombreuses fibres musculaires nui enveloppent la glande).
La contraction de ces muscles paraît très importante uans les fonctions spermatiques: l’impuissance et surtout
y°y-, A- I)icu> Recherches sur le sperme des vieillar i anatomie de Ch. Robin, 1867).
küss et duval, Physiologie.
(■ Joüm
686 APPAREIL GÉNITAL MALE
l’infécondité, que Godard a signalées, tout en exagérant peut-être sa fréquence, dans les cas de cryptorchidie (absence, dans les bourses, des deux testicules restés dans le bassin), sont rapportées par cet auteur au défaut de secousses de la part d’une tunique musculaire; lorsque le testicule est dans les bourses, les secousses du crémaster, lors du coït, excitent la circulation dans la glande, et par cela même la secrétion1.
Par les mouvements péristaltiques de l’appareil déférent le sperme se précipite dans la partie prostatique du canal de l’urèthre en suivant les canaux éjaculateurs , qui vont, des vésicules séminales et delà fin du canal déférent, vers la paroi postérieure du canal de l’urèthre (fig. 150, p. 083). Ces canaux traversent donc la moitié postérieure de la prostate; malgré leur nom à’ éjaculateurs, ils ne prennent aucune part active à ce phénomène mécanique : leurs parois minces et presque dépourvues d éléments musculaires ne le leur permettent pas. Ils ne servent qu à amener le sperme dans la région prostatique, où son contact avec la muqueuse amène un réflexe tout particulier, et d un mécanisme difficile à étudier, l 'éjaculation, destinée à projeter dans les organes de la femelle la liqueur fécondante mâle. Mais il nous faut d’abord étudier un phénomène qui précède celuici et qui est destiné à en assurer l’efficacité, c’est-à-dire l 'érection, et les organes qui en sont le siège.
B. Érection. y ,
L’appareil de l’érection se compose de la verge, c’est-à-dire des corps caverneux, et de toute la portion spongieuse du canal de V urèthre (avec le bulbe et le gland).
h’ érection a pour but de rendre béant le canal de uiethre, afin que le sperme le parcoure facilement, et de porter ce liquide dans les organes génitaux femelles. M
L’érection se produit par voie réflexe; le point de départ de cet acte nerveux peut prendre sa source dans le cerveau (imagination) et dans presque tous les organes des sens e
1. Godard, Études sur la monorchidie et la cryptorchidie t/ie* l'homme. Paris, 1857.