‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 226 sur 284 · C. Weil, in Striclcer’s medic. Jahrbüclier · texte numérisé non relu

C. Weil, in Striclcer’s medic. Jahrbüclier

FÉCONDATION

Fig. 102. — Matrice, œuf et caduque *.

'ace par laquelle cette dernière se continue avec la première c’est-à-dire le point même où l’œuf est venu s’attacher à ’utérus) porte le nom de caduque sérotine (fig. 165, ee); l’après des idées erronées que l’on avait conçues autrefois air son mode ce développement. Cette caduque sérotine t’en est pas moins importante tà considérer, car c’est à son

'Coupe verticale de la matrice, contenant un œuf développé; — a, col plein 'un bouchon gélatineux; — bb, ouvertures des trompes; — ce’, caduque uléin9> cavité utérine que l’œuf remplit presque entièrement; — ee, points où i caduque utérino se continue avec la caduque fœtale; — f, caduque dite sérotine t placenta; — g, allantoïde; — h, vésicule ombilicale avec son pédicule dans 3 cordon ombilical; — i, amnios; — k, caduque fœtale et cliorion.

Küss et duval, Physiologie. .10

(fig. 162, c ) ; la partie qui est venue former à l’œuf une enveloppe complète se nomme caduque fœtale (ee, f), la sur-

EMBRYOLOGIE

niveaii et en partie à ses dépens que se formera 1 e placenta (fig. 162 et 169).

Nous avons déjà (p. 700) vu comment l’organe que l’œuf vient de quitter subit, par sympathie, une hypertrophie temporaire semblable, comment en un mot se forment les vrais corps jaunes, ou corps jaunes de grossesse.

La partie musculaire de l’utérus s’hypertrophie également; il se forme de nouveaux éléments musculaires (lisses), en même temps qne les libres préexistantes prennent des dimensions énormes. Enfin les vaisseaux eux-mêmes participent à ce développement, et la richesse nouvelle de l’utérus en artères et veines est en rapport avec les nécessités de la nutrition du nouvel être qui va se développer. Quant à sa richesse en éléments musculaires, elle est en rapport avec le phénomène d 'expulsion (parturition) qui doit se produire quand le nouvel être sera complètement développé (fœtus à terme). Nous n’avons pas à faire ici la physiologie de l’accouchement. Indiquons seulement que cet acte est, comme tous ceux que nous avons étudiés jusqu’ici, sous la dépendance du système nerveux; nous retrouvons ici des réflexes analogues à tous ceux qui ont pour but les actes d’expulsion ou d’excrétion. Le point de départ de ces réflexes est normalement dans l’utérus lui-même; mais des excitations très diverses peuvent, y donner lieu, même dans des points éloignés des organes du bassin. Il résulte des recherches de W. Schlesinger (sur des lapines) que lorsqu’on excite le bout central des nerfs rachidiens, il se produit des contractions utérines. On obtient le même effet par l’excitation du bout central du pneumogastrique ; du reste l’observation clinique montre que l’excitation mécanique du mamelon favorise les contractions utérines, et que l’involution de l’utérus s’accomplitplus facilement chezles fennnesqui allaitent. Schlesinger, excitant chez les animaux les mamelons, a également obtenu des contractions utérines, démontrant ainsi une corrélation entre le mamelon cl l’utérus, qui avait été fort exagérée chez -les anciens, et peut-être trop facilement dédaignée chezles modernes.

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