‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 48 sur 284 · TISSU ÉLASTIQUE · texte numérisé non relu

TISSU ÉLASTIQUE

primitives, quand elles en ont été écartées par l’action musculaire, d où le nom de muscles passifs qu’on leur a donné paifois. Nous verrons dans les artères cet élément élastique toujours enjeu parallèlement et contrairement au muscle, et le résultat de cet antagonisme incessant sera la circulation régulière du sang.

. Notons avec soin ce fait important, à savoir que l’élasticité des fibres élastiques, est une propriété purement physique, qui ne dépend nullement, comme celle des muscles, des éléments de nutrition; il faut donc bien distinguer 1 élasticité du muscle de V élasticité du tissu élastique; il faut distinguer surtout la contractilité du muscle de ['élasticité^ du tissu jaune; en effet, la contractilité est une propriété qu on peut appeler vitale, en ce sens qu’elle n’existe que sur le muscle qui se nourrit, qui vit, et qu’elle disparaît sur e cadavre ; au contraire, les tissus élastiques conservent leur propriété après la mort; bien plus, un fragment de ligamentjaune, par exemple, étant enlevésur le cadavre puis entièrement desséché, reprendra, lorsqu’on le replongera dans 1 eau, toute l’élasticité qu’il présentait sur le sujet vivant ou sur le cadavre frais ; c’est que l’élasticité, f i P1?6 L P ^Ysique des tissus élastiques, est due uniquement a la disposition physique de leurs éléments constituants, disposition qui subsiste indéfiniment, tant que la composition unique n est pas modifiée (par la dessiccation par exemple) USS1 comprenons-nous facilement que, partout où cela est possible le muscle est remplacé par du tissu jaune, car

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Les tendons ne sont, au point de vue mécanique nue dps

»«! f fle,Xib e.f Les WJ*. SS ont P1®1 la surface des os, afin de permettre

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MUSCLE ET SES ANNEXES

elle estdevenuo un tendon. Nous voyons certaines apophyses, l’apophyse styloïde par exemple, être tantôt osseuses et tantôt tendineuses : d’ailleurs ce qui est tendineux chez l’homme est souvent osseux chez certains animaux. Chez les reptiles,

par exemple, la ligne blanche est devenue un os, les intersections des muscles droits sont représentées par autant d’os distincts. Chez les oiseaux, les tendons sontreprésentés en certains poinls par des tiges osseuses placées le long des portions étendues des os principaux. L’existence et la longueur des tendons dépendent de la nature et de l’étendue du mouvement : là où le mouvement doit être étendu et puissant, le tissu musculaire règne seul dans toute la longueur de l’appareil musculaire et va directement s’insérer sur l’os. Là où les mouvements des parties osseuses sont peu étendus, là où il suffit, poulies produire, de légers raccourcissements du muscle, nous voyons toujours les fibres de celui-ci être courtes et venir aboutir à un véritable tendon.

Aussi reconnaît-on en général la force d’un muscle au nombre de ses fibres, c’est-à-dire à son épaisseur, à son diamètre (voy. p. 162); la longueur du muscle, au contraire, est en rapport avec le degré de déplacement des os (comparez le couturier et les muscles du thénarl. Nous trouvons des muscles courts placés entre des poinls très éloignés et cependant très peu mobiles 1 un par rapport a l’autre : aussi, dans ces cas, une grande partie du muscle est-elle remplacée par un tendon; tel est le cas des nom-

'e, f, g . h, Globules cmbyronnaircs du tissu connectif ; rapportdc cesôlémcnts plasmatiques) avec le tissu fibreux, d’après Sclnvann.

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