DU SANG : GLOBULES BLANCS
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vaisseaux, sont entraînés par la lymphe jusque clans le canal thoracique, et de là se déversent avec ce liquide dans le sang. Ce sont des globules ronds, à noyaux, avec une surface un peu granuleuse (fig. 44). Examinés au milieu du liquor du sang, avec un grossissement de 200 à 300 diam., ils présentent un aspect granuleux et un contour irrégulier, une couleur d’un blanc d’argent caractéristique. Il est impossible, dans ces conditions, de distinguer aucun autre détail de leur structure ; mais la simple adjonction d’eau gonfle ces éléments, rend leur contour lisse et y fait apparaître un noyau, de forme irrégulière, parfois double ou multiple; l’adjonction d’acide acétique rend ces détails encore plus visibles et parfois fractionne le noyau en plusieurs parties, ou fait apparaître d’emblée deux ou trois noyaux dans un globule (fig. 44, B; f, h , i, k). — Ces globules blancs servent peut-être à former les globules rouges; mais c’est là une question délicate sur laquelle nous reviendrons plus loin.
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Fig. 41. — Globules blancs du sang (, leucocytes , Robin)*.
Dans certaines circonstances, et spécialement dans des maladies de la rate et des ganglions lymphatiques, ces globules blancs s accumulent jusqu’à former le tiers ou la moitié de la masse globulaire du sang qui paraît lie de vin ou même analogue à du pus sanguinolent (d’où le nom de leucémie, ou leucocythémie.) Cette accumulation des globules blancs semble provenir d’un obstacle a leur transformation en globules rouges ou d’une plus grande abondance de la production des globules blancs par la rate (leucémie splénique) ou parles ganglions lymphatique s (leucémie lymphatique : leucocytose) ; mais même à l’état physiologique on trouve des variations assez considérables dans la proportion numérique des globules blancs aux rouges : ainsi le nombre des globules blancs diminue sous l’influence de Y abstinence, et chez les sujets avancés en âge; il est au contraire plusconsidé-
A> Globules blancs frais; — a globule blanc dans son liquide naturel; — b, globule blanc dans l’eau; — B, globules blancs traités par l’acide acétique; — a, c, globule blanc uninucléairc ; — b, division du noyau; — d, division plus avancée u noyau ; — /, h, i, k. fragmentations do plus eri plus avancées du novau. (Virchow, Pathologie cellulaire.) '
SANG ET CIRCULATION
rable après les repas, à la suite d’hémorragies, chez les enfants, et chez la femme pendant la grossesse : leur augmentation dans ces cas, et surtout après le repas, constitue ce qu’on a nommé la leucocytose 'physiologique. Enfin dans certains départements du système vasculaire, les globules blancs sont plus abondants : telles sont les veines de la rate et du foie, et ce fait est très important pour établir la physiologie de ces organes.
b. Les globules rouges ou hématies (Gruithuisen, Ch. Robin) forment la plus grande masse du cruor (300 rouges pour un blanc). On a calculé qu’un litre de sang en contient 5 trillions, ce qui porte à 25 trillions leur masse totale.
La découverte des globules du sang appartient à Swammerdam (sur la grenouille), à Malpighi (sur le hérisson). C’est Leuwoenhock qui les a vus le premier chez l’homme (1773). Cette découverte ne fit pas grand bruit, et au commencement de ce siècle Magendie lui-même ne croyait pas à leur existence, pensant qu’on avait pris des petites bulles d’air pour des. globules. En 1835, Giacomini, de Pise, niait encore la présence de globules dans le sang.
Pour arrivera une numération exacte des globules rouges du sang, on calcule le nombre qu’en renferme un millimètre cube. Un procédé usité à cet effet est celui de Yierordt modifié par Potain et plus récemment par Malassez et par Hayem. Il consiste à diluer une quantité déterminée de sang dans une quantité également déterminée d’eau distillée; à recueillir une portion du mélange dans un tube capillaire, puis à compter à l’aide d’un micromètre gradué, sous le microscope, le contenu d’une portion de ce tube '.
1. L’appareil de M. Malassez consiste en un tube capillaire très fin (compte-globules), dans lequel on fait arriver un mélange de sang et de sérum artificiel, et dans lequel on a marqué le rapport entre le volume du liquide et la longueur du trajet qu’il occupe dans ce tube. On peut donc, après avoir examiné avec un oculaire quadrillé ctcompté les globules qui se trouvent dans une certaine longueur, arriver au chiffre qui doit se trouver dans un millimètre cube. Ce chiffre est plus grand pour le sang des veines que pour celui des artères, et en général d’autant plus élevé dans les veines que le sang contenu dans ces der-