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CIRCULATION : CAPILLAIRES

d’aider celles du cœur. Le muscle artériel ne prend aucune part aux pulsations ; il est purement passif dans ce phénomène, ainsi que nous l’avons indiqué plus haut.

2° Capillaires. — Les capillaires sont des vaisseaux de très petit calibre ; dans les plus petits, la lumière est à peine suffisante pour laisser passer un globule sanguin; ces différences de calibre varient selon les régions. Dans la peau les capillaires sont gros relativement à ceux du poumon ou du cerveau : aussi, vu la largeur des capillaires des doigts, réussit-on facilement à injecter par les artères les origines des veines du pied ou de la main.

Les capillaires sont formés en général par des parois propres d’une structure très simple ; le tissu en est amorphe en apparence, avec des noyaux; mais il est reconnu aujourd’hui que cette prétendue membrane amorphe est constituée en réalité par de véritables cellules. (Auerhach et Eberth)

♦Contractions irrégulières dos petits vaisseaux de la membrane natatoire d’une grenouille. La contraction a cto provoquée par une irritation (Wliarlon Joncsl.

SANG ET CIRCULATION

épithéliales, constituées par du protoplasma plus ou moins granuleux et réunies par un ciment intercellulaire amorphe1 ; cette couche de cellules se continue avec celle qui tapisse la face des artères et des veines ( endothélium vasculaire).

D’après ce que nous avons déjà vu, nous savons que d’ordinaire la circulation est continue dans les capillaires, et que l’onde cardiaque ne s’y fait sentir que dans des circonstances exceptionnelles. Nous avons également étudié et expliqué la présence de ce qu’on appelle la couche inerte (voy. plus haut, p. 246).

Les capillaires, tels que nous venons de les envisager, forment une portion parfaitement définie du système circulaloire, et leurs propriétés physiologiques sont parfaitement distinctes de celles des artères et des veines : nous pouvons en effet n’appeler capillaires, avec Kôlliker et C. Morel2, que ces petits vaisseaux qui, sans aucun artifice de préparation, se montrent comme des tubes de substance amorphe, dans lesquels sont enchâssés des noyaux ovales et qui en réalité sont formés de cellules distinctes, comme le montrent les imprégnations par le nitrate d’argent. Mais quelques histologistes, et surtout Ilenle et Charles Robin, comprennent sous cette dénomination et les capillaires proprement dits et les plus fines ramifications des artérioles et des veinules. C’est ainsi que Ch. Robin divise les capillaires en trois variétés : 1° capillaires proprement dits, caractérisés par l’existence d’une seule tunique homogène avec noyaux, et larges de 0,007 de millimètre (diamètre du globule sanguin) à 0,030 de millimètre ; 2° capillaires de la deuxième variété, de 0,030 à 0,070 de millimètre de largeur , pourvus d’une double paroi, dont l’interne est la continuation de la précédente, et l’externe est formée de fibres cellules contractiles disposées circulairement ; 3° capillaires de la troisième variété, larges de 0,60 à 0,140 et offrant de plus que les précédents une troisième tunique externe, formée de tissu connectif. C’est qu’en effet, entre les artères ou les veines et les capillaires proprement dits, se trouvent des vqisseaux de transition formés par des capillaires revêtus d’une seconde enveloppe dite tunique adventice.

1. Voy. Ch. Rouget, Mémoire sur le développement, la structure et les propriétés physiologiques des capillaires. { Archiv . dephysiol., 1873, ti° 6.)

2. C. Morel, Traité d'histologie humaine normale et pathologique, Paris, 1879.

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