‹ Cours de physiologieChapitre 112 sur 260 · SUC GASTRIQUE. - PEPSINE · texte numérisé non relu

SUC GASTRIQUE. - PEPSINE

à chaque bout. La figure 104 et k irîption suffiront pour

donner l'idée de ces canules <-t de Leur mode d'emploi.

Le strique obtenu par ces divers procé* ' :ontient d

principes actifs : au ferment ild pepsine), et un acide.

Fig 103. — Glande pepsique composée \ F:g. 104— Canule à fistule gastrique ".

La matière organique (ferment de nature albuminoïde) que contient le suc gastrique de l'adulte est un ferment que l'on nomme la pepsine ou gastèrase ; ce ferment est de la nature des ferments solubles, comme celui de la salive (ptyaline). Schwann a le pie signalé son existence en 1838 : Pajen 1 l'a obtenu en le précipitant du suc gastrique par l'alcool. Aujourd'hui on se le pro-

1 Payen 'A."), chimiste français (1795-18*1).

* 1. Conduit excréteur tapissé d'un èpithélium cylindrique comme celui de la muq'K'use Citrique eu - 2. culs-de-sac en doigt de gant remplis de - - -

bules granuleux cellules <i lion pepsique), dont les débris vo: -rser

a surl'a<:e gastrique par le conduit excréteur qu'ils remplissent [Kôllikei

** Ai . de la canule: — A, plaque introduite dans l'estomac; — B, plaque

située a l'extérieur: e, rebor-s de la canule; — C. saillies qui rentrent dans la destinée à visser et à dèvis-er les deux parties de la canule; — F, ouverture d canule vue entière et par une de ses extrémités.

M. Dlvai, Thysiol.

cure d'une manière pour ainsi dire industrielle, en l'extrayant de l'estomac des pores abattus pour le service des boucherie^ Cf ainsi que l'on peut préparer la pepsine pure, qui se présente, api

ition, sous la forme d'une poudre blanche: dans le comrceoD la falsifie souvent en la mêlant à de la fécule. La | présente toutes les réactions des matières albuminoïdes. quoique l'on ait le nier sa nature albuminoïde(Briïcke), comme on a nié

celle de la ptyaline (Cohnheirn. (V. Ritter, thèse citée). Elle agit sur les matières albuminoïdes des aliments en les transformant en albuminose ou peptone, c'est-à-dire en une forme isomérique d'albumine qui n'est plus précipitable ni par la chaleur, ni par les es, et qui est facilement absorbable. On évalue à 3 pour 1000 la quantité de pepsine contenue dans le suc gastrique normal.

Mais cette transformation, qui constitue essentiellement la digesti .. stomacale telle qu'on l'effectue expérimentalement in vitro, ne peut avoir lieu qu'en présence d'un acide; la pepsine est donc iée dans le suc gastrique à un acide. INous étudierons dans un ; stant cet acide normal du suc gastrique, et verrons les nomyers - auxquelles a donné lieu sa détermination. ; sons s ici qu'il est actuellement démontré que c'

l'acide chlorhydrique.

Mais nous devons auparavant parler de la présure ou ferment labj qu'il ne faut pas confondre avec la pepsine. Dans ces derières années l'attention a été attirée sur un autre ferment existant dans l'esl • des jeunes sujets, des nourrissons, ferment que les auteurs allemands œ U t sous le nom de /«i. et

qui n'est itre que ce qu'on connaissait depuis longtemps sous le nom de présure. Le àa'.j. étudié par Hammarsten, a pour propriété de coaguler le lait sans le concours des acides, dans un milieu neutre ou même alcalin, contrairement à la pepsine, qui ne coagule le lait que dans un milieu acide. On sépare le lab de la sine par l'action de l'acétate neutre de plomb qui ne précipite que la pepsine. Hammarsten a montré que le lab existe, en grande abondance, chez le veau et l'agneau ; chez l'enfant à la mamelle il a été nsl té soit dans le grand cul-de-sac, soit dans la région torique. La première mocilication que subit le lait en arrivant dans l'estomac du nourri — .. - 1 sa coagulation, qui consiste enune coagulation de la caséine par le lab : aussi, dans l'industrie dts. fromaLr s, ï'est en ajoutant au lait un morceau de caillette de veau (quatrième estomac du ruminant) qu'on obtient sa caséifîcation \

* « Cette sécrétion de prés re . " - exclusivement réservée à l'animal en lactation. Elle persiste tant que l'alimentation reste lactée, mérne en partie. J'ai prépare une présure très active avec la caillette d'un veau de quatre mois,

sic GASTRIQUE, — ACIDE CHLORHYDKIQUE 339

Le lai» joue sans doute ensuite an rôle Important dans la digestion

stomacale du lait ; mais on tend à admettre en généra] aujourd'hui que, chez le nourrisson très jeune, la digestion stomacale est incomplète et éclipsée, en quelque sorte, au point de vue de son importance, par la digestion intestinale. Chez lui, l'estomac, avec ses glandes et sécrétions encore rudimentaires, jouerait le rôle d'un simple réservoir où le lait subit une préparation préalable d< linée à le rendre apte à subir les transformations ultérieures dans la portion suivante du tube digestif.

Acide du sioc gastrique. — Aucune question de physiologie n'a subi des fluctuations aussi irrégulières que celle de la nature de l'acide du suc gastrique. Dans les digestions artificielles, faites in vitro, avec une solution de pepsine, on peut aciduler cette solution avec n'importe quel acide, minéral ou organique, et obtenir un effet digestif. 11 est donc impossible de résoudre ainsi, a priori, la question de l'acide qui aide normalement à la digestion, puisque tous les acides sont capables d'y contribuer ; pour savoir quel est l'acide normal du suc gastrique, il faut procéder directement à l'analyse de ce liquide. Ces analyses ont longtemps donné les résultats les plus contradictoires, et il faudrait presque un volume pour résumer l'histoire de la question; aussi Germain Sée pouvait-il, en 1881, écrire sur ce sujet la phrase humoristique suivante : « quatorze auteurs sont pour l'acide chlorhydrique, douze pour l'acide lactique, deux votent encore pour le biphosphate de chaux. » En effet Prout, Schmidt, Mulder, Brinton, Rouget, Ritter, etc , s'étaient prononcés pour l'acide chlorhydrique; Cl. Bernard, Barreswill, etc., pour l'acide lactique; Blondlot et quelques autres pour l'acide phosphorique (phosphate acide de chaux).

Pour donner une idée de la complexité de la question nous examinerons rapidement quelques-unes de ces opinions et des arguments anciennement émis pour ou contre elles.

Le phosphate acide de chaux, de Blondlot, parait exister réellement dans le suc gastrique, mais dans le suc gastrique de chiens préalablement nourris avec des os, et ce n'est plus alors qu'un érsidu des digestions précédentes.

L'acide lactique existe incontestablement dans le contenu de l'estomac au cours de la digestion, ainsi que l'ont démontré, dès

telaat encore, mais très peu et à de longs intervalles, et nourri surtout d'herbe fraîche. La présure persiste dans l'estomac huit ou dix mois après la naissance, tant que l'alimentation reste en partie lactée ; mais elle cède de plus en plus la place à la pepsine qui bientôt existe seule chez ranimai adulte. La caillette du mouton de boucherie ne renferme plus de présure. » E. Duclaux. Le Lait, Paris, 1887.

1S74 (1 -:. il juillet), Laborde et Dusart, qui les premiers

ont appliqué à l'étude du suc gastrique les réactions colorées des dirivés de l'aniline, réactions d'un emploi si général aujourd'hui. Laborde a constaté que les changements de coloration subis par le

- Ifate d'aniline en présence du bioxyde de plomb sont les mêmes avec le suc gastrique qu'avec une dilution d'acide lactique ou sarco-lactique, et il était arrivé àcette conclusion que non seulement l'acide sarco-lactique existe dans l'estomac, mais qu'il en est le seul

'exclusion de l'acide chlorhydrique. Cependant on pouv. I s demander si l'acide lactique était réellement sécrété par l'estomac ou s'il se formait aux dépens des aliments.

Pour l'acide chlorhydrique, les meilleures raisons invoquées en faveur de sa présence, étaient les suivantes : l'analyse élémentaire du suc gastrique y montre plus de chlore qu'il n'en faut pour saturer la soude pi te; il doit donc y avoir du chlore à l'état chlorhydrique: cet acide résulte de la décomposition du chlorure de sodium apporté par le sang aux glandes : tandis que le chlore (acide chlorhydrique i est versé dans le suc gastrique, la

- de du chlorure de sodium reste dans le sang, d'où l'augmentation d'alcalinité du sang, alcalinité qui est telle que l'acidité des urines diminue, ou que même les urines deviennent alcalines pendant une active digestion (Brinton, Bence- Jones). Mais pour beaucoup d'auteurs cet acide chlorhydrique n'était pas libre dans le suc -trique, mais à l'état de combinaison avec les substances organiques, avec la pepsine pour Schiff < acide chlorhydro-peptique).

La monographie deCh. Richet sur le suc gastrique (Journal de 'Anatomie et de la Physiologie, 1878) vint mettre un certain :rd eut: « rses opinions, en montrant que chacune con-

tenait une partie de la vérité. Ch. Richet s'est servi, pour la détermination quantitati" g îes du suc gastrique, d'une méthode d'analyse dont le principe est dû à Berthelot. à savoir que quand on agite une solution aqueuse d'un acide avec l'éther, l'éther et l'eau se partagent l'acide suivant un rapport constant, qui s'appelle le coefficient de partage, et dont la valeur numérique caracrise chaque acide; de plus, s'il y a deux acides dissous, on peut appeler rapport departaye le rapport qui s'établit entre l'acidité de l'eau et l'acidité de l'éther: ce rapport permet d'évaluer les proportions des acides minéraux (caractérisés par un coefficient de partage très â : des acides organiques (caractérisés par un

coefficient départage très faible). Nous ne saurions entrer ici dans les détails des recherches chimiques dont nous venons d'indiquer le : ;uant aux résultats qu'elles ont donnés, voici comment nousp; as [es résumer: Le suc gastrique pur ne contient que

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