MUQUEUSE PULMONAIRE
résulte que les capillaires forment une nappe «le i">() mètres carrés. Cette nappe est très mine»', et n'a guère que L'épaisseur d'un globule sanguin. 11 n'en résulte pas moins qu'elle représente un
volume de sang à pou près égal à 1 ou 2 litres. On a déplus calculé qu'en vingt-quatre heures il y passe au moins 20.000 litres de sang; cette nappe de sang se renouvelle donc sans cesse. Ces chiffres sont importants, car ils nous font déjà prévoir la grandeur des échanges gazeux qui s'opéreront entre le sang et les niasses d'air mises presque en contact avec lui, puisqu'elles n'en sont séparées que par la mince paroi des capillaires et un épithélium d'une très faible épaisseur.
Il nous faut donc étudier le mécanisme par lequel l'air extérieur est amené au contact de la surface respiratoire, et comment il est renouvelé après que la diffusion gazeuse s'est accomplie entre lui et le sang.
Ces phénomènes sont en tout comparables à ceux de la digestion ; mais tandis que les aliments introduits dans le tube digestif doivent, avant d'être assimilables, subir un grand nombre do métamorphoses, les éléments respiratoires de l'air sont directement assimilables. Ce gaz ne subit qu'une légère action préparatoire, destinée à le mettre dans le même état de température et d'humidité que la surface pulmonaire avec laquelle il va se trouver en contact. L'origine même de l'arbre aérien est disposée de façon à faire subir à l'air cette légère modification. Les fosses nasales sont, en effet, tapissées par une muqueuse très humide, très riche en sang et par suite très chaude ; elle recouvre une série de replis (cornets) circonscrivant des canaux étroits (méats), par lesquels l'air est obligé de filtrer : il se charge de vapeur d'eau à ce passage et se met à la température du corps. Ces seules considérations prouvent que c'est par le nez et non par la bouche que doit se faire la respiration normale, et font comprendre le danger qu'il y a de respirer par ce dernier orifice quand on se trouve dans un milieu très froid et très sec 4.
surface pulmonaire, elle mesurerait, d'après Marc Sée, prés de 81 mètres carrés, c'est-à-dire environ cinquante-quatre fois la surface du corps.
1 D'après les expériences de Smester (Acad. de rnéd., 13 sept. 1S81), il ne faudrait pas croire que, quand on respire avec la bouche ouverte, la respiration se ferait à la ibis par la bouche et par le nez ; elle se fait soit exclusivement par le nez, soit exclusivement par la bouche, mais jamais simultanément par les deux voies. Dans le premier cas, la langue se bombe en arrière, oblitère l'isthme du gosier, et l'air ne passe que par le nez, quoique la bouche soit ouverte; dans le second cas, il y a occlusion de l'isthme naso-pharyngien (muscles staphylo-pharyngiens), comme dans le second temps de la déglutition et l'air ne peut passer par le nez. L'expiration, par exemple, par les deux ori-