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PLAN DE CETTE PHYSIOLOGIE

Dans l'origine, un organisme se compose d'une cellule unique, Y ovule, dont nous avons déjà parlé, et dont nous avons rapidement décrit la segmentation, comme type de génération, de prolifération des cellules en général.

Cette segmentation, en se poursuivant, finit par donner naissance à des couches continues de cellules ; c'est ce qu'on appelle les feuillets du blastoderme. Quoique nous devions revenir sur cette question dans le chapitre consacré à la physiologie de la génération (embryologie), il est nécessaire de donner ici une idée de ces formations, afin de faire ressortir l'importance des cellules, puisque c'est des cellules des feuillets blastodermiques que dérivent les éléments anatomiques de l'organisme.

Fig. 7. — Segmentation de l'œuf.

Dès que l'ovule est divisé en quatre segments, ces segments limitent déjà entre eux, par leur léger écartement, un espace dit cavité de segmentation (c, fig. 7, A). A mesure que la segmentation se poursuit, cette cavité augmente de plus en plus (CS, fig. 7,

DIFFÉRENTES ESPÈCES DES CELLULES i7

B),et finalement l'œuf segmenté formeune sphère creuse (fig. 8,C) dont la paroi est constituée par une simple couche de cellules com parable à un èpithèlii*m. La large cavité circonscrite par cette eouchede cellules mérite toujours lenam'decavtïé de segmentation (GS). Il se produit alors des transformations assez différentes selon

animaux (invertébrés, poissons, oiseaux, mammifères1), m qui peuvent cependant être ramenées au type suivant, c'est-à-dire.

Fie, s. — Cavité de segmentation.

à la formation d'une gastrula (théorie de la gastrula de Hœckel) : L'un des hémisphères delà sphère creuse s'aplatit, puis s'invagine graduellement dans l'intérieur de l'autre hémisphère (fig. 8, D, e^ fig. 9, E) : il se produit ainsi une nouvelle cavité, dite cavité d'invagination (CI, fig. 9) ou cavité de la gastrula (de y/sTr:. estomac, tube digestif, puisque cette cavité correspond à la future cavité intestinale). La cavité de segmentation (GS, fig. 8, D) est ainsi réduite à une fente (fig. 9, E) séparant deux feuillets cel-

Fig. 9. — Cavité delà gastrula.

lulaires : l'un de ces feuillets, placé vers l'extérieur, est dit feuillet externe (e, fig. 9, E), l'autre feuillet feuillet interne (ij. Bientôt le feuillet interne, par division de ses cellules, se divise en deux couches, dont l'une est le feuillet interne proprement dit fi, fig. 9,

i Voy. Mathias-Duval, De la formation du blastoderme dans Vœuf d'oiseau (Annales des sciences naturelles : zoologie, 1834, t. XVIII, n°,.lr 2 et 3), et Atlas d'embryologie, Paris, 1889.

If. Du val, Physiol. 2

F), l'autre le feuillet moyen (m) ou mèsoderme. — Telle est l'origine de la vésicule blastodermique et de ses trois feuillets.

Le feuillet externe, nommé feuillet corné, ectoderme, reste à l'état cellulaire; c'est lui qui formera notre épiderme, notre ècorce externe et les différents organes qui en dérivent (éléments spéciaux des organes des sens ; cellules nerveuses des organes nerveux centraux; voy. Embryologie).

Le feuillet interne ou entoderme donnera, grâce à l'enveloppement qui détermine la cavité interne de l'embryon, Y ècorce interne de celui-ci, Yépithèlium de son futur canal intestinal, et par suite des nombreuses annexes de ce canal, les cellules du plus grand nombre des glandes, du poumon lui-même.

Quant aux cellules du feuillet moyen ou intermédiaire ou mèsoderme, elles subissent des transformations bien plus compliquées : les unes se transforment, par le mécanisme déjà indiqué à propos des cellules en général, en fibres, fibres musculaires, fibres élastiques, connectives et toutes les formes du tissu connectif ; d'autres restent à l'état de cellules, mais en changeant de forme, et alors les unes se mêlent aux éléments fibreux du tissu connectif (cellules embryonnaires ou mésodermiques, cellules du tissu conjonctif, du cartilage, des os, des tendons), les autres nagent dans un liquide (globules sanguins) ; une partie enfin donne naissance aux épithéliums dits d'origine mésodermiques (épithéliums des séreuses, épithélium des appareils génitaux mâles et femelles, épithélium de l'appareil urinaire; voir Embryologie).

Nous voyons, en résumé, que les cellules primitivement semblables des trois couches du blastoderme, en se différenciant chez le fœtus et finalement chez le sujet développé, ont donné lieu aux cellules de Y ècorce externe ou èpiderme, aux cellules des écorces interne ou épithéliales. aux cellules embryonnaires, aux globules sanguins, aux cellules nerveuses.

Les éléments de Y ècorce externe, ceux de Y ècorce ou épithélium interne, et une partie des cellules mésodermiques peuvent être réunis, vu leurs analogies, sous le nom de cellules épithéliales 1, puisqu'ils tapissent également des surfaces; nous n'avons donc, en somme, que quatre espèces principales de cellules types à étudier: la cellule èpithèliale, la cellule nerveuse, le globule sanguin, et la cellule des tissus conjonctif s.

i En effet, le mot épithélium a été primitivement employé pour désigner l'épiderme du mamelon, puis a été étendu à la désignation de l'épiderme des muqueuses pour lesquelles on tend à l'employer exclusivement. On trouve dans Astruc : « La peau fine et délicate qui recouvre le mamelon et qu'on apppelle épithéUon (in\, sur; 6y]).Y) mamelon). »

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