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obscure que forme le globe oculaire: sa face antérieure est en contact avec L'humeur aqueuse et tapissée par un prolongement de la membrane cU Descemet (de la face postérieure de la cornée.
1 V. H. Chrétien. La Choroïde et Tlris. thèse de concours. Paris, 18TG.
2 Dans des recherches récentes (Acad. des sciences, S juin 1891 M rat et
... en expérimentant sur un lapin immobilisé par une injection de curare et en examinant les images de Purkinje. c'est-à-dire les images du miroir cornéen et du miroir cristallinien antérieur, ont constaté que la section du
CHOROÏDE ET (RIS 593
V. fi£. l*»r.. en » ef L3). Sa fece postérieure est, avons non- dit, immédiatement en contact avec la partie périphérique de la convexité antérieure do cristallin, de sorti- que la prétendue chambre postérieure n'existe pa>. La périphérie se continue avec la choroïde, dont ce diaphragme est une dépendance; son ouverture central"correspond au centre du cristallin et constitue ce qu'on nomme la pupille.
Cette membrane a la structure delà choroïde; elle possède de nombreux vaisseaux, des cellules pigmentaires, qui formenl également une couche épaisse à sa lace profonde ou postérieure (uvèe) et des fibres musculaires. Ce dernier élément est le pins important; il se compose de fibres disposées circulairement (sphincler de la pupille) et de fibres radiées (dilatateur de la pupille); ces libres sont innervées par deux nerfs différents, les circulaires par .'<• moteur oculaire commun (racine motrice du ganglion ophtalmique nerfs ciliaires), les radiées par le grand sympathique l.
sympathique cervical produit une diminution dans les dimensions de l'image éristallinienne, tandis que l'excitation de ce cordon produit plus nettement encore un grandissement de cette image. C'est dire que cette excitation fait •mmoder l'œil pour les distances éloignées, pour l'infini, par aplatissement du cristallin. Mais quel est le mécanisme de cette déformation? D'après ce qui est connu du muscle ciliaire, on ne voit aucune de ses parties qui puisse, par sa contraction, produire un tel effet sur le cristallin. Maison peut admettre que sur ce muscle, comme sur plusieurs autres (intestin, pupille), le sympathique agit par inhibition, et on trouve en effet, dans le voisinage immédiat et dans l'épaisseur même du muscle ciliaire, un plexus ganglionnaire, c'est-à-dire des cellules nerveuses, éléments qui sont le siège des phénomènes nerveux dits d'arrêt ou d'inhibition.
1 Aussi quand on coupe le cordon cervical du sympathique, produit-on, en même temps que l'hyperémie de la moitié correspondante de la tête (V. Vasomoteurs, ci-dessus, p. 256), le rétrécissement de la pupille (puisque les fibrns dilatatrices sont alors paralysées et que le muscle constricteur se trouve sans antagoniste). Quelques auteurs avaient pensé devoir nier l'existence de fibres radiées (dilatatrices) de l'iris, et expliquer, par suite, le resserrement de la pupille consécutif à la section du cordon sympathique par une hyperémie, une véritable turgescence de ce diaphragme musculo-vasculaire. Mais les recherches de Fr. Franck (Indépendance des changements du diamètre de la pv pille et des variations de la circulation carotidienne ; Compt. rend. Acad. des sciences, 19 mai, 1879) ne laissent aucun doute sur cette question. Elles démontrent, en effet, que les variations importantes et durables de l'orifice pupillaire qu'on observe en excitant certains nerfs par voie directe ou réflexe ne sont pas subordonnées aux variations de la circulation; elles résultent de l'action des muscles de l'iris. 11 est possible, en effet, d'obtenir des dilatations et des resserrements de l'iris indépendamment des modifications de la circulation; ainsi, quand on coupe le cordon cervical du sympathique au-dessous du ganglion cervical supérieur, on observe à la fois le resserrement de l'iris et la dilatation des vaisseaux carotidiens ; mais si l'on sectionne seulement le prolongement anastomotique entre le ganglion cervical supérieur et le ganglion
M. Duval, Physiol. 38
La pupille se dilate quand l'objet fixé est très éloigné ou peu éclairé; elle se rétrécit dans les cas inverses (objet proche, lumière vive». Ces mouvements sont lents, parce que les fibres sont des fibres musculaires lisses, comme celles du muscle ciliaire : comme ceux de ce muscle, les mouvements de l'iris sont de nature réflexe et ont le même centre de réflexion (Y. p. 98). Cependant l'iris parait directement sensible à l'action de la lumière. La volonté est impuissante à produire le mouvement de l'iris, mais on peut y arriver par une voie détournée; on peut, par exemple, dilater la pupille en regardant un objet très éloigné, en regardant à l'infini, dans le vide ; bien des fois, surtout dans les temps passés, on a employé ce simple détour pour donner aux yeux l'expression de Y extase, qui se caractérise par une grande dilatation de la pupille. Ces effets de dilatation ou de rétrécissement peuvent encore être produits par des agents médicamenteux précieux pour le médecin; la fève de Calabar rétrécit, la belladone dilate la pupille.
La pupille est encore dilatée dans certaines maladies du cerveau et de la moelle. Enfin les mouvements normaux sont plus ou moins faciles, plus ou moins vifs selon les personnes. Nous avous déjà vu que ces contractions paraissent ne jouer qu'un rôle très secondaire dans l'adaptation, de sorte qu'on peut dire, en résumé, que l'iris est simplement un diaphragme qui règle lui-même et par action rèfleœe le diamètre de son ouverture.