REIN ET URINE; RÉSUMÉ
vessie, e( la forcer à descendre contre le bas-fond, «le manière à oblitérer complètement sa cavité (fig. 185); la vessie complètement vide a donc, du moins chez l'homme (mais pas chez tous les animaux), la forme concave que l'on trouve sur le cadavre, quand ce réservoir est complètement vide (fig. 185).
Une fois la vessie vidéo, le canal de L'urètre revient sur lui-même et expulse son propre contenu : mais si ce canal est altéré, et si d'anciennes inflammations lui ont fait perdre son élasticité, il se vide mal, et l'urine qui reste par places au conctact de la muqueuse contribue à en entretenir l'état pathologique.
Résumé. — Les voies urinifères sont représentées dans le rein, successivement et suivant l'ordre même de progression de l'urine, par le glomérule de Malpighi (constitué essentiellement par un peloton vasculaire), le tube de Ferrein, Y anse de Henle, le tube de Bellini (jusqu'au sommet de la papille rénale).
D'après la théorie le plus généralement admise aujourd'hui, le glomérule laisse seulement filtrer l'eau, la partie liquide de l'urine; à cette partie liquide viennent s'ajouter, dans les tubes du rein, les principes constitutifs de l'urine, lesquels sont fournis par l'épithélium de ces tubes Ccet épithélium les empruntant au sang). Le résultat définitif de la sécrétion urinaire ne saurait donc être identifié à un acte de pure et simple fltration. Toujours est-il que le rein ne forme aucun principe nouveau : il ne forme pas de l'urée. Toute l'urée qu'il excrète était primitivement contenue dans le sang (Gréhant).
L'urine est un liquide dont il faut, pour toute analyse physiologique ou pathologique, faire l'étude sur la masse rendue en vingt-quatre heures, pour éliminer les différentes influences qui font varier surtout la proportion d'eau. L'urine des vingt-quatre heures est d'une densité de 1015 à 1020. Elle contient 60 grammes de résidu solide, lesquels se partagent en : urée. 30 grammes; chlorure de sodium, 12 grammes; phosphates et sulfates, 8 grammes. Le reste est représenté par les urates et hippurates, la créatine, etc. L'urine de l'homme et de tous les carnivores est normalement acide (phosphate urico-sodique).
L'urine, qui suinte par le sommet des papilles dans les calices et le bassinet, est conduite, parles uretères, dans la vessie, où elle s'accumule; l'épithélium de la muqueuse vésicale s'opposeàce que l'urine soit résorbée dans ce réservoir. Le besoin d'uriner a pour point de départ la sensibilité toute particulière de la vessie à la distension. La vessie trop distendue se contracte ; l'urine force le passage du col de la vessie (le sphincter de ce col offrant peu de résistance) et pénètre jusque dans la portion prostatique du canal. C'est la sensibilité de la muqueuse prostatique qui joue le principal rôle dans la sensation connue sous le nom de besoin cuisant d'uriner; et c'est le sphincter urétral (muscle de Wilson) qui joue seul le rôle de sphincter volontaire pour la vessie. La miction exige un léger effort, dans lequel la masse intestinale vient presser sur la vessie, surtout au début et à la fin. pour aider la tunique musculaire lisse du réservoir a expulser son contenu.
660 APPAREIL GENITAL MALE