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Fig. 208. — Troisième chorion ou chorion vasculaire *.

Fig. 209. — Enveloppes de l'œuf parfait, placenta. **

on trouve, comme vestige du corps même del'allantoïde, une couche de cellules irrégulières, étoilées, mêlées de quelques fibres connectées, et plongées dans une substance demi-liquide; c'est le magma réticulé des auteurs ; 4° enfin on rencontre ïamnios formant la poche amniotique , qui contient le liquide du même nom (fig. 209

— 18). La membrane amnios rappelle par sa structure celle de la peau, avec laquelle elle se continue et dont elle partage l'origine (feuillet externe du blastoderme) ; elle se compose en effet d'une

* a, Cavité de l'amnios très développée; — o, vésicule ombilicale presque complètement atrophiée; — a/, vésicule allantoïdienne proprement dite; — 16, ses villosités. vasculaires complètement développées et formant le troisième chorion ou chorion vasculaire tout autour de l'œuf. (Voy. l'explication de la figure 204, pour la valeur des lignes pleines, ponctuée et à traits interrompus.) (Kolliker, Embryologie ou. traité du développement de Vhomme et des animaux supérieurs.)

** tj. Cavité de l'amnios on n'a pas représenté le corps du fœtus; — le cordon ombilical, 16, est coupé au point où il s'attache à l'ombilic; en 17); — o, reste xie la vésicule ombilicale; —18, amnios; — 19, chorion définitif ; — 20, placenta fœtal ; — 21, muqueuse ou caduque utérine; — 22, placenta maternel; — 23, caduque fœtale;

— 24, tissu musculaire de l'utérus; comparer avec la figure 201, p. 701.

couche épithéliale à cellules pavimenteuses. et d'une sorte de derme, formé de tissu cellulaire et renfermant quelques éléments musculaires lisses.

Placenta, nutrition du fœtus. — Le rôle essentiel de l'allantoïde est de former, au point où ses villosités persistent et où elles prennent même un développement exagéré (au niveau delà caduque sérotine), l'organe principal de la nutrition du fœtus, le placenta. A ce niveau, en effet, les villosités chorio-allantoidiennes se développent, se ramifient (placenta f 'rondos um j et plongent dans la caduque sérotine (fig. 209 — 20 et 22), qui, à ce même niveau, subit une hypertrophie caractérisée par la présence de villosités tout aussi vasculaires et tout aussi ramifiées. Ces villosités, d'origine opposée, vont à la rencontre les unes des autres, s'enchevêtrent et constituent finalement ce gâteau plus ou moins circulaire, d'apparence compacte, qui forme le lieu d'échange entre l'organisme fœtal et l'organisme maternel * (fig. 209 — 20).

1 Chez les animaux à placenta diffus (jument), les villosités cboriales, qui revêtent la surface de l'œuf sur toute son étendue, sont reçues dans des cavités ou cupules de la muqueuse utérine : ces cupules ne sont pas des glandes hypertrophiées ; c'est ce que H. Planteau s'est attaché récemment à démontrer; ces cavités de réception résultent de ce que la muqueuse s'est très épaissie, poussant vers l'intérieur de la cavité utérine des prolongements en tonne de cloisons qui circonscrivent des cupules : l'étude de ces cupules est particulièrement intéressante, vu les nombreuses interprétations auxquelles elles ont donné lieu: aussi H. Planteau s'attache-t-i! à établir que ces cupules ne sont pas des cavités creusées dans le tissu préexistant de la muqueuse, mais résultent de ce que la muqueuse utérine a fait saillie dans les intervalles des vilcsités choriales; qu'au niveau de ces cupules et de leurs cloisons, l'epithélium est devenu pavimenteux et irrégulièrement stratifié; que jamais les glandes ne viennent s'ouvrir au fond de ces cupules, mais bien sur les plis saillants qui en dessinent les interstices. Ces faits étaient importants à constater, car, si depuis longtemps il est démontré que les glandes utérines ne jouent aucun rôle chez la femme soit dans la placentation, soit dans la nutrition du fœtus, on a souvent (Sharpey, Turner) avancé que, chez les animaux à placenta diffus, les glandes utérines sécréteraient un liquide spécial, un prétendu lait utérin. Pour ce qui est des glandes, les faits anatomiques sus-indiqués les mettent suffisamment hors de cause, et on peut encore signaler ce fait remarquable que, chez les ruminants, des la naissance, les points où iront s'insérer plus tard les cotylédons placentaires sont déjà marqués par des caroncules fongiformes qui deviendront les cotylédons maternels, et que précisément la muqueuse qui les recouvre cesse, au niveau de leur base, de renfermer aucune e de glande. Restent les cupules que Planteau a décrites avec soin, et qui, d'après Ercolani. représenteraient des glandes de nouvelle formation. Mais le développement de ces cupules, dit l'auteur, est tel qu'aucune assimilation de ce genre n'est possible, et. du reste, ces cupules, pas plus que les glandes proprement dites, ne sécrètent un liquide particulier pendant la gesta-

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