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GRAND SYMPATHIQUE

thique sont excitables parles mômes agents que les nerfs rachidiens, par l'électricité, par Les agents chimiques ; mais l'excitant physiologique que nous avons désigné précédemment sous le nom de volonté n'a pas d'action sur ce système: aussi les mouvements qui se produisent dans le domaine du grand sympathique sont tous involontaires. D'autre part, ces mouvements, lorsqu'ils sont produits par l'excitation artificielle du nerf, mettent un certain temps

e produire; ils apparaissent lentement et cessent lentement. Cotte nouvelle différence tient autant à la nature des fibres nerveuses sympathiques, qui sont surtout des fibres de Remak(V.p. 25 et 27), qu'à la nature des muscles auxquels elles se distribuent (V. plus loin, Muscles lisses).

Le grand sympathique possède donc des fibres nerveuses qui fonctionnent par une conduction centripète et d'autres qui fonctionnent par une conduction centrifuge. Il peut ainsi prendre part à des réflexes; et, en effet, dans la classification des réflexes que nous avons donnée (p. 72), nous avons vu que ces phénomènes pouvaient trouver l'une de leurs voies (la centrifuge ou la centripète), où même tous les deux à la fois, dans les nerfs du sympathique. Les réflexes auxquels nous faisions allusion alors avaient, du reste, leurs centres dans le système médullaire. Mais ici se présente, sous une nouvelle forme, la question de l'indépendance du grand sympathique. Les réflexes qui ont ce nerf pour voie de con duction peuvent-ils avoir pour centre uniquement des ganglions sympathiques, de façon à ne rien emprunter (ni comme conducteur, ni comme centre) au système céphalo-rachidien? On a cru longtemps à cette indépendance complète, et c'est dans cette pensée que Bichat donnait aux ganglions semi- lunaires le nom de cerveau abdominal. On faisait donc présider le grand sympathique, comme centre, aux fonctions des viscères en général, et plus particulièrement aux fonctions de nutrition.

Les expériences de Cl. Bernard ont montré que le ganglion sous-maxillaire peut servir de centre à la sécrétion salivaire ; Fr. Franck considère comme démontrée l'action réflexe du ganglion ophtalmique sur les mouvements de la pupille; mais, à part quelques rares exemples de ce genre, les expériences les plus attentives n'ont pu démontrer des fonctions centrales dans aucun des autres ganglions placés sur le trajet des rameaux du grand sympathique. Il n'en serait pas de même des petits ganglions placés sur les rameaux terminaux de ces nerfs, dans l'épaisseur même des viscères; ces derniers ganglions serviraient de centres aux mouvements partiels des muscles viscéraux, et régleraient, par exemple, les contractions péristaltiques des parois intestinales. Les autres

ganglions (ganglion de Wrisberg, sanglions semi-lunaires, ganglions du plexus hypogastrique. etc.) pourraient tout au plus être comme des centres provisoires, des lieux de relais où s'accumulerait l'action nerveuse venue de plus haut. Nous auro:

enir su: ses interprétations --.. - . - en étuc

-motem - .

Il esl reconnu aujourd'hui que la plupart des phénon:

s fonctions viscérales ont pour centre la moelle épinièi et que. même pour ses fonctions vaso-motrices Y. Circulation), le grand sympathique n'a qu'une force d'emprunt provenant de la parti- s . ieure de l'axe nerveux rachidien: il en est de même pour son influence sur le cœur, et pour la plupart des réfiel viscéraux, dont le centre se trouve dans la moelle, de telle sorte que l'expression même de système grand sympathique ne signifie plus rien aujourd'hui. Du reste, le nerf pneumogastrique p: sou; bi d les rapports physiologiques, de même que pour plus d'un point de sa constitution anatomique. les plus g? es analogies avec Les rameaux dits sympathiques. Aussi, de même que nous avons remis à l'étude des différentes fonctions auxquelles ils sont anne: l'analyse du rôle des divers rameaux du pneumogastrique i allant au eœuTj au poumon, au tube d: stii . de même il n'y a pas lî d'entrer ici dans le détail des fonctions d'innervation du grand

ipathique. En étudiant l'œil et l'innervation de l*iris, :.ous examinerons le rôle oculo-pupillaire de ce nerf; en étudiant l'innervation du cœur, nous nous expliquerons sur le rôle de ses filets cardiaques: enfin, en étudiant la circulation et l'innervation des parois vaseulaires, nous aurons à nous étendre longuement sur les nerfs vaso- te rs'

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