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MUSCLES LISSES

ainsi qu'il faut comprendre Les dénominations de muscles thermosystaltiques appliquées aux fibres Lisses, et de muscles athevmosystaU tiaifes appliquées aux fibres Btriées^ c'est ainsi que. les fibres lisses du d art os, et en général celles de la peau, se contractent par leçons tact d'un milieu froid, et notamment par l'immersion dans l'eau froide: c'est ainsi que l'on voit les parois intestinales d'un animal sacrifié et ouvert, présenter des mouvements péristaltiques très accentués soit par le contact de l'air froid, soit par celui de l'eau chaude. Il suffit d'eau à 20 degrés sur un animal mort depuis quelques instants et déjà refroidi. La lumière elle-même est un excitant des muscles, mais seulement des muscles lisses (expériences de Brown-Séquard sur des yeux de grenouille et d'anguille; mouvements de l'iris).

Comme excitants directs des fibres musculaires lisses, excitants qui agiraient sur ces libres à l'exclusion des fibres striées, on a cité divers agents, dont l'action est encore très contestable à ce point de vue, car elle parait se produire plutôt par l'intermédiaire du système nerveux. Nous citerons l'acide carbonique, d'après Brown -Séquard; le seigle ergoté, d'après Holmes; la quinine, l'atropine, d'après divers expérimentateurs; mais Vulpian a montré combien étaient peu précises nos notions théoriques sur le mode d'action de ces diverses substances.

Nous manquons de données précises sur le travail musculaire, sur la fatigue musculaire des muscles lisses. Mais leur entrée en rigidité cadavérique a lieu comme pour les muscles striés ; on l'observe sur les muscles de la peau, sur les petits faisceaux annexés aux follicules pileux et elle se traduit par le phénomène de chair de poule post mortem. Sur les suppliciés, Gh. Rolin a observé que l'état de chair de poule se produit, par rigidité des muscles de la peau, de trois à sept heures après la mort.

Les muscles lisses de l'appareil do la vie de relation chez les invertébrés présentent des propriétés bien différentes de celles classiquement connues pour les muscles lisses des vertébrés. D'abord ils sont soumis à l'influence de la volonté; puis ils ne sont pas thermosystaltiquos et leur irritabilité est aussi grande que celle des muscles striés. Ainsi les muscles lisses du poulpe réagissent aux mêmes excitants et leur contraction est plus rapide et plus brève que celle des muscles rouges du lapin. De même pour la période latente. On peut donc dire qu'il n'existe pas de différence essentielle entre la physiologie des muscles lisses et celle des muscles striés, les muscles lisses arrivant, dans certaines conditions, à égaler les muscles striés et même à les surpasser quant à leurs propriétés contractiles1.

1 H. de Varigny, Sur quelques points de la physiologie des muscles lisses chez les invertébrés (Comp. rend. Acad. des sciences, 2 mars 1885).

Les différences classiquement admises entre le mode de fonctionnement des muscles striés et celui des muscles lisses tiendraient en grande partie à leur mode d'innervation; à cet égard Ramier arrive en définitive à la formule suivante : « On ne doit pas chercher la définition anatomique d'un appareil musculaire de la vie organique dans la structure des éléments musculaires qui le composent, mais dans la disposition des nerfs qui s'v rendent. La disposition plexiforme (avec renflements ganglionnaires) de ces nerfs, avant d'arriver à leur terminaison ultime, caractérise un muscle de la vie organique. Dans les muscles de la vie animale, au contraire, les fibres nerveuses se rendent directement aux éléments musculaires auxquels elles sont destinées. »

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