IV. CELLULES CONTRACTILES
Les diverses propriétés des cellules contractiles se rapprochent tout à fait de celles que nous avons étudiées dans les cellules en général ; il en est ainsi en particulier de leur faculté de changer de forme. Cette propriété étant commune à toutes les masses de protoplasma, nous ne pouvons faire ici allusion, après avoir parlé du muscle proprement dit, qu'aux cellules contractiles spécialement utilisées par l'économie au point de vue de leur contractilitè ou irritabilité. Or, ces éléments sont presque uniquement développés dans les parois des artères et surtout des petites artères ; c'est donc en faisant l'étude des petits vaisseaux (V. Circulation) que nous devrons étudier les fonctions de ces formes musculaires embryonnaires.
Parmi les mouvements produits par les cellules, il va encore les mouvements des cils vibratilcs ; nous en parlerons à propos des épithéliums cylindriques qui présentent ce revêtement ciliaire.
Nous nous arrêterons seulement ici sur les mouvements ou contractions de certaines cellules pigmentées (cliromoblastes) qu'on rencontre dans la peau de différents animaux, et dont les changements de forme ou de situation, sous l'influence de phénomènes nerveux réflexes, produisent des changements remarquables de couleur (caméléon). Cette question, si intéressante au point de vue de la physiologie générale, a été étudiée particulièrement par G. Pouchet et par P. Bert1. Il résulte des observations de ce dernier physiologiste que les couleurs et les tons divers que prennent les caméléons sont dus au changement de lieu des corpuscules colorés, qui, suivant qu'ils s'enfoncent sous le derme, qu'ils forment un fond opaque
1 P. Bert, Sur le mécanisme et les causes des changements de couleur chez le caméléon (Comptes rendus de VAcad. des sciences, 22 novembre
G. Pouchet, Des changements de coloration sous l'influence des nerfs (Journ. de l'anat. et de la phytiol , janvier et mars 1876).