MUSCLES - RESUME 1 1 T
sous la couche cérulesconte, ou qu'ils) s'étalent en ramification* BUperfj ciellos. laissent à la peau sa couleur jaune, ou lui donnent les couleur» verte et noire.
Les chromoblastes, tonnant, comme éléments anatomiques, une variété parmi 1<>* éléments du tissu conjonctif, sont doués de mouvements amaboïdes; l'électricité, le système nerveux, l'approche de la mort influencent ces mouvements. Dans les conditions normales, les changements do couleur produits par L'état d'expansion ou de retrait des diverses sortes de chromoblastes ont en général pour résultat d'harmoniser le ton de l'animal avec celui du tond, mais parfois aussi de produire un véritable changement de livrée, certaines parties du corps devenant plus claires ou plus foncées sur un fond déterminé. .
Les mouvements de ces corpuscules sont commandés par deux ordres de nerfs dont les uns les font cheminer de la profondeur à la surface, les autres produisent l'ellèt inverse. Les nerfs qui font refluer les corpus cules colorés sous le derme ont les plus grandes analogies avec les nerfs vaso-constricteurs; comme eux ils suivent le trajet des nerfs mixtes des membres et du grand sympathique du cou; comme eux ils ne s'entrecroisent point dans la moelle épinière; comme eux ils ont, pour la tête, leur origine au commencement de la région dorsale ; comme eux ils possèdent un centre réflexe très important dans la moelle allongée. Les nerfs qui amènent les corpuscules vers la surface sont 'comparables aux nerfs vaso-dilatateurs ; mais, si l'on est forcé d'admettre leur existence, il est difficile de dire quelque chose de bien net sur leur distribution anatomique et leurs rapports avec les centres nerveux ; très probablement ils traversent des cellules nerveuses avant de se rendre aux corps colorateurs.
Chaque hémisphère cérébral commande, par l'intermédiaire des centres réflexes, aux nerfs colorateurs des deux côtés du corps; mais il agit principalement sur les nerfs analogues aux vaso-constricteurs de son côté, et sur les nerfs analogues aux vaso-dilatateurs du côté opposé.
L'empoisonnement par le curare ne parait pas modifier sensiblement la fonction chromatique. La morphine ne donne pas de résultats plus concluants. La strychnine paraît avoir pour action marquée d'activer les changements de coloration. Mais les résultats les plus remarquables sont dus à l'action delà santonine. Cette substance, du moins chez les crustacés, provoque une dilatation considérable des chromoblastes. Ainsi le seul agent toxique qui agisse nettement sur la fonction chromatique est précisément une substance qui a sur les fonctions du nerf optique une action bien connue. 11 y a donc un rapport entre les poisons de la rétine et le système anatomique des chromoblastes, de même qu'il y a un rapport entre l'état de perfection de ces éléments transformés en chromatophores chez les céphalopodes, et le volume de l'appareil de la vision chez les mêmes animaux.
Résumé. — H y a deux espèces de muscles : les muscles striés et les muscles lisses.
Les muscles striés sont bian nommés, car ils présentent des stries transversales , qui, loin de résulter d'artifices de préparation, existent
même sur le vivant, comme le prouve l'expérience du spectre musculaire et la constitution intime des fibrilles [disques clairs et disques sombres, voir fig. I
L^ muscle est très élastique; cette élasticité diffère de celle des fibres élastiques en ce qu'elle dépend de la nutrition du muscle.
Quant à la tonicité ou tonus musculaire, il est un effet de l'innervation : c'est un acte réflexe dans lequel les nerfs moteurs, la substance grise de la moelle et les nerfs sensitifs sont en jeu.
Le muscle en passant à Vétat actif change de /orme, mais non de volume; il gagne en largeur ce qu'il perd en longueur. :Si le muscle contracté sur le vivant est dur et résistant, c'est qu'il ne peut réaliser (vu ses insertions) le raccourcissement complet, la forme globuleuse qui le caractérise à l'état actif.
Dans le muscle à l'état actif, les combustions sont beaucoup plus considérables : la réaction des muscles devient alors acide (acide sarcolactique) ; sa température s'élève, et le sang veineux qui en sort est pauvre en oxygène et riche en acide carbonique.
La chaleur produite par le muscle actif se dégage en partie à l'état de chaleur, et se transforme en partie en travail mécanique (équivalent mécanique delà chaleur).
Les combustions musculaires (sources du travail mécanique) se font essentiellement aux dépens des aliments hydrocarbures (expérience de Fïck et AYislicenus; études plus récentes de Chauveau : consommation de glycose).
La rigidité cadavérique est due à la coagulation de la fibre musculaire (masculine) ; elle se manifeste d'un quart d'heure à sept heures après la mort, en commençant par les muscles des mâchoires, et dure d'autant plus longtemps qu'elle commence plus tard.
Par une excitation brusque et courte (un choc) et par l'inscription à l'aide des appareils myographiqùes (myographe de Marey), on obtient ce qu'on appelle la secousse musculaire (excitation latente, raccourcissement et retour à la forme primitive) : par des excitations très rapprochées, on obtient la fusion de ces secousses, c'est-à-dire le tétanos physiologique ou contraction proprement dite. Il faut environ trente excitations par seconde pour produire ce tétanos physiologique.
Le mécanisme intime de la contraction parait être représenté par un gonflement de la fibre, gonflement qui progresse sur toute sa longueur comme une vague (onde musculaire de Aeby et de Marey I ; dans la fibrille on constate alors que le disque épais est la seule partie qui change de forme: ce disque diminue d'épaisseur: c'est en lui que s'est spécialisée la propriété contractile du protoplasma; les autres parties (disque mince et espaces clairs) sont seulement élastiques.
La physiologie des muscles lisses se résume en ce que leur contraction est involontaire et lente; l'excitation latente dure longtemps. Il n'y a pas pour eux de tétanos physiologique, car leur contraction, quelle que soit sa durée, représente une seule secousse et non une série de secousses fusionnées. Les muscles lisses réagissent aux mêmes excitants que les muscles striés; ils sont, de plus, thermosystaltiques ; ils présentent éga-
MÉCANIQUE GÉNÉRALE PEfl MUSCLES
l.-im'iit te phénomène de la rigidité cadavérique (ex. : chair de poule post mortem). Les muscles lises de certains invertébrée sont très analogues par leurs propriétés physiologiques aux musclés stri