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SANG — RESUME

Les globules rongea proviennent des globulea blancs, mais non par une transformation directe, comme on l'avait cru autrefois. La forme globule -t précédée par celle dite hématoblaste (de Hayem); quant aux hématoblas tes eux-mêmes, ils proviennent, chez les ovipares (hématoblaste i nucléés), de la transformation de petites cellules (dites noyaux d'origine par Pouchet) qui sont produites parla prolifération des leucocyte, dans le saiiLr; chez les vivipares, au contraire, on cherche en vain la formation des hématoblastea dans le sang en circulation; cette production se localise dans certains organes et a été en particulier bien étudiée dans la moelle

os i.Malassez); on y voit de jeunes leucocytes, dit médullocelles, se transformer en grosses cellules chargées d'hémoglobine (cellules de Neumanni. et ces grosses cellules produire des bourgeons qui, se détachant sous forme de fragments de protoplasma (sans noyau), ne sont autre chose que les bémotoblastes (non nucléés) des vivipares. Les globules rouges nuclées de l'ovipare (ou de l'embryon du vivipare) ne sont donc pas, quant à la morphologie cellulaire, les homologues des globules rouges du vivipare adulte : les premiers sont de vraies cellules ; les seconds sont des fragments de cellules (analogie des cellules de Neumann avec les clasmatocijtes de Ranvieri.

B. La partie liquide du sang contient beaucoup de substance albumineuse (environ 78 à 100 grammes pour 1 litre de sang). Ces 78 grammes (de substance albumineuse sèche) sont composés de 3 grammes de fibrine (sèche) et de 75 grammes de diverses albumines (sèches).

La solidification de la fibrine est la cause de la coagulation du sang. Lorsque la fibrine se coagule en englobant les globules rouges, il se produit un caillot (fibrine et globules); ne pas confondre caillot et cruor. Lorsque les globules rouges se déposent au fond du vase avant la séparation de la fibrine, celle-ci se coagule alors en un caillot incolore qui vient surnager et que l'on nomme couenne. On peut d'autre part, par le battage, séparer la fibrine : il reste alors un liquide tenant les globules en suspension (sérum plus les globules). Ne pas confondre le sérum du sang avec le liquor ou plasma.

Le mécanisme de la coagulation de la fibrine est encore discuté ; on ne peut qu'enregistrer les causes qui la retardent (froid, contact des parois vasculaires) ou qui la favorisent (contact de l'air, des parois du vase, des corps étrangers, battage, présence des globules, etc.).

Le liquide qui reste après la coagulation et la séparation de la fibrine est le sérum, dans lequel on trouve :

1° Les albumines du sang : serine, paraglobuline, peptones;

2° Les matières grasses (2 à 4 pour 1000 de sérum) ;

3° Les alcools (cholestérine), les sucres (glycose), les dérivés azotés (acide urique, urée, etc.);

4° Les sels minéraux (6 à 8 pour 1000 de sérum), qui sont, dans l'ordre d'importance : le chlorure de sodium, le carbonate de soude, le phosphate de soude.

Le sang contient en volume 45 pour 100 de gaz : ce sont l'oxygène et l'acide carbonique, en proportion de sens inverse dans le sang artériel et dans le sang veineux (V. Respiration).

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