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VAISSEAUX ET GANGLIONS LYMPHATIQUES

testé, à tort, ceux de L'urètre et de l'œsophage1; il paraît ne pas y en avoir dans Les muqueuses vésicales et conjonctivales.

Sur le trajel des vaisseaux lyni[)hatiqut's se trouvent développés des ganglions pour la structure compliquée desquels nous renvoyons aux traités d'histologie. Nous nous contenterons de dire que ces ganglions sont forcés par un fin tissu réticulé dans les mailles duquel s'accumulent les glohules blancs. Là ces globules se reproduisent, c'est-à-dire se multiplient par division. L'observation directe, sur des coupes de ganglion durci, permet d'assister à toutes les phases de cette division cellulaire; l'observation indirecte la démontre d'une façon aussi évidente, puisque dans la lymphe qui sort d'un ganglion (vaisseaux efférents) les globules blancs sont plus abondants que dans la lymphe qui y entre (vaisseaux afférents). I. - ganglions lymphatiques sont donc essentiellement des lieux de production de globules blancs, destinés à être versés dans le sang.

La question des origines des lymphatiques a été longtemps l'objet de nombreuses controverses, et aujourd'hui encore elle est interprétée de deux manières différentes.

A. La plupart des auteurs admettent les origines des lymphatiques dans le tissu conjonctif. A cet égard on avait d'abord admis une communication des radicules lymphatiques avec les corpus-

I La présence des lymphatiques dans ces muqueuses a été l'objet de nombreuses recherches.

La muqueuse de l'urètre est bien décidément pourvue de lymphatiques : d'après les recherches de Sappey, ils sont très fins, et leurs réseaux convergent tous vers le frein de la verge d'où ils se rendent vers les ganglions du pli de l'aîne; mais en arrière ils communiquent avec les lymphatiques des voies séminifères et du testicule, ce qui explique la propagation jusqu'aux bourses de l'angioleucite blennorragique (Sappey).

La vessie, par contre, est complètement dépourvue de lymphatiques ; Sappey a montré que les troncs décrits par Cruikshanck et Mascagni sur cet organe, n'y prennent pas naissance, mais proviennent de la prostate, et rampent, pour se rendre dans les ganglions intrapelviens, sur les parties postéro-latérales de la vessie. On invoque parfois cette absence de lymphatiques pour expliquer la non-absorption par la muqueuse vésicale, mais il faut voir dans ce refus de passage un phénomène essentiellement épilhélial(Voir Appareil urinaire).

Les lymphatiques de la pituitaire ont été longtemps un sujet de débats entre les anatomistes. Malgré les descriptions de Cruveilhier, Sappey refusait de les admettre, parce qu'on ne pouvait poursuivre les vaisseaux injectés jusqu'à leurs ganglions terminaux. Aujourd'hui, après les recherches de Simon, de Panas, de Sappey lui-même, l'existence de ces lymphatiques ne peut plus être contestée, car on est parvenu à les poursuivre jusque vers des ganglions stylo-pharyngiens, et vers un gros ganglion situé au-devant de Taxis, le ganglion le plus élevé du corps (Sappey).

II en est de même des lymphatiques de l'œsophage.

Mais, par contre, ceux de la conjonctive palpébrale et oculaire sont encore contestés (Sappey).

M. Duval, Physiol. 18

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cales étoiles (cellules plasmatiqaes) du tissu conjonctif (Virchow, Leva:?. Heidenhain), opinion qui ne compte plus guère aujourd'hui de défenseur. C'est dans les lacunes de ce tissu que se feraient ces origines qui seraient ainsi non pas des canaux intra-cellulaires, mais des espaces intercellulaires. En France. Rouget et Ranvier1 ont défendu cette opinion; ils considèrent les lymphatiques comme communiquant librement à leur origine avec les vides, les interstices des tissus. L'anatomie comparée, fait remarquer Rouget, nous

atre chez les animaux inférieurs des circulations purement lacunaires (siponcles), dont les origines lymphatiques pour la lymphe sont les seuls restes chez les animaux supérieurs. D'autre

t, le péritoine doit être considéré comme un reste de ce qui constitue chez les animaux inférieurs la cavité générale du corps. Or, chez les animaux supérieurs., le système lymphatique continue a communiquer librement par de petites ouvertures avec la cavité péril ac - . comme Recklinghausen l'a démontré le premier. Mettant à la surface du péritoine diaphragmatique du lait ou une sul si .- pulvérulente en suspension dans un liquide, il a vu les gouttelettes de graisse ou les autres granulations traverser la couche épithéliale en des points déterminés; Ranvier décrit les mêmes phénomènes ; l'étude de la séreuse péritonéale à l'aide du nitrate d'argent lui a permis de constater que ces points correspondaient à les pores particuliers situés entre les cellules de [*é .-. m iritonéal (du centre phrénique), et conduisant dans les lacunes qui sont le commencement des lymphatiques du diaphragme. Ces faits ont été vérifiés en Allemagne par Ludwig, ScL" gger-Seidel, Dybrowsky, Dogiel, etc. Les mêmes expérie: ftt été reproduites avec plein succès par Rouget, qui a vu

des injections s atanées de particules colorantes se faire dans les lymphatiques du diaphragme, quand on injecte ces substances dans la cavité péritonéale de l'animal vivant.

endant il serait très probable, d'après les recherches de Ranvier. que les orifices au moyen desquels cette absorption se produil sonl irmalement béants, mais qu'ils s'ouvrent seu-

lement au moment du passage des particules résorbées. La disposition de ces orifices est encore énigmatique. On avait cru en apercevoir ' :+Les ^es régions du péritoine (Sehweigger-Seidel et D giel), et même sur le mésentère; mais Ranvier, qui a repris cette étude, est arrivé à conclure qu'il n'existe en ces points ni bouches absorbantes ni stomates, mais bien des trous faisant com-

l Ranvier, I : <? sur le* lymphatiques (Progrès médical, 18Î4, et Traité technique d'histologie, p. 668 .

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