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ORIGINES DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES

muniquer Les deux côtés du mésentère par dr< orifices dont la structure doit être rapprochée de celle qu'il a décrite pour les parties analogues de L'épiploon (V. pour plus de détails: Ranvier, Soc. de biologie, 1872, et II. Farabeuf, De V Épidémie et des Épithéliums, p. 171).

Ainsi les interstices du tissu conjonctif, dans lesquels se dèV 3érum-sanguin exsudé des capillaires, et les globules blancs sortis de ces vaisseaux par diapédèse, ces interstices sont les lieux d'origine des lymphatiques.

Le système lymphatique est un appareil de drainage, qui recueille la lymphe interstitielle et la ramène dans le sang. < l'est ce que représente le schéma de la figure (. »i . aussi bien pour les lymphatiques annexés à la circulation générale que pour ceux annexés à la circulation pulmonaire. A cet égard le tissu cellulaire, ou tissu conjonctif lâche, pourrait être considéré comme un large sac lymphatique cloisonné, en communication directe avec les vaisseaux lymphatiques. L'anatomie pathologique en fournirait de nombreuses démonstrations (Ranvier), ainsi que

l'anatomie comparée, et que l'étude du développement des vaisseaux lymphatiques et des tissus, dits tissus lymphoïdes. Ainsi les sacs ou réservoirs lymphatiques des vertébrés inférieurs se laissent à peine délimiter du tissu connectif ambiant, et Mayer les considère comme des lacunes du tissu cellulaire (grenouilles). A mesure que le système lymphatique, qui n'existe d'une façon distincte que chez

Fig. 91. — Rapport de l'appareil sanj: uin et de l'appareil lymphatique *.

* 1, ?, Oreillette et ventricule gauches; — 4, capillaires généraux; — 5, veines ; — 6, 7, oreillette et ventricule droits ; — S. artère pulmonaire; — 9, capillaires pulmonaires; — 11, 12, les espaces (origines) lymphatiques.

les vertébrés, se développe d'une façon de plus en plus nette dans l'échelle de ces animaux, on le voit provenir de modifications du tissu connectif. Leydig a vu que dans beaucoup de poissons osseux la tunique adventice des vaisseaux du mésentère se transforme en aréoles remplies de petites cellules incolores, c'est-à-dire, en réalité en une véritable gaine lymphatique; on observe le même phénomène dans la tunique adventice des artères de la rate, dont le tissu connectif se transforme peu à peu en ce réticulum lymphoïde qui constitue les corpuscules de Malpighî, comme il constitue les ganglions lymphatiques.

En effet, les nombreux travaux des auteurs que nous venons de citer, sur la structure des ganglions lymphatiques, fournissent une nouvelle série de considérations, invoquées par eux en faveur des rapports intimes (d'origine) du système lymphatique avec le tissu connectif. Ces ganglions, clans l'étude histologique desquels nous ne pouvons entrer ici, ont été de tout temps considérés comme formés par un pelotonne ment des capillaires lymphatiques ; or, leur étude attentive a montré dans ces derniers temps qu'ils sont en même temps composés d'un tissu connectif à mailles plus ou moins lâches, dans lesquelles s'infiltre (lacunes lymphatiques) le courant lymphatique pour entraîner les corpuscules (p. 275) qui s'y développeraient par prolifération des cellules plasmatiques, absolument comme se développent les globules du pus, par prolifération semblable, dans toute inflammation du tissu conjonctif ; ainsi se trouverait expliquée la ressemblance ou pour mieux dire l'identité morphologique des globules du pus et des globules lymphatiques ou globules blancs du sang.

On trouve, du reste, toutes les transitions entre les ganglions lymphatiques et le tissu connectif proprement dit.- le tissu connectif de la muqueuse intestinale, formé de trabécules lâches, circonscrivant des mailles riches en globules blancs, et dans lesquelles viennent s'ouvrir de nombreux capillaires lymphatiques {lacunes, sinus lympathiques), représente, d'après les recherches de His (tissu adénoïde), le tissu rudimentaire d'un ganglion lymphatique étalé et diffus ; en certains points, ce tissu se condense et forme des amas mieux circonscrits : ce sont les follicules clos, isolés ou réunis en plaques de Peyer, dans lesquels on a depuis longtemps reconnu unestructureidentique à celle des ganglions lymphatiques.

A cette question de l'origine des lymphatiques dans le tissu conjonctif se rattache l'étude des espaces périvasculaires que Gh. Robin (1858). puis His (1863) ont successivement décrits autour des vaisseaux de l'encéphale (Gaines lymphatiques de Cli. Robin de His/ Ce sont des conduits

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