ALTÉRATION DE L'AIR PAR LA RESPIRATION
ganglions, sort veineux de ces parties; il fallait, en conséquence, qu^il fût ramené dans les cavités droites , ce qui impliquait Texistenec des veines bronchiques.
Mais le sang que d'autres divisions capillaires des artères bronchiques ont conduit au voisinage des cellules pulmonaires peut rentrer artériel encore dans les divisions des radicules des veines pulmonaires. En ce point , des veines bronchiques étaient inutiles.
AliVÉRATlOlV DK Ij'AUI PAR LA RBUPIRATIOIV.
Je ne m'astreindrai pas à donner ici Thistoire complète des propriétés de Tair et des fluides élastiques; on trouvera ces détails dans les traités de chimie, de physique, et de météorologie. h me bornerai à rappeler la composition de la masse gazeuse qui, sous le nom i^ atmosphère, enveloppe le globe d'une couche qui n'a pas moins de quinze lieues d'épaisseur, couche dont la densité et la tension élastique décroissent en proportion qu'on s'élève au-dessus du niveau de la mer.
L'air a longtemps été considéré comme un élément. Ce n'est pas d'emblée, ce n'est pas non plus par des découvertes successives s'appuyant les unes sur les autres , qu'on est arrivé à établir que ce fluide était composé. «Les découvertes faites dans la chimie des gaz ne sont plus, dit M. Ghcvrcul (i), comparables aux anneaux continus d'une même chaîne ; elles se présentent comme des anneaux isolés , qui n'ont jamais été réunis , jusqu'à l'époque où Lavoisier fonda sa théorie de la combustion, d
Yan HeImont(2) reconnaît que la combustion du charbon produit, en même temps que des cendres, Yespnt sylvestre, auquel il donne le nom de gaz (de g/iast, esprit , à ce qu'on suppose). U distingue ce gaz de l'air atmosphérique , qui pour lui n'est pas
(1) Dans son Examen critique de Vhiêloire de la chimie depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos Jours, par le D^ Fr. Uoëfer {Journal des savants, avril 1851 , p. 228).
(2) Orlut medicinœ, p. 5C.
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un gaz, et qu'il ne regarde point comme Taliment de la combustion. Nous ne lui emprunterons donc rien pour la découverte de la composition de Tair.
Uaugmentatian du poids des métaux par la calcination , aperçue dès le 9® siècle par Geber, et mentionnée par plusieurs auteurs anciens, reçoit du médecin Jean Rey, en 1630, une ex* pHcation qui pouvait conduire à la connaissance de la composition de Tair. Brun, apothicaire à Bergerac, qui venait d'observer Taugmenlation du poids de Fétain calciné, demanda à Jean Rey Texplication de ce phénomène. On lit dans la ré|)onse imprimée de celui-ci (I) : «A cette demande doncques , appuyé «sur les fondements jà posés, je responds et soutiens glorieuseament que ce surcroît de poids vient de Tair, qui dans le vase ta été espaissi, appesanti, et rendu aucunement adhésif,» etc. Mais Jean Rey envisagea la chose plutôt en physcien qu'en chimiste; il n*en tira pas la conclusion que ce pouvait bien être un des principes de Tair qui avait été fixé par Tétain. Bien loin de là! il regarde encore Tair comme un élément. La remarquable explication donnée par Jean Rey n'eut pas, même au point de vue de la physique, les conséquences qu'elle devait produire, car elle n'est rappelée ni par Descartes , qui parle de la pesanteur de Tair avant que Toricelli ne découvre le baromètre , ni par Toricelli lui-même, ni par Pascal, qui montre que la colonne barométrique s'abaisse, à mesure qu'on s'élève avec l'instrument dans l'atmosphère (2). Bien plus: la science rétrograde, même an point de vue chimique. En efFet Robert Boyle(3), qui s'est tant exercé sur les propriétés de l'air, et dont nous citerons les travaux avec éloge en parlant de l'asphyxie , Lemery (4), qui avait connu l'augmentation de poids du plomb par la calcination , di* sent que c'est le feu qui estpesarU, que c'est le feu qui s'est fixé
(I) Essais sur la cause pour laquelle Vilain et le plomb augmentent de poids quand on les eaietne, In-S* ; Baat., 1090. (3) Cette remarque est de M. Cberreol (loc. cU.» p. »B).
(3) Ifie Works ofBoyU, vol. H , p. 388-401.
(4) Cours de chimie, p. 143.