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les nièrent complélement. Mais Hailer (1) les réfute, et affirme que ce sont bien des corps spéciaux , ayant une figure et un volume déterminés , pénétrés de matière colorante , et contenant du fer. En parlant ainsi, Hailer faisait allusion aux globules du sang des vertébrés à sang froid. Il n'avait pu parvenir à voir les globules des animaux à sang chaud ; mais , au lieu de décider d'un ton tranchant que ce qu'il n'a pas vu n'existe pas, il exprime ses doutes dans cette jolie phrase, empreinte de réserve et de modestie : IS'on ideo tamen qnemtfttam refutavero qui felicior ea vident quœ meos ven cupides oculos fugerunt (2). Quelques expérimentateurs modernes ont été moins réservés. Suivant M. Magendie (3) , il n'y a dans le sang humain que des masses, toutes différentes les unes des autres pour la forme et la grandeur. M. Raspail (4) n'a vu ni Iwmcs régulières ni volume déterminé des particules du sang dans les diverses classes d'animaux, ni dans les diverses parties d'un même animal. Ces particules, transparentes comme des grains de fécule, ne portent point la matière colorante; elles sont simplement constituées par de l'albumine, que le mouvement circulatoire a divisée en grains homogènes. Un mélange de fibrine et de liquides colorés offre le même aspect.
Quand on songe qu'il suffit de se piquer le doigt , et d'engager entre deux verres la goutte de sang qui s'échappe , pour voir nettement , au microscope, les globules du sang d'un mammifère, on a peine à concevoir que des hommes aussi considérables dans la science aient élevé des doutes sur leur existence. Voici , Messieurs , l'explication de ce fait; elle vous enseignera en même temps comment il faut procéder à l'étude microscopique du sang. Du temps de Hailer, on ne savait pas engager entre deux verres plats les liquides que l'on se proposait d'étu-
(1) Elem, physiol, t. Il , p. 63 et 64.
(2) Loc. cit., t H , p. 50.
(3) Précis élémentaire de physiologie , 1. 11 , p. 304; 1817. M. Maoendie est revenu depuis â i'opiuion géoéraie.
(4) Journal général de médecine , t. Cil , p. 344.
GLOBl'LES DU SAMG. f9
dicr. H recevait le sang dans un tube qui, bien que capillaire, 9t ponvatt être examiné à un grossissement suffisant. D'une litre part, Ilaller n'avait point réussi à voir dans les vaisseaux #iin animal vivant (à sang chaud ) les globules que cette expé* rience rend si facilement apparents dans les vaisseaux des gre- BOQilles, où ils ont un diamètre beaucoup plus considérable. this il est aortout une espèce d'erreur qui a pu être commise à toutes les époques: c'est l'addition d*un peu d'eau au sang, dans Tintention de le diluer. A peine a-t-on.iait cette addition , quil n'y a plus rien de régulier à observer. Les globules ont absorbé de l'eau par un effet d'endosmose, ils ont changé de forme; bientôt la matière colorante les a abandonnés, et s'il s agit des globules des mammifères , lesquels sont très-petits et DOBt pas de noyau, on pourrait croire qu'ils ont éclaté ou que lc«r surface extérieure a été dissoute (i), tant elle est devenue transparente. Toutefois elle n'est que décolorée , et Tiode peut la faire reoonnattre de nouveau Ci). Les globules des grenouilles devienneaironds, maïs irréguliers; le noyau y semble devenu ftoltant, et quelquefois il s'est échappé par rupture du globule.
Cette action de l'eau sur les globules , sur laquelle Muller (3) a en le mérite d appeler l'attention des modernes, avait déjà été notée par Hewson (4).
Pour observer au microscope les globules intacts, il faut donc les étudier dans le sérum , où ils se conservent assez bien (o). Pour éviter le trouble que la coagulation de la fibrine peut introduire dans rexpérience , il est bon , à l'exemple de Muller, de défibriner le sang en le fouettant. Le h'quidc rouge qui reste
;f; Celait ropÎDion de M. Donné, Cours de microscopie, p. 66.
[Ti Sdmlii.Sjrstemder Circulation,^. 18; Stuttgart, 1838. -M. Mamll , Mtumei d'iuuaomiê générale, p. 249. M. Lebert m'a affirmé aussi que TenftlQppe n'étaic pat détmile.
(3) Manuel de physiologie , t I, p. 91.
<4) Expérimental inquiries, part, m, p. 215.
v5j IlewsoD , loc. cit. — Muller, loc. cil.— Muy « avail déjà donné ce conseil [MuKulomm ariificiosafàbrica, p. 100; Lugd. BaUr., 1751;. ^
est le sérum, tenant en suspension les globules non al(érés« Berzelius a dit à tort que dans le sang fouetté on ne reconnaissait plus les globules. MuUer le lui reproche. Les globules sont encore bien conservés après vingt-quatre heures. Lorsqu'il s'agit du sang des grenouilles , on le défibrine en enlevant , à mesure qu'il se forme, le caillot , que Ton secoue pour en détacher les globules. Les globules du sang des grenouilles s'en*^ foncent 1)eaucoup plus dans le sérum que les globules du sang des mammifères; chez ces derniers, le sérum ne forme qu'âne couche d'une demi ligne au-dessus des globules suspendus.
Ck)mme il peut être utile, pour étudier les globules, d'étendre le sang, il faudra y ajouter du sérum. C'est surtout aux sels qu'il contient que le sérum doit la propriété de conserver les globules. Certaines dissolutions salines que je ferai connaître, et la dissolution concentrée de sucre, ont le même effet. Les dissolutions salines ne doivent pas être concentrées; car, ainsi que l'a remarqué Hewson , elles contractent et plissent les globules.
Si on veut éviter l'embarras de ces opérations préliminaires , il suffira, à l'exemple de M. Donné, de se piquer le bout du doigt avec une aiguille , et de porter immédiatement le sang sous le microscope. J'ai constamment employé ce procédé lorsque j'ai voulu étudier les caractères microscopiques du sang. Toutefois le nombre trop considérable de globules, et la précipitation de la fibrine, peuvent gêner dans ce cas.
Je vais m'occuper, en premier lieu , des globules du sang des animaux vertébrés.
Globules de» \ertihrim.
On observe dans le sang de l'homme trois espaces de globules : P les globules rouges (ce sont les globules proprement dits) , 2^ les globules blancs , 3^ les globulins. Cette détermination est due à M. Donné (I). On retrouve ces trois espèces
Cl) Omrs de microscopie , p. 09, iii-6'' ; 1846.
dr ((biHiles dans le sang des autres mammifères et des o!-
Globulins.
Ces petits corps sont parfaitement identiques aux globules propres de la lymphe et du chyle ; je les ai décrits t. II , p. 755 et suiv. Il est bien vraisemblable qu'ils sont versés dans le sang par le canal thoraciqne j et comme ils ne sont pas détruits ou transformés aussitôt qu'ils sont introduits dans le sang , on en aperçoit toujours quelques-uns parmi les autres globules (mais ils y sont en très- petite proportion); et dans le champ du microscope 00 m compte tout au plus deux ou trois , tandis que les globules rouges y sont innombrables. Muller les avait depuis longtemps signalés dans le sang pris au cœur de la grenouille.
Globules bkuics.
A lepoqoe où je /àisais sur Tinfection purulente les recherdies dont j'ai consigné les résultats à Tarticle Pus du Dictionnaire en 30 vol., j'avais aperçu ces globules blancs dans le sang, et je les avais pris pour des globules de pus. M. Donné (2) les a bien décrits. M. Ch. Robin (3) les a examinés à un plus fort grossissement. Voici leurs caractères.
Ils sont plus nombreux que les globulins, mais incomparablement moins nombreux que les globules rouges. Hs semblent s attacher au verre , et se montrent complètement immobiles , alors qu'au début de Texpérience les globules rouges sont entraînés dans divers courants avant d'arriver eux-mêmes au repos. Leur volume excède un peu celui des globules rouges : il est de 0"*"',008 à 0,009.
Ils sont tout à fait sphériques, transparents, incolores; à
(I) Cb Robin, ibèae pour le doctorat es sciences, p. lJ3yio-4»; Paris, 1847. C!; Cours Je-mûcroicopie , p. 8f et suiv. (3^ TraTail in^lit.
22 DU SAWG.
surface nette , brillante , comme serait la surfoce d'un petit {;lo« bulc d'argent.
Bien que leur surface soit nette, ils sont cependant parsenrés intérieurement de granulations très-fines, qu'on voit bien à un grossissement de 5 à 600 diamètres. Ces granulations ont au plus 0"™,0004. Il n'y a point de noyau.
Dans le sang défibriné et abandonné au repos prolongé, ils forment une couche intermédiaire à la masse des globules rouges qui tiennent le fond , et au sérum qui surnage.
L'eau gonfle ces globules d'un tiers , et quelquefois alors on peut voir leurs granulations entraînées dans un mouvement brownien (1). (L'acide acétique les gonfle aussi, mais moins que Feau. Pendant ce temps, les granulations se rassemblent tant6t en un amas central , tantôt en plusieurs amas, quelquefois en demi-cercle ou en un anneau complet.
Les globules du pus diffèrent des globules blancs du sang: V en ce qu'ils sont plus gros, 0"",010 à 0,014 , ou 0,016; 2« en ce qu'ils sont munis d'un noyau , qu'on ne peut guère confondre avec les amas de granules dont il vient d'être question; 3"* en ce que l'acide acétique les gonfle davantage et les dissout ensuite presque entièrement.
Les globules blancs sont le siège d'un phénomène assez extraordinaire, qui a été l'objet d'une communication faite à la Société de biologie, en 1850, par M. le D'* Davaine (2). Voici en quels termes il décrîl ce qu'on observe après que les globules rouges ont cessé de se mouvoir entre les deux verres : « Le globule blanc perd sa forme arrondie; d'un point de sa circonférence, s'avance très-lentement une expansfon plus transparente que h masse du globule... Bientôt après il se montre sur un autre point une nouvelle saillie, soit que la première rentre dans la masse du globule , soit qu'elle reste étalée au dehors. De nouvelles expansions continuant à se produire , en même temps que
(1) Wharton Jonos, Briluh and foreign medicmi reinew^ t. XIV, p. â88i 1812. «c
(2) Gazelle nuUlicalc, I8ô0, p. 881.
GLOBIUUSS im SANG. ^
de? retraits s'opèrent en d'autres points de la circonférence du gjûbule, donnent incessamment à ce corpuscule un aspect nouveau. » Ce sont des globules ainsi altérés que plusieurs micrographes ont fait représenter ; Heule (1) les décrit sous le nom de corpuscales de la lymphe : ce sont probablement les globules^' bérissés de la lymphe, de MM. Gruby et Delafond (3).
Le phénomène dont nous venons de parler a été parfaitement constaté. Avant la publication faite par M. Da vaine, il avait été observé dans une des deux espèces de globules des invertébrés par M. Ch. Robin et Lebert (3). Le premier de ces observatears' avait signalé, dans ses cours, la puissance rétractile des prolongements du globule : puissance telle, que si un de ces protongenenis venait à adhérer au verre, il attirait à lui ce globule, au lien de rentrer dans la masse. Souvent, du point dans lequel on prolongement est rentré, il en sort un autre de forme différente. Je dirai nn mot de la signification de ce phénomène , qui dore plusieurs heures, à propos des globules des invertébrés.
Les globules blancs du sang ont été décrits par M. Mandl , sous le nom de globules fibrineux (4). Us résultent , suivant ce mierogrraphe, de la coagulation de la fibrine après que le sang est forti de ses vaisseaux. On les voit nattre et se multiplier sur le verre, et on ne les aperçoit point dans le sang en circulation. D après cette détermination, ce serait chose assez insignifiante que la présence des globules blancs dans le sang ; mais il est difficile de concilier Tassertion de M. Mandl avec les propriétés de ces globulees. Je lis d'ailleurs dans le mémoire de M. Davaine(5), que si on étudie le cours du sang, pendant la vie, sur les grenouilles , on voit des globules blancs arrêtés à la paroi interne des vaisseaux, et y offrant des changements de forme analogues à ceux qu'ils subissent sur une lame de verre.
(t) Jnaiomie générale, 1. 1, pi. iv, fig. 1.
(2^ Comptes rendus des séances de l'Acad. des se, t. XVl, p. 1360.
(3) Mttller*» Jrtkiv, 1846, p. 120.
(4) Gazette médicale, 1837, n^ 40.
(5) Gazette médicale, 18.^, p. 885.
9i hV SANG.
Globules rouges,
^ Ce sonl eux que Ton désigne quand on parle de globules sans employer de qualificatif. Ils sont si nombreux que, même dans le sang de grenouille, examiné au microscope, il semble, dit Hallcr, qu'il ne puisse y en avoir davantage. Nous examinerons leur forme, leur volume, leur couleur, leur structure, et quelques * autres de leurs propriétés physiques.
Forme des globules. Les globules de l'homme et des mammifères sont circulaires. Je dis circulaires, et non sphériques. Ils simt donc aplatis comme des disques ou des pièces de monnaie. Si Ilaller a cru , après Leeuwenhoeck , les voir à peu près sphériques, c'est qu'il avait sans doute examiné du sang délayé dans de Teau. Celle-ci, attirée par endosmojsc, avait changé la forme des globules. Du reste il n'avait pu apercevoir les globules des mammifères. Il n'est pas rare que Ton puisse constater cet aplatissement sur des globules placés de champ (1); ils ressemblent alors à de petites baguettes, souvent un peu recourbées. D'autres fois un certain nombre de globules s'appliquent les uns aux autres par leur surface, de manière à prendre, sous le microscope, l'aspect d'une pile de pièces d'or renversée sur une table. Les globules elliptiques prennent rarement cet(e disposition. On s'est demandé si chaque face du globule était parfaitement plate, ou bien si elle présentait au centre soit une saillie , soit un enfoncement. Comme ils sont marqués d'une tache cd/2/m/6^cclaafait dire à Ilcwson , à MM. Prévost et Dumas (2), que le milieu était saillant ; tandis qu'il a paru déprimé au ce-
ci) HewsoD croyait avoir fait le premier cède remarque [PhUosophical transacUons, vol. LXlll , p. 303; 1773) , mais elle appartient k Seaac {Traite de la structure du cœur, 1. 11 » p- 655; 1749).
(2) Examen du sang et cte son action dans les divers phéno mènes de la vie (Bibliothèque universelle de Genève , lià^noet et Arts» t; XVII, p. 215; 1821 j.
» GLOBtJLBI DO SANG. 16
lèhrv physicien Toang (1), à MM. Hodgktn et Lister (2). Tous cfoi qui ont examiné le sang au microscope savent qu'on petit faire naitre à volonté une apparence ou Fautre, en rapprochant « éloignant le porte-objet. Déjà Seiiac Tavait noté (3). Tantôt on foit le milieu plus clair, et la circonférence plus opaque; tantôt c'est le contraire. La première apparence est peut-être plus oommone; elle avait été signalée par Leeuwenboeck. On l'observe ordinairement lorsqu'on examine les globules à une lumière vive et à un fort grossissement (4) ; le contraire a lieu à la lumière réfléchie (5). Il est bien connu aujourd'hui qu'il n'y a pas de renflement de la surface des globules des mammifères; la partie Boyenne parait plutôt déprimée, et la circonférence renflée, sortoat quand les globules ont été soumis à l'évaporation.
Quant au trou que l'abbé Délia Torrc (6) a admis dans les globules, lesquels ressembleraient plutôt à un anneau qu'à un disque, personne n'y croit aujourd'hui. Une expérience assez originale démontre que ce trou n'existe pas : on mélange le sang à du sperme frais d'àne; les animalcules qui s'y meuvent frappent de leur tète le milieu des globules qu'ils rencontrent , sans jimats passer au travers (7); quelquefois ils tournent quelques globules de champ, et donnent l'occasion de constater que ceux-ci sont aplatis. M. Magendie (8) a fait servir à la même démon-
;l) Remarks on ihe measurement of minute particies, especially tkose of ihe blood €md of pus (in Jn introduction to médical iiterature,p.57\,r édil.; 1823).
v2) Some microseopical observations on the blood ( in Philosophiral magazine, aug. 1827; traduit dans les Annales des sciences naturelles, t XII, p. 76).
(j; Traité de la structure du cœur, t. Il , p. G5G; 1749.
(4; Treviranus, Vermischte Schrifien, 1 1, p. 122.
(a) Wtber (E.-n.), Handbuch der Anatoinie des Menschen, 1. 1, p. 417.
'^ ) Epislolarum ab erudiUs viris ad A. Hallenun scrtptarum, pars iy, fpt»i. 88 y p- 237.
,7} [)onoé. Cours de microscopie, p. 73.
;8. Caz. méd., 1838, p. ôh7. Les inhisoires du san|; des mammifères n'a- {^iciit point »ur les globules elliptiques des oiseaux.
96 DV SiUVO.
fitratiop les iahisoires dn aérum, qui retonnieiit en tans sens les globules.
Une seule exception se présente parmi les mammifères, relativement à la forme des globules. M. Mandl (1) a découvert que ceux du dromadaire et de Talpaca sont elliptiques comme ceux des oiseaux , et non circulaires. M. Milne-Edwards(2), chargé de faire un rapport sur le travail de M. Mandl , a fait connaître à l'Académie que les globules des deux chameaux de la Ménagerie étaient elliptiques aussi; de sorte que cette disposition parait appartenir à toute la classe des caméliens.
Quao t aux globules du sang de Téchidné et de Tomythorinque, iU ne ress^nUent pas à ceux des oiseaux , mais ils sont circulaires comme ceux de rhomme(3); il en est de même des globules du sang du kanguroo et du phalanger.
Les globules du sang des oiseaux, des poissoas et des repaies, sont elliptiques, et non circulaires; tous sont aplatis. Les oiseaux les ont en forme de eourge, une fois aussi longs que larges. L'eau gonfle les globules elliptiquçs, et rapproche leur forme de la forme sphérique ; c'est sans doute ce qui a trompé Haller. Muller (4) nous apprend qu'il avait aussi contribué à répandre une erreur touchant les globules du sang des poissons, qui paraissent ronds quand Tean les a pénétrés , mais qui , en réalité, sont elliptiques. Il n'est point vrai non plus, comme Tonldit à tort de Blainville(6),Schmidt(6), elc, que les poissons aient des globules rouges de plusieurs sortes, les uns circulaires, les autres elliptiques. RudoIphi(7) était encore moina fondé à dire que
(1) Comptes rendus des séances de l' Académie des sciences, t. VII, p. 10G0.
(3) Hobson , The Téumanian journal of naiureU science, agriculture ëmd tiatisiic, d<> 2, p. Of ; Terre de Van Diemen, 1811.
(4) Burdach, Traité de physiologie , t. VI, p. 124.
(5) Cours de physiologie générale, L I, p. 303.
(6) Ueber die Blutkœrner, p. 23; Wurzburg, 1822.
(7) Grundriss der Physiologie, t. I, p. 144.
CLOBUUBB DU SANG. 17
ia famé circolaire éttit le type normal cbez les pobsons. Voici poartaot des exceptions : dans le sang de l'ammooœle (I) et dans ie sang de la lamproie (2) , les globules du sang ne sont pas taies, mais discoïdes, arrondis, et un peu déprimés au centre. Wai^ner et Radolpbi disent que ceux de la carpe sont ronds.
SpeUaBiani (3) , et plus récemment Wedemeyer (4) , ont yu qadqnes ^bnles drcolaires parmi les globules elliptiques de bghmandre; c'était h seule exception queSpallanzani eût renoMitrée à cette loi qu'Us se ressembleni tous ciiez un ménm amitnaL GolUver a vu des globules elliptiques mêlés aux gl^ boles circulaires de quelques espèces de cerfis.
Les globules des grenouilles sont très-plats , ceux des sala- Miidres le sont encore davantage.
Les ghriKiles elliptiques sont marqués d'une tache centra^ camne les globules circulaires. Dans le «ang des grenouilles, cette tache correspond à une saUlie qui a*augiiiente à mesure MfKt le globule est soumis à Tévaporation ; cela ressemble à une ombilicale.
Ce <;ont des particules excessivement ténues. Suivant Home (5) , il en |>ourrail tenir 19,880 sur une surface d'un pouce carré; Young (6) porte ce chiffre à tî56,000. Quant à Leeuwenhoek , qui sans doute ne se servait pas de micromètre , il disait qu'il oc faudrait pas moins d'un million de globules pour égaler le volume d'un grain de sable (7).
(t) Wagner, Icônes phxtiologieœ , tab. xiii , fijf. 10. [7) Wbarfon Jones , Philosophical irmiHuHions , 1846 , p. 03. (3; Ej^riemces sur ia circulation, p. 287. (r Ufiiersuchungtn uber den Kreislauf des BMes, p. 173. {^) Lectures on comparative anafomy, t. III , p. 4. '6; On Ihe measttrcment of ihe minmie parlictes ofblood and pus (io liUroduclion to médical lUeraiure, p. 578). (7: Opéra omnia, 1. 1, p. 35.