‹ Cours de physiologieChapitre 47 sur 60 · DE LA PRÉHENSION DES ALIMENTS · texte numérisé non relu

DE LA PRÉHENSION DES ALIMENTS

Les membres thoraciques remplissent un double office relativement à la préhension de l'aliment. Tantôt, comme chez les quadrupèdes carnassiers , ils retiennent la proie pendant que les dents la déchirent et en enlèvent des lambeaux par suite du redressement de la tète; tantôt ils portent l'aliment à la bouche, qui s'ouvre pour le recevoir, s'il est peu volumineux, ou qui en détache un fragment, s'il ne peut être introduit d'une seule bouchée. Les singes, les écureuils, se servent ainsi de leurs membres antérieurs. C'est presque le seul mode usité par l'homme, qui, sous le rapport de la disposition des mâchoires et des dents, a été moins bien traité que les quadrupèdes. En effet , sa bouche peu proéminente, ses dents verticales, la saillie de son nez et de son menton , sont des conditions peu favorables à la préhension directe de l'aliment avec les mâchoires. Mais l'homme trouve une ample compensation dans son membre thoracique , qui est resté libre, grâce à la station bipède. Le pouce, opposable aux autres doigts, remplit avec eux l'office de pince, et la configuration des surfaces, dans l'articulation huméro-cubitale, est telle que, dans le mouvement de flexion, la main se porte naturellement vers la bouche.

Les oiseaux rapaces et les perroquets se servent de leurs membres pelviens pour retenir la proie ou présenter l'aliment à la bouche. Les singes emploient quelquefois à cet usage la main qui termine leur membre postérieur. Enfin, chez les invertébrés, on trouve encore les organes de locomotion utilisés pour la préhension de l'aliment. Les oursins et les astéries offrent, sous ce rapport, la disposition la plus curieuse; cle toute la surface du corps, s'élèvent de petites liges articulées, terminées par des pinces dentelées , et ayant à leur base un petit muscle pour les mouvoir ; ces pièces se passent l'aliment de l'une à l'autre, de main en main, jusqu'à la bouche. Les cils vibraliles implantés à la surface du corps de certaines espèces animales inférieures excitent dans l'eau des tourbillons qui amènent dans leur bouche les infusoires que ces courants ont surpris et entraînés.

DE L\ QIGRSTION.

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