‹ Cours de physique à l'usage der élèves de la classe de mathématiques spécialesChapitre 4 sur 178 · I . y fl' I . . r · texte numérisé non relu

I . y fl' I . . r

d'où

Contrairement h ce qui a lieu dans les autres photomètreB, les sources que l'on compare cootribuent toutes les deux à l'éclat de chacune des surfaces qu'on doit amener h, l'égalité; il en résulte une seosiljilité moindre, mais ce défaut semble compensé, au moiDS en partie, par la netteté avec laquelle les deux plages lumineuses sont délimitées.

Pour permettre d'observer simultanément des deux cdtés de la tache, on place près de la feuille de papier deux miroirs inclinés & fô° dans lesquels on voit èi la fois les deux faces de l'écran (flg. 17).

19. laflamee de I» diversité des conlenra. — TouteS les méthodes précédentes supposent que les lumières que l'on

compare sont de même couleur. ^. j.

S'il s'agit de sources n'ayant

pas exactement la même teinte, il ne peut y avoir de comparaison rigoureuse qu'après une décomposition préalable de leurs radiations par un prisme. La comparaison consiste alors en un ensemble de mesures faites dans les diverses régions du spectre; on fait, pour cela, usage d'un spectroscope dans lequel un diaphragme convenablement disposé permet h l'observateur de porter son attention exclusivement sur telle ou telle couleur nettement délimitée. Les principes qui précèdent sont encore applicables k ces speclro-photomèlres.

Les sources de lumière usuelles présentent, comme on sait, depuis la bougie jusqu'à l'arc voltaïque, des différences de teinte notables; on ne pourrait donc en faire de comparaison rigoureuse que par la méthode qui vient d'être indiquée; mais, outre que cette méthode serait, en général, d'une application laborieuse, on ne pourrait en tirer immédiatement une comparaison de l'effet physiologique, le seul qui soit ici & considérer.

L'effet utile d'un éclairage étant surtout de nous faire distinguer les détails des objets, il semblerait naturel de regarder comme égaux, au point de vue visuel et quelles que soient leurs couleurs, des éclairements limites permettant de distinguer des détails déterminés, par exemple des caractères d'une certaine grosseur tracés sur une surface blanche.

Malheureusement deux éclairements de couleurs diflférentes qu'on £ait varier dans le même rapport ne conservent pas leurs valeurs relatives au point de vue physiologique, Tœil étant d'autant plus sensible aux variations d'intensité que la couleur est moins réfrangible. Ce phénomène, connu sous le nom de phénomène de Purkinje, semble ne laisser place à aucune méthode rationnelle et rigoureuse de comparaison et, le plus souvent, on opère sur les sources usuelles comme si elles avaient rigoureusement la même couleur : l'opérateur apprécie au jugé l'égalité d'éclat de deux plages de teintes un peu différentes en s'aidant quelquefois d'artifices qui rendent la comparaison plus facile, mais non moins arbitraire, par exemple en clignant l'œil, en réduisant à, de faibles dimensions les surfaces à comparer, ou en regardant au travers d'un verre vert peu foncé qui ne laisse passer que les rayons les plus efficaces au point de vue de la vision.

20. Unités d*inteiisité. — Dans l'étude des sources de lumière usuelles, on prend pour unité d'intensité ou bien la lampe Carcel brûlant 42 grammes d'huile à l'heure ou bien la bougie, qui vaut environ un dixième de carcel.

En dehors de ces unités pratiques, on a fait choix d'un étalon mieux défini par ses dimensions et sa nature chimique, et permettant de rendre comparables entre elles toutes les mesures qu'il y aurait intérêt à coordonner : cet étalon est constitué par un centimètre carré de platine à son point de solidification; il vaut environ 2 carcels, exactement 2,08.

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