‹ Cours de physique à l'usage der élèves de la classe de mathématiques spécialesChapitre 6 sur 178 · Surface métallique, — Considérons maintenant une surface · texte numérisé non relu

Surface métallique, — Considérons maintenant une surface

métallique, une lame d'acier poli, un bain de mercure, etc. Sous l'in-

çidence normale, la majeure partie de la lumière, les jt: environ, est

déjà réfléchie. Le pouvoir réflecteur augmente encore avec l'incidence, et tend vers l'unité à mesure qu'on s'approche de l'incidence rasante; seulement, comme on est parti d'une valeur déjà voisine de l'unité, la variation est bien moins sensible qu'avec le verre.

Le grand pouvoir réflecteur que possèdent les métaux polis, même sous l'incidence normale, les fait employer exclusivement à la fabrication des miroirs; seulement, pour leur communiquer le même degré de poli qu'on sait donner aux surfaces de verre, et les soustraire en même temps à toute altération, on les dépose en couche mince derrière une lame de verre parfaitement unie. C'est ainsi que sont faits les miroirs ordinaires : la face postérieure est argentée ou recouverte d'un amalgame d'étain; la face antérieure donne, il est vrai, une image en même temps que la surface métallique, mais, à moins qu'on ne regarde sous une grande incidence, son éclat est effacé par celui de l'autre.

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