‹ Cours de physique à l'usage der élèves de la classe de mathématiques spécialesChapitre 93 sur 178 · I. — PRELIMINAIRES · texte numérisé non relu

I. — PRELIMINAIRES

464. Caracièreis den gaz. — Les gaz ont avec les liquides un ensemble de propriétés communes, qui leur a fait donner le nom commun de fluides; mais ils s'en distinguent par un caractère remarquable : ils tendent sans cesse à se répandre dans un espace plus grand, de sorte qu'abandonnée dans un espace vide une masse gazeuse augmente de volume, jusqu'à ce qu'elle rencontre des parois résistantes qui l'empêchent de s'étendre davantage. Il résulte de cette expansibilité qui semble indéfinie que cette masse gazeuse presse constamment contre les parois du vase qui la renferme, et que, si l'on détachait de celte paroi une portion quelconque, il faudrait, pour la maintenir en équilibre, exercer sur elle un effort égal et contraire à l'action du gaz. Nous admettrons que cette py^ession ou force élastique du gaz agit normalement à la paroi comme dans les liquides parfaits.

Pour mettre en évidence son existence, on introduit, sous le récipient d'une machine pneumatique (fîg. 333), une vessie V munie d'un robinet R, qu'on a comprimée de façon à chasser presque tout l'air qu'elle contenait. Le robinet R étant

Fig. 333.

fermé, on fait le vide sous la cloche ; ta vessie se gonfle peu h peu,

et d'autant plus que la raréfaction augmente.

Dam les condilioas habituelles de température et de pression, les

gaz se distinguent aussi des liquides par le caractère particulier de

certaines propriétés.

Par exemple, ils sont beaucoup plus facilement compressibles. On le démontre de la manière suivante. Dans nn cylindre de verre t parois très épaisses (iig. 331), plein d'air, et fermé k l'une de sesexlré mités B, entre k frottement doux un piston solide P porté par la tige A. En pressant avec la main sur te cylindre B, on peut aisément y enfoncer le piston, et réduire le volume de l'air t une très petite fraction de sa valeur priniilive. La compression ainsi produite est accompagnée d'une élévation de température considérable. et, si l'on attache au piston un morceau d'amadou ou une petite boule de coton-poudre, qu'on enfonce et qu'on retire vivement le cyUadre, le corps combustible aura pris feu. De \h le nom de briquet à air donné k l'instrument.

Nous verrons aussi que les gaz sont beaucoup plus dilatables par la chaleur que les antres corps.

b)nlin, et toujours dans les conditions ordinaires, leur poids spécifique est incomparablevie 334 ment moindre que celui des solides ou des

liquides, à tel point qu'il est resté longtemps

inaperçu, et qu'il a fallu des expériences répétées pour le mettre en

évidence.

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