‹ Cours de physique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spéciales (volume 2)Chapitre 8 sur 102 · DTNAMOMÉTHE. — On donne le nom de · texte numérisé non relu

DTNAMOMÉTHE. — On donne le nom de

dyiiomomèlres hux instniments qui servent à. mesurer les forces.

Le principe de ces instruments consiste à opposer à la force qu'on veut mesurer une force variable à volonté et constamment connue jusipi'à ce qu'il y ait équilibre; les deux forces sont nlors l'gales entre elles, et In valour rie la force connue donne la mesure de l'autre. La force aniapjniste, qu'on faitagir'ninsi, est pres(]ue toujours l'i^lasticilé d'un ressort. Un ressort en ncier a l'une de ses extrémités llxe; à l'antre extrémité ou applique la force qu'on veut mesurer. Sous l'inHuence de celle-ci, le ressort se déforme, et, par suite de cette déformation, il nait des forces élastiques qui tondent à faire reprendre au ressort sa forme prif"^*'' mitivoi la grandeur do ces forces élastiques

croît avec la déformniion, et il arrive un moment où elles fonl équilibre à la force qu'où a fait agir sur le ressort. Dans cet élat d'équilibre, la riéFormalion du ressort

1,1) L'éludn de l'i^rinilibre des Torcos a reçu le nom de Statique. Nous ne •ipOKTOiH pa« cetio c'iude dn resle de la Dynamique.

donne la vRleur de la force quand on a, su préalable, gradué l'inslrument, c'esl-à-dire, quand on counaEt les déformations obtenues par des forces de 1, 2, 3.... n unités.

On a beaucoup varié la forme des dynamomètres. Le peson {(ig. 33\ très employé pour faire des pesées grossières, est un des plus simples.

Nous nous bornerons à décrire complètement ici le plus parfîiil de ces instrumente, le dynamomètre de Poncelet perfectionné par M. Morin.

Ce djnfimomètre (Gg. 24) se compose de deux lames d'acier llcxildps AA et A'A' identiques entre elles, placées parallèlement Hme n l'autre et reliées par quatre lames ou brides B, B',B",B"', s'»rliru1nnt aux lames AA et .\'A' par des boulons C, C, C", G'".

L'ensemble forme ainsi un reclangle articulé, les exlmnilés 'les Inmes AAet A'A' n'étant pas reliées invariablement aux brides II, B', U', B", mais pouvant tourner librement autour des axes rnnslitués par les boulons.

Le milieu de la lame AA est li\é par une griffe ; la larne .VA' |iorte une .seconde griffe G à laquelle est appliquée la force qu'on veut mesurer (poids, effort de traction d'un cheval, etc....). Sous riiidnencc de celle-ci, les deux ressorts AA et A'A' se courbent rt un crayon R Hxé à ta griffe G trace sur une feuille do papier pincée au-dessous un trait dont la longueur représente la défor-

mation des ressorts. La disposition de ce dynanomètre est telle que la longueur du trait de crayon est proportionnelle à la force que Ton fait agir; c'est-à-dire que si une force de dix kilogrammespoids donne un trait de un millimètre de longueur, une force de cent kilogrammn^-poids donne un trait de dix millimètres. Le calcul avait fait prévoir ce résultat et Texpérience Ta vérifié. Il est dès lors facile de graduer cet instrument. L'ayant disposé verticalement, la lame A' A' en bas, on accroche à la griffe inférieure ( i un poids connu, cent kilogrammes par exemple, on mesure la longueur a du trait de crayon obtenu; à la centième partie de cette longueur a correspond une force d'un kilogramme-poi<ls.

Supposons maintenant que dans une expérience on trouve nu trait qui soit les 0, 53 de la Ipngueur a ; la force qui a agi vaut 53 kilogramme<(-poids.

Les dynamomètres à ressort ne sont pas les seuls instruments employés pour mesurer les forces ; la balance est Tinstrument par excellence pour comparer non seulement les poids entre eux mais même pour comparer entre elles les forces les plus variées.

Nous verrons plus loin, du reste (T. I", L. I, Chap. II, f). 50), que la mesure de Taccélération du mouvement que produit une force en agissant sur un corps jointe à la mesure de la masse de celui-ci est le seul moyen direct d'obtenir la valeur absolue de cette force.

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