partie de la rétine qui présente la sensibilité maximum. Or, la
fosse centrale n'a que 0e,0â de diamètre ; elle soustend donc du
0 02 point nodal un angle égal à -j1^, c'est-à-dire un angle de 0°46'.
Les objets vus très nettement sont ainsi contenus dans un cône
{champ de vision nette) dont l'angle générateur n'est que de 0°23\
Si nous ne nous apercevons pas habituellement de la petitesse du champ de vision nette, cela tient à la facilité avec laquelle nous dirigeons vers le point d'un objet qui attire notre attention l'axe visuel de Y œil, c'est-à-dire la droite qui joint le point nodal au milieu de la fosse centrale (1). L'image du point qui attire notre attention se faisant alors sur la fosse centrale, ce point est vu nettement ainsi que la partie de l'objet qui en est très voisine.
Mais la portion de l'espace que peut voir plus ou moins nettement un œil immobile est très considérable ; cela se conçoit, car les images des points situés sur un axe, faisant un grand angle avec Taxe visuel de l'œil, peuvent se peindre nettement sur la rétine, à cause de sa forme sphérique.
Supposons l'œil fixe, et menons les axes secondaires des points qui sont à la limite de la portion de l'espace vue par l'œil ; ces droites forment un cône qui contient à son intérieur tous les points vus : ce cône s'appelle le champ de l'œil.
Le champ de l'œil est loin d'être un cône de révolution : les angles que font avec l'axe visuel les génératrices de ce cône qui sont situées dans la région interne et supérieure (du côté du nez et du front) ont une valeur de 60° en moyenne, tandis que, du côté externe, les angles des génératrices et de l'axe visuel atteignent et même dépassent un peu 90° (*).
(1) L'axe visuel de l'œil (WU flg. 101) est loin de se confondre avec l'axe principal du système optique (XY) ; ces deux axes font entre eux un angle d'environ 5-.
(2) 11 peut paraître surprenant que des rayons tombant sur l'œil dans une