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254 LIVRE m. — CHAPITRE III
5** Entre les deux phases de Texpérience, la température da gaz contenu dans le tube JR pouvait varier un peu ; mais les variations avaient des valeurs tellement faibles que la correctioiL était presqu'insignidante. Elle s'efTectuait du reste avec la plus grande facilité. Si V était le volume observé à la température f.
ou
(6) P'ji - kp) = Do p'^- kpp'^ D,
En prenant la fonction primitive des deux membres, il vient : (7) p- i*p» = D^x + C
La constante C se détermine par la connaissance de la fonction p un cas particulier. Or, pour x = 0, on a p = 0, d'où C = 0. Par conséqoM on a pour déterminer p l'équation :
(8) Ap« — 2p + 2Do« = 0
qui étant résolue donne:
( Le signe -f- ^^ convenant pas devant le radical, puisque pour s =^ 0 on doit avoir p = 0) ^
Gomme k est extrêmement petit, on peut prendre pour (1 — îkï^) les premiers termes du développement, en négligeant les antres; on a alors :
p = 1 [l - (l - *DoX - i *»Do««« - j *»DoV + )]
ou
m P = Do* + 4*^0**" + î^'DeV +
le volume V à la température t très voisine de t\ pour la même ibrce élastique, était domié par:
V = V + Ya{t — f) (a = 0,00367)
Quoique la valeur de a varie un peu pour les. différentes
Commet*, l:*,... sont absolament négligeables» les termes qui suivent les deux premiers peuvent être supprimés, et il reste :
(11) p = Do* + i fcDo»*»
Pov z = {, on a :
(1? p = D^ + 1 *Do«f
Si le mercure n'était pas compressible, sa hauteur L pour la même près lioop serait donnée par :
(«] P = DoL
(Toà:
(14) DoL = Do« + -^Do«r
ti enfin
(15) L = « + l*Do«
Hignanlt a trouvé que, pour une pression d'un mètre de mercure, la
eooipresiion ^ — de ce liquide est égale à 0,000,00463; or, on a dans ce
cas, pniaqoe nous avons pris le centimètre pour unité :
pressions et pour les divers gaz, on pouvait, pour cette correction très petite, prendre la valeur constante 0,00367 qui était toijgoarB suf&sanunent approchée.
10. DISGUSSIOH ET RÉSULTATS. — Soient P| et V| la force élastique et le volume du gaz dans la première phase de rexpérience, soient P^ et V^ les mêmes quantités quand on a réduit la masse gazeuse à environ la moitié de son volume. Si le gaz obéissait à la loi de Mariette, on aurait:
ou
C'est la valeur de l'expression [ -^r^ 1 J que calculail
Regnault, -^ et — * étant donnés par ses expériences. Or fl
trouva que cette expression différait toujours de zéro. Appelons
a sa valeur ( =^77 — 1 = * V VPfVf J
d'où, en vertu de l'égalité (4) :
*DolOO = ^^-- ^ = 0,0000046S ^0
d'où:
1 iDo = 0,00000002815
Cette valeur portée dans Tégallté (15) donna la formula indiquée ei
n importe de savoir si a ns diffère de zéro que par suite des erreurs inévitables de Texpérience.
Or, on pouvait connaître aisément les erreurs maximum
possibles dans l'évaluation des quantités Pj, Pj, V| et Vj et en
P V coodure Terreur maximum possible de la valeur de 5^77^ — 1 .
Oq trouva que cette erreui* maximum était toujours notablement inférieure à a.
Il faut en conclure que les gaz ne suivent pas exactement la hi de Mâriotte.
Pour tous les gaz, sauf Thydrogène, a fut trouvé positif (P^ élaal plus grand que P|).
Oq a donc :
PfV,
s donc P, est juste le double de P|, on a :
ou
c'esi-è-dire que le volume du gaz est réduit, par une pression *wt>le, à un peu moins de la moitié do son volume primitif. Les ^, i^t thjdrogène, se compriment un peu plus que ne T indique * ki de Mâriotte.
Pour rhydrogène a fut trouvé négatif. Vbjdrogène se corn* prime un peu moins que ne F indique le hi de Mariette.
En outre, Regnault trouva que a augmentait pour un même gax avec la force élastique initiale P|.
Enfin, a très faible pour Tair, l'hydrogène et l'azote, fut troavé plus grand pour l'acide carbonique ; ce qui s'accorde avec les expériences comparatives de Despretz et de Feuillet.
Voici quelques nombres extraits du mémoire de Regnault(*).
Dans ce tableau P| est, en centimètres, la hauteur de la colomie de mercure à 0* qui, à Paris, fait équilibre à la force élastique da gaz remplissant le tube jusqu'au trait de repère inférieur, et P| est la hauteur qui fait équilibre à la force élastique du gaz quiad son volume est réduit à moitié.
Air
PiVi P.V,'
Aiote
PiV,
Acide carbonique
Pi
PtV, PfV.'
Hjdrogèae
Pi
PiV. , P.V,
On peut avoir, d'après les expériences de Regnault, le vol V d'une masse gazeuse pour la force élastique P, quand on connaît le volume Vq pour une force élastique P©, voisine de pression atmosphérique.
(1) Dans ce Ubieaa, nous tvons consenré, pour la valeur de ■
décimales qae Regnault en a inscrites dans aon mémoire; mais, en
les nombres correspondant aux diverses expériencee fkitee <Unt les conditions, on voit qu'il ne pourait répondre tout au plue qae de V des deux premiers chiffres significatifs.
Appelons VoiV|,Vj,.... V^ des volumes qui soient chacun la moilié des précédents, et PoiPiiPa>—P» l^s forces élastiques correspondantes; V étant compris entre V^ et V^^^, écrivons rxi^tité :
PoVo PoVo PiVj P5V, P,^tV.,iP,V,
Les forces élastiques Po,Pi>Pa»"«« P^-pP» ^tant très voisines de celles qu*a observées successivement Regnault comme forces élastiques, initiales ou finales dans ses expériences, les rapports
•~, 5^*... sont donnés par ces expériences mêmes. Quant ^r i P«^j
lia valeur du rapport * * on prendra une valeur intermé-
iiaire entre les valeurs très rapprochées de "" et de
K— TT — . Regnault a pu, d'après cela, représenter par une
P V ionnule empirique la valeur du rapport ■5^ • Voici cette for-
PV PoVo
Dans cette formule, A et B représentent deux constantes.
,■ uuune P est plus grand que Pq , le rapport ^rrr- est plus petit
^H fM l'anité pour tous les gaz, sauf Thydrogène ; aussi pour ce 1^ dernier gaz la constante  est positive, et, pour les autres, elle «^négative.
Du reste, voici le signe et le logarithme de la valeur absolue de CCS constantes, d'après le mémoire de Regnault :
LOGARITHIE DE LA
SIfiNE
L06ARITHIC DE U