VALEUR ABSOLUE DE B
OEB
Air atmosphérique
Azolo
Acide carbonique .
Hydrogène
6, 9ifô0787
Voici, enliii, quelques nombres calculés par Regnault, d'après la formule relative à Tair :
11. EXPÉRIENCES DE M. CAILLETET. - M. Cailletet a étudié la coinpressibilité des gaz sous de très fortes pressions. Dans ce but, il a employé divers appareils; voici la descriplion de celui qui lui a servi dans ses dernières recherches.
Le gaz étudié était comprimé dans une éprouvetle en verre A (ï\g 107) large environ de 2 cent, dans son tiers inférieur, beaucoup plus étroite dans ses deux tiers supérieurs, et qui, en bas, se rétrécissait et se recourbait comme le montre la figure. Après avoir été graduée et jaugée, cette éprouvetle était dorée intérieurement dans un but que nous indiquerons plus loin. Pour la remplir, étant ouverte des deux bouts, et son extrémité inférieure recourbée plongeant dans le mercure, oo la faisait traverser par un courant du gaz (azote), dont M. Cailletet
t étudier la compressibtlité. On la plaçait ensiiile dans aboratoire en acier de 180 centimètres igueur et de 2,5 cent, de diamètre. Ce
plein de mercure, était fermé à sa
sapérieure par un bouchon conique en irré par un écrou E. Par sa partie infé- , il communiquait avec un tube d'acier le B, rempli de mercure, et qui servait UKHnètre. Ce tube, long de S50 mètres DTOulë sur un gros treuil vei'tical Toi mé j'Iindre en bois de â mètres de diamètre I d'une rainure hélicoïdale afin de loger ires.
r faire l'expérience, on descendait dans ils très profond (plus de 500 mètres), \ i la Butte-aux-Ceilles, le tube-labo- >, en déroulant le tube manométrique.
tube-laboraloire était supporté par un cier, soigneusement gradué, el em-oulé I autre cylindre. C'est par la longueur déroulé qu'on mesurait la proroiidcur .elle on descendait l'éprouvette.
e-ci était ainsi ameiiée à une distance ), au-dessous de l'extréniité du tube létrique ouverte à l'nir libre, ce qui
connaître la pression k laquelle le oit soumis. Le mercure, en montant 'éprouvetle, dissolvait la couche d'or au point où il s'arrêtait. On connaisar là le volume minimum auquel le •'ait été réduit sous la pression maxi-
expériences faites sur l'azole coneorvec celles de Regnault [loui- les prèspeu élevées; c'est-à-dire que ce gaz iprime plus que ne l'indique la loi de te. Hais M. Caillutet a Irouvé que dans rirons tie la pression de GO mètres de mercure, l'azole suit
tM LIVRE III. — CHAPITRE III
le loi de Mariotte, et, que pour des pressions plus fortes il se comprime moins que ne l'indique cette loi. La courbe (flg. 108) résume les expériences de M. CBiUetat
sur l'azote. Les oi-données représentent le produit du volume da la masse gazeuse par la pression correspondante, et les i représentent la hauteur (en mètres) de la colonne de i qui exerce la pression. On voit, à l'aspect de cette couriie, ( le produit du volume par la force élastique du gaz < par décroître ; puis, vers la pression de 60 mètres du i passant par un minimum, il reste à peu près constant pour u.Kke petite variation dépression: le gaz suit alors la loi de HariotC^. Au delà le pi-oduit augmente avec la force élastique.
Ainsi, à partir de celte pression de 60 mètres de mercure, ■.'"^■zote se comporte comme le fait l'hydrogène sous tes pressi<was ordinaires.
Il est du reste prësumable que pour tous les gaz soumis à. «3^ fortes pressions, il en est ainsi, quand la température ne permet p^** In liquéfaction. En effet, si le gaz continuait  obéira la toi *M« Maiiotte, ou à une loi de compressibililé plus grande, son votiu»' tendrait vers zéi-o quand la pression teud vers l'infloi, g« 9*" paraît inadmissible.
LOI DE MÀRIOTTE 26S
il. niFLUEHCB DE LA TEMPÉRATURE. — Quelques recherches directes de H. Âmagat, exécutées de 100'' à 320^ et entre 1 et 2 itmosphèreSyOnt montré que les gaz qui s*écartent notablement de la loi de Mariette aux températures basses, s'en écartent de moins Mi iDoiDS quand la température s'élève. Les expériences de IWpMnlf 8ur la dilatation des gaz, et sur la mesure de leurs denà diverses températures et sous des pressions différentes, à la môme conclusion. Ainsi Tacide carbonique dès 100^ mlftireuz vers 200^ ne s'écartent pas plus de la loi de que l'air à la température ordinaire.
DBS GOHNAISSANGES ACQUISES SUR LA GOMPRESSIBI- 0AX. — La loi de Mariette n'est suivie exactement par fBi; mais, plus la température est élevée, plus la vérik)oi de compressibilité s'en rapproche : c'est donc une loi Quand un gaz se trouve dans des conditions de tempeet de pression voisines de celles qui sont nécessaires à sa kiDébction, il se comprime notablement plus que ne l'indique eeile loi. Pour un gaz loin de son point de liquéfaction, comme Tazote, l'oxygène, l'hydrogène dans les circonstances ordinaires, la loi de compressibilité est si voisine de la loi de Mariette, qu'il m iallu toute l'habileté expérimentale de Regnault pour mettre nettement en évidence le désaccord. C'est dire qu'on pourra toujours employer cette loi dans les applications qui ne nécessiteront pas une extrême précision.