‹ Cours de physique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spécialesChapitre 69 sur 127 · MÉTHODE DE LAVOISIER ET LAPLACE. - Ce furent Lavoisier · texte numérisé non relu

MÉTHODE DE LAVOISIER ET LAPLACE. - Ce furent Lavoisier

etLaplace [^) qui les premiers mesurèrent d'une façon précise 11 dilatation linéaire des solides.

La méthode employée par ces deux illustres savants nVlail w fond que cnlle du pyromètre à cadran; mais l'aiguille indicatrice était remplacée par Taxe optique LOMK (fig. 185) d'une

(1) Pierre van Musschenbroek, né à Leydo en 1692, mort en ITBI.

(2) L'abbé Jean-Antoine Nollet, né à Pimpré (Noyonoais) en 1700. en 1770, a beaucoup contribué par ses cours et ses expériences à en France lo goiU de la physique.

(H) Louis-Bernard Guyton de Morveau, célèbre chimiste, est né à Dg( en 1737, et est mort en 1816.

(4) Ferdinand Berthoud, célèbre horloger, membre de l'Iostital, est né ^^ 17iG dans le comté de Nourchûtel, et est mort en 1807.

(5) Pierre-Simon Laplace, est né à Beaumont-en-Auge (CalTados) es 1"^^=et est mort en 1827. Ce grand géomètre é^iil flls d*uo pauvre callii Napoléon I" le fil comte de l'Empire, et Louis XVIII mtrqiiis el ^ France.

nette visant une règle graduée verticale XY, placée à une grande distance, et jouant le rôle du cadran.

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FiG. 185.

Côtte lunette faisait corps avec un levier AO, pouvant tourner autour d'un axe fixe 0, et reposant constamment contre l'extréfl^i^ A de la barre AB dont on voulait étudier la dilatation. Celle-ci, par son autre extrémité B, s'appuyait contre un arrêt fi^^CB. La barre, en s'allongeant, faisait tourner le levier OA et 1* lunette LM, qui visait alors une autre division K' sur la règle gwduée.

Soit l la longueur AA' dont la barre AB s'allongeait en passai de 0» à T®; soit a Tangle dont tournait alors le levier et la lunetle; soit N la longueur comprise entre les points K et K' vis^ sur la règle dans les deux positions successives de la lunette; soient enfin d la distance OA de l'axe de rotation 0 au point A où la barre touchait le levier, et D la distance OK de Taxe de rotation à la règle graduée. Comme l'angle a était assez pc^tpour qu'on puisse confondre la valeur du sinus et de la ^gente avec celle de l'arc, on avait I = ad et N = aD; d'où:

^quantité N, donnée immédiatement par les lectures del'ex. périence, et la mesure des longueurs d et D, faisaient ainsi con-

.so

naître /. En divisant celte quantité par la longueur L de la barre

AB à 0% on avait la dilatation (- j entre 0*» et T^

La barre était posée sur dos rouleaux de verre, dans une auge rectangulaire ; on pouvait mettre dans celle-ci soit de Teau mélangée deglace^soit un bain liipiirle dont on élevait la teinpërature à l'aide d*un foyer disposé au-dessous. Quatre blocs massifs eo ma(,*onnerie étaient placés aux quatre coins de cette au^; deux d'entre eux soutenaient Taxe de rotation 0 de la lunette et dn levier OA, les deux autres maintenaient immobile Fairêt CD.

L'avantage de cette méthode est de remplacer la mesure directe d*une quantité très petite / parcelle d'une quantité beaucoup ploi

grande N, qui est à la précédente dans un rapport ■-= d'autant

plus considérable que la distance de la règle graduée a la lunette est plus grande. Dans les expériences de Lavoisier et Laplace, la distance D était de 100 toises et la longueur d de 116 lignes (20,2 cent.), ce qui donne pour le rapport d*ampliÛeatioQ

— la valeur 744.

Mais faisons remarquer cjue si les quantités N et D se mesuraient facilement avec une approximation sufKisaiite, la mesnn de la quantité assez petite (/ devait être dinicile à effectuer exaolituiîe; or Terrinir relative commise sur l égalait Vi lati\e oouunise sur d. Cette mélho^le offre ainsi une moins grande qu'on serait tenté de le croire à premîèn

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