‹ Cours de physique à l'usage des élèves de la classe de mathématiques spécialesChapitre 75 sur 127 · EZFËIIIENCES DE RUDBERQ. DE REGKADLT ET DE HAGNDS · texte numérisé non relu

EZFËIIIENCES DE RUDBERQ. DE REGKADLT ET DE HAGNDS

B'iriherp fut le premier qui osa coulcster ['exactitude des résul-

lals i)o Ci.ij-Lussac. Ses expériences lui donnèrent un nombre

i-^mpris entre 0,0036i à 0,00365 comme coefiicient do dilatalioa

•'^•^ V«îr. 11 prenait les plus grandes pn.'Cautions pour dessécher

'- rî-servoirà gaz, et ce fut lui qui iinngina la méthode do dessi-

'■'tion, toujours employée depuis, et que nous avons décrite à

i""oiioB du thermomètre o air. Elle consiste, on se le rappelle, à

'■iirr«|e ville dans le réservoir chauffé, et à laisser rentrer le gaz

i*^. Rudliorg répétait cotte opération 50 à 60 fois, et c'est seule- "'etil alors qu'il admettait que le vase était parfaitement dossécljé. "ailrihua ainsi h l'humidité restant sur les parois, le nombre '™p fort obtenu par Giiy-Lussac, et pour montrer que telle était ''■en la cause du désaccord, il relit la délerminalion de la dila- '"'ion lie l'air en ne desséchant qu'imparfaitement le réservoir ; '' trouvn dans deux expériences consécutives le uombreO, 00384 ■"' 0.0031*0. On conçoit en effet que, la couche d'eau adhérente à '>» jtaroi interne du verre se volatilisant quand on chauffe, l'aug- •«entation de la masse gazeuse lasse croire à une plus grande *tilniaiioii.

ÏAgnu^ eu Allemagne, Regnault en France se mirent alors à

^udier avec beaucoup de soin la dilatation des gaz. C'est ce

damier phy!^icie^ quia fait les plus nombrenses expériences à

'ssajet; il n repris et (étudié les méiliodes ilo Gay-Lussac, de

""long el Petit, de Pouillot, de Rudberg. 11 a abandonné la

PfïBiièn-, parce qu'il a reconnu que l'index de mercure bou-

<tiit Mwl le tube; ([uand on chaulTe, une petite quantité du

i $>i e^nlermé s'échappe en passant entre le mercure et te verre :

I Ib réBor\-oir étant ramené à 0", l'index ne revient Jamais exac-

l>lenient éh même position. Il s'est servi, en les perfei-tiounani,

' A trois autres méthodes. Nous allons les décrire sous les noms

le lewrs inventeurs, mais en indiquant la niaiiitre dont Regnsult

i a employées.

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3 MÉTHODE DE DDLOHG ET PETIT. — Ce n'est ((iiinciilemmenl, et à propos du thermomètre à nir, que ces deux savants ont île nouveau iléterminé la dilatation de l'air et de l'hjdrogène ilSIB), car ils ne <loiilaient pas de l'exactitude des n^ullals de Gay- Lussnc. Ils ont employé deux mi-lhodes différentes : dans la première ils se servaient du thennomètre à air représenté KIIH {dg, 178) dans la mesure de la dilatation du mercure. La seconile, plus précise, a été employée ensuite par Rudberg et par Hegnault; c'est cotte méthode que nous allons décrire, en indiquant la manière dont ce dernier physicien s'en est ser>'i.

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