‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 164 sur 211 · MACHINES MAGNÉTO-ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

MACHINES MAGNÉTO-ÉLECTRIQUES

es calculs précédents sont donc applicables sans modificaon à la machine von Hefner-AIteneck.

M. Joubert a, en effet, reconnu que l'intensité du courant ^urni par la machine obéit bien aux lois démontrées ci-desus. Il faut en conclure qu'on peut négliger pratiquement induction réciproque des bobines fixes et mobiles, dont on *a pas tenu compte dans la théorie, ou tout au moins que stte induction n'a d'autre effet que de modifier plus ou moins i valeur du facteur numérique H qui s'introduit dans la foriule définitive.

BUSBUES MAftlÉTO-ÉLEGTBICinES. — Au lieu d'électro-aimants □tretenus par une source extérieure, on peut employer des mants permanents entre les pôles desquels tournent des Dbines munies ou non de noyaux de fer doux.

S'il n'y a pas de noyaux de fer doux, la théorie de ces matines sera fort analogue à celle que nous avons développée, ansidérons en effet le mouvement de Tune des bobines; elle Il ramenée périodiquement par la rotation dans des positions Icntiques; par suite, la force électromotrice d'induction due M champ est elle-même périodique. La machine fournira des curants alternatifs, mais dont l'intensité ne pourra pas en &Déral être représentée rigoureusement par une sinusoïde cnple; la forme des dents de la courbe des intensités (voir y. a5) sera plus ou moins modifiée. On sait d'ailleurs, d'après t théorème de Fourier, qu'on pourra toujours représenter intensité du courant par un développement en série dont «8 termes représenteront des sinusoïdes simples.

S'il y a du fer doux dans les bobines, celui-ci agit d'abord Q vertu de sa perméabilité magnétique pour modifier l'intenté du champ dans lequel tournent les bobines, et accroître Insi dans un rapport considérable l'intensité des courants inuits. Cet effet est d'autant plus énergique que l'intensité du btmp primitif est moindre, c'est-à-dire que le fer doux est ^U8 éloigné de la saturation. Si le champ C des aimants *^8 était représenté par une sinusoïde simple /? A^B (yi^.3o),

champ résultant C, de même périodicité, serait représenté ^^ une courbe PAQB dont les ordonnées seraient beaucoup ^8 grandes; mais cette courbe PAQB serait relativement

plus aplatie aux sommets P» Q que la courbe />AçB, puisqo les ordonnées maximum sont aussi les moins amplifiées. Ce effet sera surtout marqué si le champ primitif est très intense

Fig. 3o.

HTSTÉRÉSIS. — Mais le fer doux des bobines réagit eDCO! autrement sur Hnlensité des courants induits. Si le mouvi ment de roialion est rapide, Taimantation induite danslef ne se trouve jamais rigoureusement en équilibre avec champ inducteur; il y a un relard fini de rainiantalion, el s'ensuit que le champ résultant est toujours dyssymétriqii UeprésenlonsparunccourbeAoA'(yi.^''. 3i)rintensitéinoyen

de raimanlalion du fer doux en équilibre dans les divers positions qu'il peut occuper dans le champ. Si le mouvem( est rapide et s'exécute dans le sens aa\ l'intensité de 1' mantation restera toujours inférieure à la valeur d'équilib puis dans la seconde phase du mouvement de a! en a, loujoi supérieure. L'intensité de l'aimantation sera donc rcp senlée par une courbe fermée A 6 A' 6' A, et le cycle corresp» dant sera parcouru dans le sens de la flèche. De ce phéi mène, connu sous le nom (ï hystérésis, résulte une perle travail, carie fer se trouve toujours plus fortement attiré le champ dont il s'éloigne que par celui dont il s'approc La force attractive est proportionnelle à l'aimantation indu c'est-à-dire aux ordonnées de la courbe \bK'b', Le irav

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