‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 18 sur 211 · ROTATION D'UN ATMAXT PAR UN COURANT · texte numérisé non relu

ROTATION D'UN ATMAXT PAR UN COURANT

aulres parties de ce même courant délemiineront un moment de rotation égal et contraire à celui qu'elles éprouveraient elles-mêmes si elles étaieni moliiles et que l'aimant fût fixe. Nous venons de voir que loul courant terminé sur l'axe XY en deux points M, M', l'un enlrc les deux pôles, l'autre audessus {Jig- 48), est sollicité par un couple indépendant de sa

Fip. 5o.

Torme et égal à 3fti ; par conséf]uent, si l'on dirige le courant d'une pile à travers l'aimant, en le faisant entrer par le point M et sortir par M', il déterminera un moment de rotation égal

Ampère a réalisé ces conditions en plongeant dans l'axe d'une éprouvetle pleine de mercure un aimant AB {Jig. 5o), leslé en B par un poids de platine qui le prolonge, et terminé en A par un godet dans lequel on verse une goutte de mercure. Le courant arrive en A par une vis pointue qu'on règle convenablcmcnl ; il descend d'abord de E jusqu'à la surface du bain en D, et, dans cette portion de son parcours, il n'influe pas sur l'aimant ; il s'échappe ensuite en rayonnant vers les bords de l'éprouvettc, où il rencontre un anneau métallique HH en communication avec le pôle négatif. Tout se passe donc comme si l'aimant était sollicité par un courant non fermé, terminé en deux points de l'axe, l'un E au-dessus de pilles, l'autre D placé entre les deux.

On peul employer encore un appareil plus commode, construit par M. Brelon {Jig. 5i). L'aimant peul tourner autour (le deux pointes A et B ; le courant monte par une colonne PD, et arrive dans un vase annulaire £F, qui est rempli de mercure ; il pénètre, par un crochet g^ dans Taimant qu'il suit jusqu'au godet G, et il retourne au pôle négatif par H. Sauf la différence de conslruclion, cet appareil est identique à celui d'Ampère.

ROTAHON D'UN AIMAIIT PABALLËLEMEIIT A SON AXE. — L'action résultante totale d'un courant sur un aimant se réduit nécessairement à un couple et à une force. Or nous venons devoir (|ue le moment de rotation est nul, si le courant est fermé et Taimant mobile autour de son axe AB : cela veut dire que le

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couple est dans un plan passant par AB, et que la force est appliquée en un point de cette ligne. Par conséquent, si l'aimant était mobile autour d'un axe parallèle î\ AB, mais non confondu avec cette ligne, le couple serait encore détruit ; mais la force agirait, et, comme elle changerait nécessairement de direction avec la position de l'aimant, elle pourrait lui imprimer un mouvement de rotation.

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