‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 188 sur 211 · MICROPHONE · texte numérisé non relu

MICROPHONE

UD aimaat recourbé dont les deux pâtes portent chacun une bobine en regard de la membrane de fer doux.

Dans l'appareil de M. Ader, à l'aimant courbe AB (fig. 73) esl JÙ(>uté un anneau de fer doux F placé au-dessus de la mem-

Fig. 73.

brane, et dont l'effel est de modifier lespectre niagnélique.de ■nanière à donner aux lignes de force du cliamp une direction sensiblement normale à la membrane vibrante.

Aux divers téléphones on a joint des avertisseurs fonctionnant avec ou sans pile ; enOn on a installé des systèmes de lignes téléphoniques reliées à un poste central, qui, grâce à un commutateur à cbevilles très simple, fournit à l'abonné A, sur 83 demande, la communication avec l'abonné M; la transmission peut donc s'établir directement entre deux abonnés quelconques appartenant à un même réseau.

■UBOFBDIE. — TÉLiraOIE E0I80H. — Le microphone imaginé par M. Hughes {'} est un appareil accessoire qui, introduit avec une pile dans un circuit téléphonique, ampunelesvibrations sonores les plus faibles, de manière à les rendre aisément perceptibles.

(■) Voir, an sujet du microphone, un irlicle de du Moucel, Journal de Phyùque, i" série, l. VII, p. iig.

L'organe essentiel du microphone est un conducte ur discontinu dont les extrémitéssonl simplement appuj'ées, de miDiére à permettre des mouvements relatirsd'amplitudeextrêmemem faible. Le plus habituellement, c'est un crayon b {fig. 74)»

charbon que l'on a rendu très conducteur, en le saturant de mercuic, puis le portant ;i une température élevée. Ce crayon, taillé par h;â deux bouts en pointe mousse, repose en équilibre presque instable cnirc deux support;; creux a, a' de même matière, insérés dans le circuit de la pile P et du téléphone T. Les supports sont lixés à une piancheite verticale à laquelle s'adapte une planchette horizontale. Le système doit êtrcliien établi et d'uii bois 1res élastique. Toute trépidation qui alleint la planclic-tLe, le tic-tac d'une montre, le pas d'une mouche produit une trépidation correspoi>danlc du crayon et une variation de la pression qui s'exerce à chaque insia ni entre lui ei les suppoi'ls. La conduclibililé du système change avec celle pression, par snile l'intensilô du courant rourni par la pileP. l'aimanialion du barreau du téléphone, et enfin la position il'équibrc de la membrane métallique (')■

(' ) Parnii les applications du inicroplione, nous signalerons celle qui t été inaugurée par M. W. Mejcr, de l'observatoire de G end Te, et qui co>'

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