‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 189 sur 211 · MICROPHONE · texte numérisé non relu

MICROPHONE

M. Edison a utilisé le principe du microphone pour Iransmetlre la parole. A cet clTet, le téléphone et le microphone sont confondus en un appareil unique. La membrane de Ter L du téléphone ^^fig. 75) appuie par un cylindre de fer C sur un cylindre de charbon c, formé de noir de fumée comprimé et communiquant par ses extrémités avec les deux lits qui ferment le circuit. Quand la membrane L vibre sous l'inlluenc*!

Fig. 75.

do la parole, le cylindre de charbon est plus ou moins comprimé, sa résistance change et avec elle rinlensilé du couianl, comme cela avait lieu dans le microphone. Un téléphone de Bellf employé comme récepteur, reproduira donc la parole; mais il est préférable de placer ce dernier téléphone sur un circuit induit, formé d'une bobine de fils Hns environnant une bobine de fîts gros et courts : celle dernière est seule avec la pile dans le circuit du téléphone d'Edison. Les variations d'intensité du courant produites par ce dernier appareil déterminent les courants induits qui font parler le téléphone récepteur.

Nous signalerons encore un appareil analogue aux précédents : c'est le transmetteur deM. Ader, qui a fonctionné pour

liste à transmeure aux iibscrvaleurs les batlemenls d'uac pendule ai mique, par le mojen d'uo microphone installé dans la cage de la pendule et d'un circuit comprenant un nombre quelconque de téléphones. On peut ainsi comparer lesdireraes pendules d'un même établissement, observer dans ane salle autre que celle de la pendule, etc. ( Archives de Genève, t. V, p. »S, t. VI. p. 418, 1881, et Journal de Phj tique, a* srtie, t. I, p. ajo).

i;G' APPLICATIONS DE L'ELECTRICITE,

les audilions ihéàlrales uHi^ phoniques pcntlaiil l'ExposM (l'électricité. Il esl formé par des iTayonsdccliartton Kijig-i^> apitu.vant par leurs extrémités sur des traverses en sapin fiï*« 1 à utte pLinclielie qui reçoit les vibrations aériennes. Le crani d'une pile esi iransaiisàlrHversIescliarbonscofninetUD» 1

le uiîcroplioiie de M. Hughes, et Ton emploie comuie rèw(itcur un téléplione qiiek'uiKiue, par exemple le tél<^plioti« de M. Ader. Le son des voix, la musique, le ^clianl, sont reproduits avec uue exactitude véritablement merveilleuse.

ÉLEGTEOKOTOSa&PIS. — RI. Edison a découvert que, iiuatid ou trempe uue feuille de papier buvard dans une solution saturât' de potasse, (|u'(jii la pose sur une feuille niélullitiue eu communicuiiou avec le pâle posilifd'uue pile cl qu'on déplaceuir le papier une lame de platine, en exerçant sur cette lame ane pression régulière, la résistance au glissement est dimitiu^c iguand la lame de plutine connuuiiique au pAle négatif de la même pile, c'est-à-dire quand l'électrode mobile est polarisée par l'hydrogène et qu'un courant traverse l'électroIytedoDl le papier est imprégné. M. Koib (') a reounuu que la polari-

PHOTOPHONB. ijy'

sation par l'oxygène allère la surface frottante de manière à augmenter lefrollement. Enfin M. Krouchkoll (') a établi que si la polarisation par l'oxygène augmente le froiiement, la polarisation par l'hydrogène le diminue. Cette augmentation ou

cette diminution croissent avec la force électromotricc qui produit la polarisation.

L'électromotographe de M. Edison est fondé sur celte curieuse propriété. C'est un récepteur téléphonique disposé de la manière suivante: une lame mince de mica M (yî^. 77) porle à son centre une lame de platine i qu'un ressort R réglé par une vis appuie d'une manière régulière sur un cylindre C. Celui-ci est formé d'une pâte composée de chaux et d'hydrate de potasse, avec une faible proportion d'acétate de mercure; il tourne d'un mouvement régulier qu'on lui communique par une manivelle et un engrenage. A toute variation de l'intensité du courant reçu par le 01 de ligne correspond une variation synchrone du coefficienl de frottement, et par suite une va-

(■) Kbodohkoll, Complet rendutde l'Académie des Science», l. XCV, p. 177; 188a ; Annalet de Clùmiect de Physique, 6" série, t. XVd, p. iSi. i. et B., (V, 4'. Applications. (4' éd., i8gi.) 11

riation de la position d*équilibre du disque de mica. Les vibrations de ce disque reproduisent les sons.

PHOTOPHONIE.

PHOTOPHORE. — Quand on fait tomber un rayon de lumière sur un morceau de sélénium intercalé dans le circuit d'une pile, on constate que l'intensité du courant s'accroît, par suite d'une diminution dans la résistance du sélénium, pour revenir à son intensité primitive dès que l'éclairement a cessé. Ce fait, découvert par MM. May et Willoughby Smith et étudié en particulier par M. Sale (*), a été appliqué par M. Bell (') à la construction d'un photophone.'

Faisons tomber un faisceau lumineux intermittent sur un récepteur en sélénium, de forme appropriée, et appliquons l'oreille à un téléphone intercalé dans le circuit; celui-ci sera traversé par des courants dont l'intensité variera périodiquement, et par suite la membrane métallique du téléphone entrera en vibration. Le nombre de vibrations doubles produites en une seconde sera égal au nombre des intermittences du rayon lumineux.

M. Mercadier (^) constitue d'excellents récepteurs en sélénium, en enroulant l'un sur l'autre deux minces rubans rw', bb' de cuivre {Jig> 78), séparés par deux rubans de papier de même diamètre, et (jui sont chacun en communication avec l'un des pôles de la pile. Ce système, fortement comprimé par les vis d, cl' et limé sur la tranche, de manière à présenter une surface parfaitement plane, est recouvert d'une couche très mince de sélénium qui doit livrer passaj^e à l'électricité. Pour déposer le sélénium, il suflit de chautïer le récepteur en le faisant reposer par sa tranche opposée suruneplaquede cuivre chaufl'ée à 3oo** et d'appuyer un crayon de sélénium sur la surface à recouvrir. Le sélénium commence à fondre et, dés

(') Sale, Phi/osophical Magazine, 4' série, l. XLII, p. 216; 1874. M.^Villoughby Smith communiqua ses expériences à la Société royale le 12 février 1873.

(•') Bréquet, Sur le pliotopJione de Dell {Journal de Physique, i^^' rie, t. IX, p. 3(j(j ; 1880).

(») Mkrcadier, Comptes rendus des séances de V Académie des Sciences, t. XCII, p. 705 ; 1881.

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